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cherches dont les résultats furent identiques, bien qu'il parût ignorer le Mémoire de Schrône; cette coïncidence est une confirmation des découvertes des savants allemands. La nouvelle doctrine repose sur les bases suivantes :
t° La tunique séreuse n'existe qu'à l'état de vestige, et est représentée sur la surface de l'organe par une simple couche d'épithélium pavimenteux ;
2° L'enveloppe fibreuse, qui enverrait des expansions destinées à cloisonner le stroma, n'eiiste pas. On n'en retrouve aucune trace dans les différentes périodes de la vie de la femme, ni môme chez aucun mammifère ;
3* La substance spongieuse de l'ovaire ne contient en propre ni ovule, ni follicule de Graaf, et n'est nullement destinée à les produire.
Comme on le voit, la réforme introduite dans l'étude de cette question est radicale. On admet autour de la glande une couche spéciale que les auteurs considéraient comme fibreuse, mais on lui accorde une nature et un rôle jusqu'alors inconnus ; elle constitue la partie fondamentale de la glande et a pour fonction de sécréter les follicules de Graaf. C'est la portion glandulaire ou ovigène. Les parties centrales répondent à ce qu'on appelait le stroma, et prend le nom de portion bulbeuse ; elle est constituée par des fibres musculaires, des vaisseaux, du tissu cellulaire et des nerfs.
Nous allons étudier séparément ces deux éléments.
Portion périphérique ovigène. — Elle se développe la première; elle est homogène, plus blanche et plus consistante que la partie centrale. Son épaisseur uniforme est d'un millimètre ; elle s'applique sur toute la portion bulbeuse, dont elle suit les contours et les inégalités. Au niveau des cicatrices, elle s'amincit ou disparait même d'une manière complète. En dehors, elle est recouverte par la couche épithèliale qui représente le péritoine ; en dedans elle adhère intimement à la portion bulbeuse.
La couche ovigène est constituée par des fibres musculaires lisses, du tissu conjonctif, des vaisseaux et des nerfs, enfin par les vésicules de Graaf contenant les ovules.
Les fibres musculaires forment la charpente de cette membrane; elles sont entre-croisées, sans direction déterminée. Leurs éléments condensés ont l'aspect d'un tissu fibreux, et se continuent avec ceux de la portion centrale. Le tissu conjonctif est interposé aux fibres musculaires, et n'est pas trèsabondant. Les vaisseaux et les nerfs proviennent des bulbes et affectent la même disposition que dans cette dernière région.
Les vésicules de Graaf ou ovisacs se groupent en quantité prodigieuse sur cette portion de la glande. Sappey les a trouvés, en moyenne, au nombre de i ,660 par millimètre carré, chez un enfant de trois ans. Ce qui donnait 400,000 vésicules pour un seul ovaire. Ce nombre est dépassé, par millimètre carré, lorsqu'on les recherche chez les fœtus de huit mois; il est moindre au contraire chez une jeune femme pubère depuis plusieurs années. Henle qui a fait le même calcul estime leur nombre à 72,000 pour les deux ovaires. La différence qui existe entre le fœtus et l'adulte n'indique pas une diminution dans le nombre total ; elle est due à ce que l'ovaire, dans ce deniier cas, est plus développé, et que les ovules sont distribués sur un plus large espace; car les follicules de Graaf, dès le moment où on
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constate leur existence, cessent de se multiplier. Dans la période moyenne de la vie, le nombre des ovisacs diminue sous l'influence des cicatrices dues aux
Fia. 30- — CoWi LosciTvomt* dk l'otaihe d'cse ciuttk, «l'aprés Otto SciwcVsk. — I. Follicules rudimenlaires répandus en nombre immense dan- la couche corticale ; ils sont dépourvus de vaisseaux. — t. Follicules plus avancés. Les éléments granuleux apparaissent et les vaisseaux commencent à les entourer. — 3. Les éléments granuleux ne remplissent plus les follicules, et commencent à former une membrane sur sa paroi. — 4. 5,6,7,8. Périodes plus avancées du développement du follicule. Plusieurs ont atteint la maturité, mais il ne faut pas perdre de vue que la chatte porte è la fois plusieurs petits et qu'en conséquence la maturité doit élre simultanée pour plusieurs follicules. — 9. Follicule entier à travers lequel on entrevoit les éléments de l'œuf. — 10. Gros vaisseaux de l'ovaire dont les ramifications sont apparentes au milieu des parenchymes. — 11, 11. Bouquets vasculaires entourant et limitant la masse d'un corps jaune.
phénomènes de l'ovulation. Cette diminution succède également aux inflammations qui peuvent atteindre la glande. Après la ménopause, la couche ovigène persiste, mais elle ne contient plus aucune trace des follicules de Graaf.
