MARCHE DU TRAVAIL
présentent, pour éviter toute confusion avec celle de Desormeaux, divisée t trois temps et qui a été admise par beaucoup d* auteurs. 1^ Période prodromique qui commence aux dernières modifications de rgane pour fuiîr aux premières contractions rèj^lières. ^ Période de dilatation ; elle comprend les phénomènes qui se produisent )({u'à ce qne le col soit dilaté complètement
5' Période d'expulsion limitée par rengagement et l'expulsion du fœtus. \' Période de délivrance.
Us détails dans lesquels nous sommes entrés à propos de chacun des amènes du travail, nous dispenseront d*en faire ici une étude nouvelle ; nous reste simplement à les grouper dans L'ordre de leur apparition. La inrance sera simplement indiquée, l'importance dusujet nécessite un cha* ;re spécial qui trouvera sa place plus loin.
1* Période |HrodroHii4«e. — Le début apparent du travail est en général eau moment où les premières contractions régulières se montrent. Cette mière de voir n'est pas complètement exacte; car il se fait dans la période lime de la grossesse des modifications qui sont intimement) liées au tra* il, et dont la plus constante est l'efTacement du col utérin. Il se confond Qàpeu avec le segment inférieur du corps; ce phénomène est constant, doit nécessairement précéder la dilatation et s'accompagner de conictions utérines, qui sont indolores ou vivement ressenties par la femme. *i& leur influence, L'orifice interne s'entr'ouvre un peu et permet de pénétrer squ'aux membranes, cependant chez certaines femmes il est complètemi clos jusqu'à l'apparition des contractions régulières et continues, ms quelques cas, ces contractions prennent un caractère de permanence li fait croire au début du travail, elles se succèdent régulièrement penlûl quelques heures, et peuvent* revenir périodiquement pendant plusieurs Qr$. Sous l'influence de ces contractions ToriAce utérin se durcit et se di* te un peu ; puis l'organe retombe dans l'immobilité et la grossesse connue son cours. En même temps l'utérus subit un mouvement d'abaissement, Mm fond se trouve moins rapproché de la région épigastrique. On a donné iOerentes explications de ce phénomène ; quelques auteurs ont vu là une (pèce d'affaissement du diamètre vertical de l'organe, d'autres l'ont attri- 06 à un engagement du segment inférieur de l'utérus dans le détroit supé- '^; et, en effet, il semble à cette époque beaucoup plus accessible par le ^cher. EnûnStoltz considère ce déplacement comme déterminé par la pro- Klion en avant du fond de l'utérus, et il serait plus sensible chez les priûipares que chez les pluripares.
Wi qu'il en soit, cette modification a pour résultat de dégager la région 'Pi^asbique et de rendre la respiration et la digestion ^plus faciles. Hais on ^<>AnaUre en même temps les envies fréquentes d'uriner, d'aller à la garde- ^w, et des pesanteurs dans le bassin.
i^endanl cette période, et surtout vers la fin, l'écoulement vaginal devient m^ abondant et il est surtout constitué par la sécrétion glaireuse provenant ^^ll^es grandes lèvres sont plus souples et l'orifice vulvaire plus facilement ^Uble. Les phénomènes qui constituent la période prodromique sont con-
501 ACGOUCHEHEIIT.
stants, mais comme souvent ils se produisent sans douleur, rien n'év«He r attention de la femme, et pour elle le travail débute subitement par la p^ riode de dilatation, le temps secrety comme l'appelait Millot*, est passé inaperçu. C'est une illusion que ne doit pas partager le praticien. La durée dt* cette période est extrêmement variable; le plus souvent elle commeno» vers le milieu du neuvième mois, elle peut n'être que de quelques jour?; on a même dit quelques heures, mais il est possible que, dans ces cas, on n'ait pas assisté à son début.
Je ne crois pas qu'il soit utile de noter Finfluence que cette période du travail exerce sur Tétai général de la femme. Ce qu'on a avancé à ce sujet est tellement contradictoire qu'on en doit conclure que les sensations sont absolument individuelles, et qu'il serait puéril de vouloir les généraliser. Seulement la marche est plus pénible, en raison du ramollissement dés symphyse:^ qui fait ses derniers progrès. La compression des vaisseaux pelviens augmentt* Tcedème, les varices et les hémorrhoïdes.
â"" Période de dUatation. — Au début de Cette période, les contractioDs faibles et irrégulières que nous avons notées tout à l'heure, prennent un caractère plus sérieux et sont plus vivement ressenties; elles se succèdent k des intervalles qui ont, en général, une durée de quinze minutes, lorsque le travail a une bonne marche. La main appliquée sur Tabdoroen sent Tufêrus se durcir et se rapprocher de la ligne médiane, son fond s'abaisse, tandis que le fœtus, au contraire, semble s'éloigner du segment inférieur de l'organe L'orifice interne du col commence à s'entr' ouvrir chez celles des primipare> où il était resté jusque-là exactement clos, et continue à s'élargir chez !»> pluripares qui présentaient déjà un certain degré de dilatation. Il est tendu pendant les contractions, et souple dans leur intervalle, alors ses bonis épaississent un peu. Les glaires ne tardent pas à devenir abondante> Progressivement les contractions se rapprochent, sont plus prolongée^, eî plus vivement ressenties, la dilatation permet aux membranes de faire un«^ légère saillie, qui augmente bientôt et elles forment une poche arrondie "i son sommet, qui se plisse ou disparait quand l'effort utérin se calme.
A ce moment la partie fœtale qui se présente se rapproche de l'orifice cemcal . Lorsque la douleur devieril vive, la femme semble se soustraire au nulien qui l'entoure, elle se replie en elle-même, reste sourde aux bruits extêrieuï>. s'arrête, suspend la phrase commencée, l'acte qu'elle était en train d accomplir, s'incline en avant et prend un point d'appui sur ce qui se trouai» à m portée. Ses plaintes continuelles au début deviennent bientôt plus e^Lp^es^ive-. son pouls acquiert de la fréquence, le visage s'anime, les lèvres se sèchent, il survient de la soif, et souvent des envies de vomir, surtout si restomôc contient encore des aliments. A mesure que les contractions se suc^rèiltnit plus fréquentes et plus énergiques, ces symptômes se dessinent plus netl*-ment, et il n'est pas rare de voir la réaction nerveuse produire quelqnt»troubles dans les idées. Enfin, après une série de contractions qui sont ]^tfois séparées par des intermittences assez longues, le col utérin est largem*vii dilaté, la poche des eaux se rompt pendant un effort, et le liquide amniotique s'écoule en quantité variable selon la nature de la prèsenlalioi'.