‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 38 sur 183 · PUBERTÉ. MENSTRUATION, MÉNOPAUSE · texte numérisé non relu

PUBERTÉ. MENSTRUATION, MÉNOPAUSE

A l'approche de la puberté les organes qui doivent jouer un rôle dans la génération subissent des modificat ions importantes; le bassin prend plus d'ampleur; les trompes deviennent moins flexueuses, et l'utérus est le siège de changements notables, ta conformation générale du corps participe a ces modifications. La nubilité est le complément de la pulterté ; ces deux états sont distincts, et leur apparition peut être séparée par un intervalle de plusieurs années. — J'estime la femme nubile, lorsque sa taille a cessé de croître. = La menstruation est une hémorrhagie utérine physiologique < coïncidant périodiquement avec la rupture d'une vésicule de Graaf.— Les phénomén«s de la menstruation se produisent simultanément dans l'ovaire, l'appareil éreclile et l'utérus. = Dans l'ovaire, les vésicules de Graaf augmentent de volume, se remplissent de liquide, subissent une surexcitation qui en modifie l'aspect; une hémorrhagie se tait dans leur cavité; les envelopj>es devenues opaques se rompent et l'œuf est expulsé. — Ces phénomènes qui s'accomplissent en dehors de toute excitation sexuelle constituent la ponte spontanée. =. L'ovaire et l'utérus sont entourés et pénétrés par «les plexus artériels et veineux dont la disposition rappelle le tissu des corps caverneux de la verge; ces vaisseaux, étreinte, ? • eu partie obturés par les libres annulaires de la couche moyenne de l'utérus, et parles faisceaux musculaires qui existent dans les ligaments 'arges, sont transformés en appareils éivctiles, que chaque période menstruelle met eu action. — Sous l'influence de l'érection, l'utérus augmente de volume, sa circulation, surtout capillaire, est considérablement activée, l'épithélium de la muqueuse hypertrophiée se desquame, et les capillaires réduits à leur membrane h noyaux laissent échapper le sang des règles par des gerçures microscopiques. — I^s femmes dépourvues d'ovaires ne sont point réglées. — Dans quelques cas rares, l'évolution de la usi- . cule peut avorter et les régies paraître, ou la vésicule se rompre et les régies man-

qner ; «tons la première condition, la fécondation est impossible, elle peut avoir lieu «tons la seconde. — L'ovulation est anologue ou rut «les animaux ; cbez quelques-uns on observe à cette épo«pie de véritables règles. = bans les climats tempères, les règles apparaissent «tons le courant «le la quinzième année. Les femmes «lu sud «Je l'Asie sont meiistmèes de ilonze à treize ans, et celles dos climats du nord de «piinze à seize. — Les règles peuvent s'établir sans prodromes, plus souvent la pul>erté se développe au milieu des symptômes protéiforiucs du nervosisme, et après «pielques tentatives de menstruation avortées. — Certaines femmes ressentent ces troubles à un d«'gré plus ou moins notable pondant la plus grande partie de la vie sexuelle. — Une fois les règles établies, elles reviennent pério«liquemeut tous les mois, excepté |>endant la gn*sesso et l'allaitement. 11 existe cependant quelques exceptions, même pour c<«s dernières circonstances. — La durée dos régies est variable cbez les différente sujets, et cbez la même femme, trois et sept jours semblent les |iériodcs les plus fréquemment notées. = La quantité de sang perdu pendant l»vs règles varie entre quelques gouttes et plus «l'un kilogramme. — On ne peut exprimer sur ce point une moyenne. — La quantité peut n'être pas la même à ebaque menstruation, aux différents jours «le la période, aux diverses heures du jour. — Le climat semble sur ce point avoir une certaine influence; cela e>t inoins bien établi pour les tempéraments — b> sang des règles est peu coagulable et plus visqueux que celui qui circule dans les vaisseaux. Cela tient à son mélange avec «lu mucus. — Su couleur peut varier aux différents jour! «l'une mêrn»* éruption. — A l'état physiologique le corps seul de l'utérus fournil le sang des règles. = Dans certains cas nu es riiémorrliagie menstruelle peut prendre sa source sur tous les points du tégument interne et externe, et porte le nom dérègles déviées. — Cette anomalie peut »'tre primitive ou a« cidcntelle, temporaire ou }»ersistante, coïncider ou alterner avec les régies normales; elle n'empêche point la grossesse, et n'eu reçoit aucune modification. — l'ans ce cas l'écoulement du sang peut manquer et être remplacé par un symptôme particiuer périodique. — Le coït a une influence variable sur la menstruation. ---- La gi-oss<>sse suspend les règles; parfois cejien(tont elles persistent pendant les premiers mois. — Elles reparaissent nrdinai remeut six semaines après l'accouchement.— L'allaitement suspend la menstruation, mais «m observe sur ce point de nombreuses exceptions. — Les nourrices non réglées peuvent être fécondées. — La quantité de carbone brillé par la respiration diminue pendant la période menstruelle et augmente lorsqu'elle cesse accidentellement ou définitivement. — La ménopause^ caractérisée par la suppression définitive des règles et de la fonction ovarique. — Sa cause réside dans l'ovaire qui cesse «l'élaborer les vésicules — Cet organe se transforme, s'atrophie, les vésicules qu'il contient sont résorlxVs et disparaissent. — Les trompes s'atrophient <>t souvent s'oblitèrent. — L'utérus présente diverses modifications dont la plus curieuse est la séparation «les cavités du corps et du col, au moyen «l'un septum. — Le col diminue dans sa portion vaginale. — La circulation utérine s'amoindrit. — La ménopause qui anéantit l'aptitude à la féctuuiatiou laisse persister souvent b's sensitions génitales. — La ménopause survient brusquement ou progressivement; elle s'accompagne en général de troubles dans la durée et la périodicité, l'alHUidance et la nature de l'écoulement. — On voit alors souvent repara itre les symptômes de nervosisme qui accompagnent la puberté laborieuse.—Ces troubles sont dus en partie à la suppression d'une habitude contractée, par l'économie <l«»puis de longues années. — La ménopause n'est p«»int une époque dangereuse «le la vie des femmes ; elle ne prédispose nullement au cancer ou aux affections organiques. — Les phénomènes morbi«les «le l'Age critique se rattachent surtout au groupe des névropathies protéiformes. — Dans nos climats, la ménopause survient entre 40 et Ô0 ans, la femme est régi»* pendant environ trente années — L'hygiène «l«* la ménopause consiste surtout à remplacer par une sécrétion accidentelle provoquée lu sécrétion physiologi«pie qui disparait.

BIBLIOGRAPHIE

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