DILATATION DE LA VULVE
La distension du périnée tire en bas la commissure postérieure de la vulve et agrandit son diamètre vertical, ces deux phénomènes sont donc intimement liés. Le fœtus glisse sur la gouttière péiiuèale, la présentation se relève et se rapproche de la symphyse pubienne et en pressant sur Panneau vulvairc l'oblige à se dilater dans le sens transversal. Cet obstacle n'est pas très-énergique, mais comme il se combine avec la résistance du périnée, ce n'est (pie par une succession d'efforts que le fietus en triomphe. A chaque contraction l'orifice s'entrouvre progressivement, et la région du feetus, qui le presse, devient 'de plus en plus apparente ; puis, lorsque la contraction cesse, l'élasticité des parties lui imprime un mouvement rétrograde jusqu'à ce qu'un dernier effort vienne vaincre les dernières résistances. Dans la présentation du sommet eu occipito-antérieur, qui est la plus fréquente, la force qui dilate la vulve n'est pas directe, elle est transmise au moyen de la tige brisée qui représente 1 articulation de la tète du fœtus sur sa colonne vertébrale. La mobilité de ce
bras de levier qui glisse et frotle rudement sur le plancher périnéal, absorbe une partie de la force déployée. Celle disposition est extrêmement favorable; si la puissanc e était transmise directement, la résistance de l'orifice vulvaire, (pli est assez, faible, serait brusquement \aincue, et nue déchirure en serait presque inévitablement le résultat. La vulve ne conserve son intégrité en général, que lorsqu'une dilatation lente et progressive permet aux parties de céder graduellement, et c'est à cela que doivent tendre tous les soins de l'accoucheur.
Dans les occipilo-postérieurs, la flexion de la tète du fœtus ne lui permet pas de prendre une direction aussi favorable; l'effort est plus direct; et en outre il est transmis non plus dans la direction de la vulve, mais plus en arriére ; aussi les déchirures sont-elles plus fréquentes dans cette position.
Dans les présentai ions du siège, le fœtus subit sur son plan latéral une inflexion marquée mais insuffisante pour présenter un levier brisé. Dans ce cas nue partie de la force est décomposée par l'affaissement des parties molles de la région pelvienne, ce qui permet d'obtenir un résultat plus heureux que dans le cas précédent. Pendant la dilatation, les petites lèvres conservent une partie de leur relief, mais les grandes lèvres sont effacées et la peau des régions contiguës tiraillée concourt à cette ampliation.