COPULATION, FÉCONDATION, STÉRILITÉ
Fécondation. La génération est une fonction qui a pourbut la reproduction des êtres. --Elle comprend : i" la copulation; 2° la fécondation : ">" la migration de l'œuf; i" la gestatinrid'accoucliement. =zr La copulation nY-t pas rigoureusement nécessaire à la fécondation. — L'instinct de la copulation peut être indépendant de l'aptitude à la reproduction. = Fkcordation. Les anciens ont admis sur la fécondation deux doctrines principales : 1' La fécondation se faisait au moyen du sperme animant le sang des règles ; 2* la femme possédait un liquide séminal qui produisait le nouvel être en s'unissant au sperme de l'homme. — Les modernes admettent le sperme, germe mâle: et l'ovule sécrété par l'ovaire, germe femelle. = Sperme. Liquide laiteux, légèrement alcalin, plus lourd qui l'eau; — il laisse déposer par ('évaporât ion des cristaux de phosphates calcaire et aniinouiaeo-maguésieu ; — composé d'eau, de spennatine et de sels ; — il contient le.» liquides des glandes, prostate de Méry et de Littre. — Examiné au microscope, on y observe : 1" un liquide; 2 des granulations élémentaire*; ô" des cellules d'épithélium ; Ar des cellules sper matiques ; 5" des spermatozoaires. = Spermittozoaires. Animalcules de 0,(15, ayant à peu prés la forme du têtard, — extrêmement mobiles ; — leurs mouvements semblent dirigés par une volonté instinctive, — leur progression a lieu toujours eu avant et par un mouvement d'ondulation de leur extrémité caudale. — Ils peuvent parcourir un centimètre en quatre minutes. — Les mouvements cessent sous l'influence des températures extrêmes. — On peut en retrouver de
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vivants huit jours après leur migration dans les organes de la femelle. — Certains liquides de l'économie leur permettent de vivre jusqu'à 7'2 heures en dehors de l'organisme; d'autres les l'ont mourir rapidement. — Les acides et les poisons les tuent instantanément. — Leur activité augmente dans le sang des régies. = Quelques auteurs les considèrent comme des corpuscules analogues aux celllues d'épithéliurn vihra- (j|t.f d'autres comme des animaux ayant une vitalité propre; c'est l'opinion (pie j'adopte. = Les spermatozoaires naissent d'un ovule analogue à celui de l'ovaire et subissent également la segmentation. = Les ovules qui donnent naissance aux spermatozoaires ■ sont des vésicules sphériques de 0.O20, a 0, 050, à contenu granuleux, se développant dans les canaux séminiféres. — En se segmentant, ces vésicules donnent naissance par multiplication endogène à des cellules plus petites dans lesquelles se tonne I animalcule: — elles jKMivent avorter et ne subissent pas alors la segmentation. — L'évolutif des ovules spermaliques et de leur contenu se (ait dans le trajet du testicule aux vésicules séminales. — Les spermatozoaires se montrent vers l'époque de la pulterlé, et le plus souvent on les observe encore chez les vieillards. = Ovule. Au milieu du disque proligére. et sur un point de la périphérie de la vésicule, on voit l'ovule composé : I ' de son enveloppe externe: membrane vitelline, qui contient nue substance granuleuse : vilellusou jaune; dans le vitellus existe: la vésicule germinative ou vésicule de Purkinge, qui disparaît presque aussitôt (pie l'œuf quitte la vésicule de Graaf ; sur la paroi de la vésicule germinative on aperçoit parfois quelques corpuscules agglomérés. — Taches qerminalives découvertes par R. Wagner. — L'ovule à l'état de maturité mesure 0,1 à 0,2. — Il est sphérique, et se développe dans la couche ovigène. = inion des germes. La fécondation résulte de l'union des germes possédant toute leur vitalité. — La fécondation à dislance est une erreur qui a donné lieu aux doctrines de l'aura seminalis, de l'action magnétique du sperme et de son absorption par la circulation. — Les deux germes séparés par la plus faible distance sont mi féconds, — aussi bien que la vapeur du sperme en contact avec les œufs. = Dans le sperme l'élément fécondant est l'animalcule.