‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 33 sur 183 · A CF · texte numérisé non relu

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Les chiffres les plus élevas correspondent à la quinzième et à la seizième ! années, 872 et 874, qui sont à peu près égales.

En examinant les statistiques partielles on voit que dans celle de Rawn (Copenhague) et de Dubois (Russie sepsentrionale), le chiffre le plus élevé correspond à la quinzième et a la seizième année, tandis que dans celles «le

« Les tableaux : de Rawn et Frugel, sont empruntés à Tilt ; de Fave. à Ca/caux : de Lundis. - Roherton; de Dul.nis, à son Traité d'accouchement*. Luiwhu,,.

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Fruget (Christiania) ctFaye (Norvège), qui se rapprochent un peu plus du pôle, le chiffre correspond seulement à la seizième année. On ne saurait donc ici méconnaître l'influence du climat comme unique cause, car la différence de race ne peut être invoquée. J'ai pris le tableau de Lundberg, sur les Esquimaux, seulement pour mémoire et sans lui donner de signification notable ; le petit nombre de faits qui le compose lui enlève toute valeur.

Phénomène* de In première menstruation. — .Souvent chez les jeune* tilles vigoureuses la première menstruation se manifeste en quelque sorte sans prodromes; l'hémorrhagie utérine est le seul phénomène qui révèle la nouvelle fonction. Mais le plus ordinairement ce n'est qu'après une espèce de lutte avec l'organisme mal préparé que la puberté s'établit. On voit alors se développer les symptômes du nervosisme et de la chlorose, dont l'intensité varie naturellement, selon que les sujets semblent plus ou moins réraetaires aux phénomènes qui doivent s'accomplir.

Les symptômes morbides sont de deux ordres différents. Les uns, généraux, consistent en des bizarreries de caractère, une irritabilité plus grande, du rire et des larmes sans motifs, des lassitudes, de l'inappétence, parfois de la fièvre et des troubles hystériformes, des lésions de la digestion et de la sécrétion urinaire. Les autres, locaux, consistent dans un gonflement des mamelles, qui deviennent douloureuses; il survient de la pesanteur dans le bassin, des douleurs dans la région sacro-lombaire et abdominale, parfois extrêmement aiguës, du prurit à la vulve ; un gonflement des parties génitales externes et un écoulement muqueux, qui prend une odeur plus pénétrante qu'en dehors de cette période.

Cet état peut persister pendant quelques jours, puis tout rentre dan* l'ordre sans que les règles aient paru ; l'ovulation a avorté. Parfois le mucus est teint d'une petite quantité de sang. L'écoulement de ce dernier liquide peut atteindre dès le début les proportions normales et être suivi de nouveau de la réapparition de la sécrétion vaginale.

Ces malaises se produisent parfois plusieurs mois de suite aux époques menstruelles, et ne disparaissent que lorsque la fonction est bien établie. Ou constate encore souvent l'écoulement du sang à la première époque, puis l'hémorrhagie se suspend pendant un ou plusieurs mois, pour revenir ensuite a des périodes régulières.

Tyler Smith a noté que pendant les règles, et dans les premier* jours qui les suivent, la cavité du col est un peu plus dilatée, et l'orifice, interne plus perméable qu'en dehors de cette époque.

Les troubles que nous venons de signaler ne sont pas toujours limités à l'établissement de la puberté ; il est des femmes qui les éprouvent pendant une partie de la durée de la vie sexuelle à des degrés plus ou inoins notable*, lorsque survient l'époque des règles. Parfois les rapprochements sexuels régularisent ces périodes et suppriment l'état morbide. Chez les lemmes les mieux réglées on constate toujours à cette époque une excitation nerveu*.' très-notable ; elles ont l'humeur moins égale et montrent en général une disposition à la tristesse. Elles subissent une espèce de secousse qui retentit sur J 'organisme entier, et l'on voit se dessiner une faible esquisse du lableau plu*

complot que nous avons exposé tout à l'heure. 11 en est qui présentent, comme prodrome de l'époque menstruelle , un symptôme particulier et limité à une même région : une douleur nerveuse, une éruption cutanée; j'ai plusieurs fois noté sur les grandes lèvres un acné qui précédait constamment les règles de quelques jours.

— Lorsque la puberté est définitivement établie, et

en l'absence de tout étal morbide, les règles reviennent à des périodes régulières, et ne cessent qu a la ménopause ou pendant la grossesse et l'allaitement.

Mais au début de la puberté, la seconde menstruation peut être séparée de la première par un intervalle de plus de trente jours. Sur 87 femmes réglées pour la première fois, Raciborski a noté que chez 58 la seconde apparitiou avait lieu au bout d'un mois.

Chez - «prèi 0 semaines.

— 4 — 2 mois.

- 3 — t ans.

Les auteurs ne sont pas complètement d'accord sur l'époque habituelle du retour périodique des règles. Brierre de Boismont, qui soutient l'opinion la plus généralement admise, dit que celte période est de 28 jours, ce qui produirait treize menstruations par année. Schweig donne comme moyenne générale de 500 menstruations observées chez 60 femmes, 27 jours et demi. Dubois * la croit de T>0 jours.

Il existe sur ce point de nombreuses exceptions, et si un certain nombre de femmes voient leurs règles exactement le même quantième de chaque mois, il en est un plus grand nombre chez lesquelles il existe une avance de deux à huit jours sur chaque époque, de sorte que ces dernières sont réglées toutes les trois semaines. On observe même des cas où la menstruation a lieu tous les quinze jours. Ce fait se produit en général, passagèrement, chez les jeunes filles nouvellement pubères et chez les femmes un peu maladives ou proches de la ménopause. Parfois l'écoulement de cette menstruation surnuméraire ne présente avec l'autre aucune différence d'aspect ou de quantité, plus souvent il est à peine sanguinolent, ou même simplement muqueux. Bien qu»» les troubles généraux qui se produisent diffèrent peu de l'éruption du mois, il n'est pas certain que dans tous les cas il s'agisse d'une ovulation complète.

Chez les mêmes femmes il est ordinaire de voir les règles avancer ou retarder, plus ou moins, d'une époque a l'autre.

Lorsque la puberté est complètement établie, on observe rarement que l'époque de réapparition dépasse la limite de trente jours ; à moins qu'il n'existe un trouble permanent de la fonction.

Clos, cité par J. Béclard, a dernièrement publié l'observation d'une

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femme qui a noté les époques de ses règles pendant 27 ans, soit 203 menstruations. Sur ce total général, il y eut :

• '2 intrr\ ailes tic 24 jours.

15 — de . 2.*. —

29 — de 20 —

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