Portioa bulbeuse «e l'ovaire. — Elle forme le corps de la glande. Sa consistance est moindre que dans la couche ovigène. Sa coloration, rougeâtre, est sur certains points plus foncée, ou présente des teintes grises, blanches ou roses. La maturation de l'ovale détermine une congestion qui a une influence|marquée sur la coloration générale de l'organe.
Les éléments qui constituent cette portion de l'ovaire sont les mômes que nous avons signalés dans la couche ovigène, â l'exception des follicules de Graaf qui n'y existent qu'à l'état de débris sous les noms de corps jaunes.
Les fibres musculaires qui forment environ la moitié du bulbe ont une direction mieux déterminée que dans la couche ovigène. Elles sont des prolongements des fibres du ligament de l'ovaire, qui se dirigent de dedans en dehors ; de celles de la trompe, qui marche de dehors en dedans ; du ligament rond postérieur, qui pénètre de bas en haut. De plus la portion bulbeuse a des fibres propres qui s'entremêlent en tous sens avec les précédentes et que pour celte raison il est très-difficile d'isoler (fig. 51).
Les fibres de tissu conjectif interposées aux éléments musculaires ne sont ni abondantes ni importantes à noter.
Les artères sont nombreuses et proviennent de l'utéro-ovarienne. Elles
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Fijj. TA. — Direction t»r.s fwrfs KSKUUnUU QD1 VttXf
a i/otairk. — Ht Ligament de l'ovaire. — 14. Ligament rond, supérieur o«i lombaire. — 13. Faisceaux provenant du ligament de l'ovaire, s'enlreii oisaiil avec les suivant». — 14. Faisceaux provenant de l'ovaire. — i'u Ligament tul»o-ovarien. — 16. Faisceaux émané* du ligament rond supérieur.
pénètren dans la glande par son bord adhèrent, et affectent une tôrme spiroïde très-accusée avant et après leur entrée. Leurs subdivisions devienneut
de plus en plus fines à mesure qu'elles se rapprochent de sa périphérie (fig. 29).
Les veines plus nombreuses, et surtout plus volumineuses, entrent pour une grande part dans la constitution de la glande. Elles deviennent noueuses, comme variqueuses, forment un plexus à mailles irrégulières et se jettent par une douzaine de troncs dans la veine utéroovarienne. Nous reviendrons sur la disposition de ces vaisseaux en traitant des phénomènes èrectiles de la menstruation.
Il est assez facile, avant la puberté, de constater l'absence des vésicules ovariennes dans la portion bulbeuse; à cette époque elles sont à l'état embryonnaire, et aucune n'a dépassé la couche ovigène. Cependant Sappey signale une cause d'erreur possible; en incisant la bulbe, on peut diviser transversalement une artère, et la lumière du vaisseau peut prendre l'aspect d'une vésicule rudimentaire. Après la puberté, la situation réelle desovisacs est plus difficile à déterminer en se rapprochant de la maturité ; ils font saillie en même temps sur la couche ovigène et dans la portion bulbeuse. Cette pénétration a été une des raisons qui ont si longtemps masqué l'état véritable des choses. De plus, lorsque l'expulsion de l'ovule a ramené l'ovisac à l'état de corps jaune, le travail de résorption qui fait disparaître ce dernier se passe dans l'épaisseur du bulbe. Alors les débris de la vésicule ovarienne, formant parfois un petitsac.ont été pris pour une vésicule à l'état de progression et marchant vers la périphérie de la glande, lorsqu'ils n'étaient que les débris d'un ovisae en voie de destruction, et qui venait au contraire de la périphérie déposer ses vestiges vers le centre de l'organe.
Véwlcnle» de Urnnt. — Oviwae*. — Quelques anciens anatomistes avaient observé les vésicules ovariennes qu'ils prenaient pour des kystes. Van Horn émit le premier, en 1608, l'idée que ce pouvait être de véritables œufs. Reynier de Graaf, après avoir examiné les ovaires d'un grand nombre d'animaux, fut séduit par l'analogie qu'il trouva entre les vésicules ovariques et les œufs contenus dans l'ovaire des oiseaux, et il formula en 1672 la théorie de la genèse de l'homme par l'œuf. Cette découverte avait une importance immense, car elle était destinée a renverser les vieilles doctrines qui ne reposaient que sur des hypothèses. Cependant elle était incomplète, car la vésicule qui porte son nom n'est que l'enveloppe d'un élément beaucoup plus petit : l'ovule ; et on objectait avec raison a de Graaf qu'on n'avait jamais rencontré dans la trompe l'œuf si volumineux qu'il