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TABLEAU DES SIGNES DE LA GROSSESSE

choses. Enfin, elles sont plus disposées à s'en rapporter à leurs impressions, qu'à l'expérience d'un praticien qui n'est pas de leur avis. En pareil cas, il faut tenir compte uniquement des phénomènes qu'on peut constater, et s'en rapporter au temps pour démontrer la justesse du diagnostic qu'on a formulé.

Parfois la croyance à la grossesse est uniquement le résultat d'une aberration maniaque. On a vu de jeunes filles parfaitement vierges, ou des femmes qui ne présentaient aucun des signes qui peuvent faire illusion, croire peur dant des années qu'elles étaient enceintes. Ces cas ne sont pas du domaine des accoucheurs, ils appartiennent aux aliénisles.

L'étude plus approfondie et plus complète des signes de la grossesse, et les découvertes qui ont été faites depuis un demi-siècle , telles que l'auscultation, les modifications du col utérin, etc., ont donné au diagnostic une précision beaucoup plus grande qu'aux époques antérieures. Si on examine les observations des auteurs qui ont écrit avant ces découvertes, on les trouve souvent obscures; elles présentent des lacunes importantes, et celles de Schmitt elles-mêmes, qu'on a tant vantées, sont empreintes d'un cachet d'hésitation qui leur fait perdre une grande partie de leur valeur au point de vue de l'enseignement qu'on en peut tirer. Trop souvent, si la grossesse ou son absence y sont reconnues, on classe les motifs de l'erreur possible parmi les causes indéterminées, ou on donne des explications inacceptables de nos jours.

Il est vrai que le progrès du diagnostic des autres maladies facilite singulièrement pour nous la détermination des causes qui simulent la gestation. Et cependant, malgré ces éléments nouveaux, qui nous rendent si supérieurs aux anciens sous le rapport de l'investigation, la grossesse se présente encore trop souvent entourée de circonstances tellement obscures, que les praticiens les plus expérimentés sont dans TimpuissSnce de se prononcer d'une manière formelle. Les causes d'erreurs que nous venons d'examiner, sont pour la plupart, assez faciles à reconnaître lorsqu'elles se montrent à l'état d'isolement, mais parfois elles se groupent entre elles, et cette union complique d'une manière inextricable les difficultés.

Les théories les plus méthodiques, les explications les plus clairement exposées sont impuissantes à servir de guide à travers ce labyrinthe, si on n'y joint l'instruction pratique , l'expérience clinique acquise aux lits des malades sous la direction des maîtres.

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