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TROMPES UTÉRINES

Les trompes utérines ou oviductes sont deux tubes membraneux, situés l'un à droite et l'autre à gauche de l'utérus, dans l'aileron moyen des ligaments larges, dont ils occupent le bord supérieur (fig. 26, 27 et 29) . Us sont fixés aux angles supérieurs de l'utérus, en arrière du ligament rond, en avant du ligament de l'ovaire. Les oviductes forment des tubes flexueux, dirigés d'abôrd transversalement, puis en arrière, de sorte que leur extrémité libre se trouve située près des ovaires, auxquels ils sont unis par un prolongement membraneux. La longueur des oviductes est en moyenne de 12 centimètres. Leur diamètre est variable sur les différents points de leur trajet en quittant l'utérus ; il est de \ millimètres, à leur partie moyenne de 5 à 6, et de 7 à 8 à leur extrémité libre. Comme on le voit, leur calibre augmente progressivement à partir de l'utérus jusqu'à leur extrémité ovarienne, où ils s'élargissent tout à coup pour former le pavillon. La cavité de la trompe s'ouvre dans l'angle supérieur de la matrice. Sur ce point son diamètre est d'un millimètre et demi ; il est de 5 à 6 millimètres à l'extrémité qui se termine sur le pavillon ; celte dermère portion de la trompe présente un diamètre d'environ 20 millimètres. Le pavillon, qui forme un brusque évasement est recouvert à sa face externe par le péritoine. Sa face interne regarde l'ovaire au-dessus duquel il semble suspendu. La circonférence du pavillon n'est pas terminée par une ligne nette ; elle est profondément découpée par des languettes ou franges, dont les bords sont également dentelés. Ces franges ont des formes diverses; les unes sont lancéolées, les autres rubanées, d'autres enfin arrondies à leur extrémité libre. Leur longueur et leur largeur présentent également des différences assez notables; l'une d'elles, creusée en gouttière, unit l'ovaire à la trompe. La face externe des franges est revêtue par le péritoine. Au centre du pavillon on aperçoit l'orifice du canal tubaire qui subit sur ce point un léger rétrériS- JOt; LIS ACC. r'

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sèment. De cel orifice rayonnent des plis divergents extrêmement nombreux, qui présentent une profondeur et un développement très-variables, ils s'étendent jusque sur les franges. Ordinairement il n'existe qu'un seul pavillon sur chaque trompe; cependant il n'est pas Irès-rarc qu'on observe, dans le voisinage du pavillon, un pavillon surnuméraire. Richard, qui le premier, a noté cette anomalie, en a môme vu trois. Dans ces cas ils ressemblent exactement à l'organe principal ; seulement ils sont moins développés et n'ont aucune adhérence avec l'ovaire.

La structure des trompes se compose de trois tuniques : une externe, séreuse, une moyenne, musculaire, et la troisième, muqueuse. La tunique séreuse entoure les trois quarts de la circonférence des trompes. Parvenue sur la face externe du pavillon, elle s'y termine brusquement par un bord légèrement sinueux, parfois môme renversé au dehors, et distant de 2 à 3 milllini. du bord des franges. Ce bord est la limite de la tunique séreuse, il entoure la base du pavillon, en se prolongeant sur la face externe des franges qui unissent la trompe à l'ovaire.

La tunique musculaire est constituée par deux plans de fibres : l'un longitudinal, plus externe, qui est la continuation des fibres utérines; il entoure complètement la trompe et ses éléments proviennent des parties supérieures et latérales de l'utérus; — l'autre, circulaire, est propre à la trompe; il commence à être apparent sur sa portion adhérente à l'utérus, mais il ne se continue pas dans l'épaisseur de la paroi utérine et se poursuit dans toute la longueur du canal pour se terminer à la manière d'un sphincter sur l'orifice abdominal.

La tuniquï muqueuse se confond avec celle de l'utérus et se termine sur les franges du pavillon au point où nous avons vu s'arrêter la séreuse ; munie d'un épilhèlium vibralile, elle est très-adhérente à la tunique musculaire. Sur tout son trajet, elle forme des plis épais dirigés longitudinalemcnt et dont les saillies remplissent la cavité de l'organe. Les bords libres de ces plis, en s'adossant, forment une série d'espaces capillaires qui suivent les ovules en .se dirigeant vers l'utérus.