— Le sperme privé d'animalcules est infécond. — Leuvteuhoeek pensait que le spermatozoaire était l'embryon qui se logeait dans lViif ; Lallemaud, Prévost et Dumas, qu'il formait seulement son système nerveux; la doctrine moderne consiste à admettre que le spermatozoaire agit sur l'œuf comme une espèce de ferment. — L'animalcule travei>e la membrane vitelline et se» dissout au contact du jaune.— On ignore comment cette pénétration se produit chez l'homme, caria membrane vitelline n'a point d'ouverture comme on l'observe chez quelques animaux. = La lécondalion s'opère non dans l'utérus, comme le croyaient les anciens, mais sur l'ovaire et dans la partie de la trompe la plus rapprochée du pavillon. — Coste croit qu'elle peut s'accomplir dans l'ovaire. — — L'ieuf non fécondé se décompose peu après son engagement dans la trompe. — Chez certains mammifères l'u-ul, indépendamment de sa tendance à la décomposition, s'entoure dans l'oviducte d'une couche d'albumine imperméable aux animalcules. = La progression des spermatozoaires est exclusivement due à leurs propres mouvements. — L'action des.cils vibratiles de la muqueuse utérine: l'aspira! ion, les contractions de cet organe, ne sont pas mieux démontrées (pie l'action de la capillarité. — Avant de pénétrer dans l'utérus, l'animalcule séjourne 50 minutes dans le vagin: il met de huit à douze heures à atteindre l'ovaire. = L'époque la plus favorable à l'imprégnation est celle des règles, ou au moins les jours qui s'en rapprochent le plus. — Cependant la fécondation est possible dans toute la période inter-menstruelle. — L'imprégnation n'a pas lieu au moment du coït, mais au moins douze béni es après; elle s'accomplit sans que la femme en soit jamais avertie par aucun signe particulier.
ftlérllilé La stérilité est l'inaptitude à le fécondation. Cet état diffère de l'impuissance qui est caractérisée par l'impossibilité d'accomplir la copulation. — Chex l'homme
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la stérilité est déterminée par Vaspermatisme, et Vaspermalozie. - L'aspermalisme reconnaît jiour causes l'atonie des vésicules séminales et îles conduits éjaculateurs, ou des obstacles à rémission du sperme, placés sur tous les points des conduits excréteurs, à partir des vésicules séminales : l'éjaculalion manque dans ces cas.= Vaspermatoiie est déterminée j«r l'anorchidie, la eryplorchidie, les orchites, l'oblitération du canal déférent, les tuluTcnles du testicule. Ihuiscescas, l'obstacle réside en arrière des vésicules séminales; il y a éjaculalion, mais le liquide est dépourvu d'animalcules spermatiques. — Le sperme qui contient des sperrnatozoaires privés de mouvements est stérile. ~ Le microscope permet de diagnostiquer avec précision la présence et la vitalité des sperrnatozoaires. = La stérilité chez la femme est causée : 1° par la sécrétion anormal»» du liquide utéro- vaginal ; — 2" par des obstacles mécaniques à l'imprégnation : brides, cloisons, rétréei|soment du vagin, |>ersis|anced'un hymen très-developpé ; par l'absence de l'utérus ou le rétrécissement de son orifice; on triomphe de cette dernière cause parla dilatation.— Les déviations utérines ne sont point des causes sérieuses de stérilité, excepté les flexions. — Dans la copulation, l'extrémité de la verge n'est point en rapport direct avec l'orifice utérin; elle passe en arriére du col, dans le cul-de-sac utéro-Vaginal postérieur. — L'oblitération des trompes entraine la stérilité.^ .V Les lésions fonctionnelles des ovaires, qui empêchent l'évolution des vésicules, sont des causes aussi certaines de stérilité que leur absence et leur atrophie. = Les causes que je viens de signaler peuvent se combiner entre elles de manière à rendre le diagnostic impossible. = Le tempérament, la inaigreur, l'embonpoint, l'excès de volume du clitoris, etc., qu'on avait signalés connue des causes de stérililé, ne constituent pas des obstacles sérieux à l'imprégnation.
BIBLIOGRAPHIE