MARCHE DD TRAVAIL
'est surtout dans cette période que sç font sentir les douleurs de reins. 5^ Période d'eacpvUioD. — La partie fœtale qui se prësente'est au catironnemt, elle fait une saillie assez notable au-dessous de Torifice utérin, un miier effort lui fait franchir le col qui subit une légère déchirure sur un omt de sa circonférence. Cette lésion est extrêmement douloureuse, et mche ordinairement à la femme des plaintes vives. Immédiatement après a rupture des membranes, surtout s*il s'est écoulé beaucoup de liquide, ulérus prend un temps de repos qui dure environ un quart d'heure. 11 revient fDleoient sur hii-mème, pour retrouver le point d*appui que la brusque S5Qf du liquide lui a fait perdre, puis les contractions se réveillent avec une ouvelle énergie ; l'acuîté des doulçurs subit la même progression, mais lies sont mieux limitées à la durée de la contraction que dans la période récédente, où elles sont reliées entre elles par un certain sentiment de niaise. Cependant il ne faut pas croire que dans leur intervalle la femme misse d'un calme complet, car c'est principalement pendant ce temps de accouchement que se font sentir les crampes et les autres souffrances qui éptndenl des compressions nerveuses. Lorsque le travail a été long et w-faligant pour la femme, il n'est pas rare de la voir goûter quelques oraents de sommeil dans l'intervalle de ses douleurs. L'engagement et l'expulsion du fœtus se font au moyen du concours d'une rce nouvelle. Jusque-là, l'utérus avait suffi à la tâche, désormais les muscles e la vie de relation vont lui venir en aide, et l'engagement se fera, au moyen une succession d'efforts qui rapprocheront progressivement le fœtus du dé- •oil inférieur. Le retour de la contraction est annoncé par un frémissement, wfois par un frisson, qui souvent se montre déjà dans la période précédente, a femme fait une large inspiration, se cramponne à ce qu'elle peut saisir, Mid avec ses pieds un point d'appui sur le lit, renverse la tôte en arrière, l contracte tous ses muscles pour venir çn aide à l'effort utérin. La face s'infcle el présente les phénomènes d'une congestion intense, elle se couvre de ueur ainsi que la poitrine, tandis que les membres inférieurs restent froids. 1^ souffrance se traduit par des cris sourds qui expriment l'effort. Le pouls ■si plein et accéléré. Les contractions violentes alternent en général avec |aulres qui ont moins d'intensité ; pendant l'intermittence, le liquide aranioi'|ue continue à s'écouler. La région fœtale qui progresse se trouve enrap- ^•rtavec le vide de l'excavation; elle supporte une pression moindre que les ^artiesencore contenues dans l'utérus, et devient le siégo. d'une infiltration séro- ^*ngumolente qui constitue la bosse sanguine. Les matières fécales contenues mi le rectum de la mère sont expulsées involontairement par la pression du lœlua qui les chasse en s' engageant. Il existe des épreintes rectales et vési- ••-ales. Bientôt le périnée el la vulve distendus réagissent après que la con- 'raciion a cessé de se produire, et le fœtus subit un mouvement d'ascension, •'"lin peu à peu les obstacles sont vaincus, et les efforts pressés et énergiques '•^^pulsent. Nous verrons, en exposant ce qui est relatif à l'enfant dans l'ac- ''^Miemont, par quel mécanisme et de quelle manière se fait cette expulsion. "ï général la dernière phase du travail est extrêmement douloureuse et ^^rarhe à la femme des cris déchirants, mais il arrive souvent qu'elle le
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supporte sans pousser une plainle. Une certaine quantité de sang, provemi du décollement partiel du placenta, et le reste du liquide amniotique soi chassés en même temps que le nouvel être.
L'ébranlement nerveux que détermine une telle succession de souffrance se traduit chez l'accouchée par une excitation cérébrale fort variable (k son intensité, et qui atteint parfois les proportions d'un état patholo^ sérieux. (Voir Manie puerpérale,) Le caractère subit les modifications les pli imprévues. Des femmes fort douces et bien élevées peuvent devenir irritable brusques, ingouvernables et tomber dans les écarts de langage étranges, h ai vu de fort chastes perdre le sentiment de la pudeur, s'agiter, repousser k couvertures, se découvrir complètement sans souci des regards étrangers^ eussent été un supplice pour elles dans l'état normal. Ce qui domine surtosi c'est la crainte et l'abattement : Je suis épuisée, — je n'aurai jamais la fm d'accoucher, — je vais mourir, sont des phrases traditionnelles qu'on eolai dans chaque partuntion, surtout lorsque la femme est primipare. 11 fdfl plutôt voir là un besoin de consolation et de paroles rassurantes, que la pression d'un sentiment de désespoir.
Aussitôt que l'accouchement est terminé, les modifications psychologique s'effacent, et les joies de la maternité font oublier à' la patiente les dooJeur qu'elle vient de souffrir.