Les vaisseaux de la trompe sont assez volumineux. Les artères proviennent de rutéro-ovarienne. Ses veines vont se terminer dans le tronc du môme nom. Ses lymphatiques aboutissent aux ganglions lombaires en se joignant û ceux de l'utérus et de l'ovaire. Elle reçoit ses nerfs du plexus rénal.

Les usages de la trompe sont de conduire le sperme sur l'ovaire et l'ovule dans l'utérus. En traitant de la migration de l'œuf, nous exposerons par quel mécanisme ce phénomène s'accomplit.

Les ovaires sont les organes producteurs de l'u'uf. Ils jouent dans 1 organisme féminin le rôle des testicules du mâle. Au nombre de deux et situédans le repli postérieur des ligaments larges, ils se fixent à l'angle supérieur de l'utérus, en arrière des trompes, par une de leurs extrémités, au moyen

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d'un cordon arrondi appelé ligament de L'ovaire ; l'autre extrémité est libre et dirigée vers lé côté du bassin jfig. 26 et 29). L'organe, un peu élevé dans l'excavation, a une direction transversale que lui imprime son enveloppe périto» néale. Le volume des ovaires est variable chez les différents sujets et chez la même femme, selon qu'elle est dans la période menstruelle ou dans l'époque intermédiaire aux règles ; qu'elle est ou non dans l'état de gestation; qu'elle n'a pas atteint ou qu'elle a dépassé l'âge de la puberté. On peut même trouver une différence entre l'organe situé d'un côté et celui du côté opposé. Cependant, dans l'état ordinaire, sa longueur est en moyenne de quatre centimètres, sa hauteur de deux et son épaisseur de un et demi. Son poids est de six ou huit grammes.

L'ovaire a la forme d'un ovoïde un peu aplati d'avant en arrière. On lui reconnaît deux faces, l'une antérieure et l'autre postérieure, dirigée un peu en bas, deux bords, l'un supérieur et l'autre inférieur, et deux extrémités, l'une interne et l'autre externe.

Les faces sont blanches ou rosées et lisses jusqu'à la puberté. A cette époque, elles commencent à devenir inégales et fendillées par des cicatrices qui sont dues à la sécrétion des ovules, et dont le nombre augmente avec celui des menstruations. Ces cicatrices présentent des colorations très-différentes qui varient du rouge vif au brun très-foncé. Elles sont linéaires, étoilées, triangulaires, parfois leur bord écarté circonscrit une ouverture pénétrant dans une locule qui contenait un œuf. Au chapitre de la ménopause, nous indiquerons les changements que subissent les ovaires pendant cette période.

Le bord supérieur, dirigé un peu en arrière, a une direction transversale, il est convexe; l'inférieur est droit et donne attache au péritoine. C'est sur le bord de ce côté que pénètrent les vaisseaux (fïg. 29).

l'extrémité externe, un peu plus arrondie que l'interne, reçoit l'insertion de la frange creusée d'une gouttière qui unit cet organe à la trompe. L'eitrémité interne est unie à l'utérus par le ligament de l'ovaire, cordon cylindroide de trois centimètres de longueur, qui part du bord inférieur de la glande pour se rendre ù l'utérus. Il est constitué exclusivement par des fibres musculaires transversales qui proviennent de la face postérieure de la matrice. Quelquesunes de ces fibres se continuent avec le petit faisceau musculaire que contient la frange tubaire qui forme le ligament de la trompe.

structure de l'ovaire. — Jusqu'à ces derniers temps, on considérait l'ovaire comme recouvert par la tunique péritonéale qui lui fournissait une enveloppe très-adhérente. On admettait de plus que cet organe était constitué : 1° par une tunique fibreuse analogue aux capsules d'enveloppe des glandes et qui pénétrait dans le parenchyme de l'organe pour y former des espèces de cloisons ; 2° par un tissu propre ou sWoma, formé de fibres celluleuses, dont la fonction était de sécréter les follicules de Graaf.

Ces faits étaient acceptés d'une manière absolument unanime, sans qu'aucune objection s'élevât pour en contester l'exactitude, lorsque en Allemagne Otto Schrône (1863) publia sur celte question un mémoire fort important, accompagné de planches, el qui renversait l'ancienne doctrine. Grohe et llenle suivirent la môme voie. Sappey, de son côté, fil peu après des re-

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