‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 148 sur 183 · RÉSIDÉ · texte numérisé non relu

RÉSIDÉ

do tenir compte, après la délivrance, du relief de l'insertion placentaire, et de ne pas le confondre avec un débris du placenta adhérent à l'utérus. = Après l'accouchement la face interne de l'utérus est couverte d'une couche de sang coagulé. — Au-dessous de cette couche se trouve un tissu mou qui s'écrase par la pression ou le raclage, c'est la nouvelle muqueuse en voie d'évolution. — On ne la rencontre pas sur la muqueuse du col qui n'a subi aucune exfoliation. — La nouvelle muqueuse qui a commencé à se former vers le quatrième mois de la gestation entre la caduque et la paroi musculaire, est encore amorphe aptès la délivrance. — Vers le neuvième jour la circulation y est déjà active, e les cellules épithélialcs commencent à apparaître à sa surface, au vingt-cinquième elles forment une rangée superficielle et continue — Les cils vihraliles n'apparaissent qu'après le quarantième. — Les glandes de la muqueuse deviennent perceptibles au dix-huitième jour. = La circulation de la muqueuse s'accroît progressivement, sa consistance suit une marche assez lente et ce n'est que vers le soixantième jour qu'elle est complète. = Lochies. — On a donné ce nom aux produits excrétés par la vulve pendant les suites de couches. Le sang qui s'écoule pendant les premières heures contient une assez forte proportion do leucocytes, — La présence de ces leucocytes est insuflisante pour croire à la présence du pus. — Au bout de 24 heures les globules rouges n'entrent plus que pour un tiers dans les lochies ; le reste est constitué par les leucocytes, de l'épithélium, des granulations moléculaires et des globules graisseuses, le tout suspendu dans un fluide séro-muqueux. — Après 2 jours, les hématies diminuent encore, les leucocytes augmentent et les lochies sont, roussàtres. — Sauf des recrudescences hémorrhagiques, ces éléments persistent jusqu'à la fin et les lochies prennent une teinte jaune, puis deviennent incolores. — Le mucus du col est visqueux et un peu rougeâtre ou gris. — Cette composition des lochies montre combien les dénominations qui leur ont été données sont inexactes. — L'abondance de l'écoulement variable selon les sujets est en général progressivement décroissante. — Il diminue passagèrement pendant la lièvre de lait. =r Leur durée varie entre vingt et trente-cinq jours. — L'écoulement sanguin peut reparaître sous l'influence d'une imprudence à une époque variable des suites de couche. — Les lochies peuvent se suspendre temporairement sous l'influence d'une émotion, ou sans causes appréciables. — Ce phénomène n'a pas de gravité lorsque l'état général est bon. — L'odeur des lochies est spéciale, caractéristique et très-tenace. — Elles deviennent plus fétides encore lorsqu'il existe un corps étranger en décomposition dans l'utérus. = En même temps que l'utérus reprend son volume, les ovaires et les ligaments, larges et ronds, reviennent progressivement à leur situation antérieure. — Il en est de même des autres organes de la génération qui ont subi une distension plus ou moins grande pendant la grossesse ou l'accouchement. = Fièvre de lait. — L'établissement de la lactation s'accompagne ordinairement d'une excitation générale à laquelle on a donné le nom de fièvre de lait. — Le colostrum, sécrété pendant la grossesse, se translorme en lait parfait après la fièvre. — Les phénomènes qui la caractérisent débutent 48 heures après l'accouchement, et durent de 24 à 50 heures. — Si elle persiste davantage il faut rechercher s'il n'existe pas une cause morbide. — Son intensité est variable selon les sujets. — Plus forte diez les pluripares, et les femmes qui n'allaitent pas. — Moindre chez les primipares et chez celles qui allaitent. — Aux phénomènes généraux qu'on observe dans la fièvre ordinaire, se joignent le gonflement des seins et du tissu cellulaire de la région pectorale, une diminut ion des lochies et une sécrétion plus abondante de lait. — Cette sécrétion diminue et disparait au bout de huit ou quinze jours chez les femmes qui ne nourrissent pas.

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DES SOINS A LA MÈRE

ET DE SON RÉGIME PENDANT LA GROSSESSE, l'aCCOOCHEMEKT ET LES SCITES DE COUCHES

Nous ne traiterons ici que de l'état physiologique. Les maladies de la grossesse et de l'état puerpéral seront spécialement étudiées dans la partie de l'ouvrage consacrée à la pathologie.

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