MIGRATION DE L'OEUF
MODIIK \ riO\« QUE LA FEtO\DlTIO\ M l IMPRIME
Nous avons à étudier ici deux ordres de phénomènes, en quelque sorte indépendants les uns des autres et qui se produisent simultanément. Les uns, mécaniques, ont pour résultat la" translation de l'œuf à travers la trompe ; les autres, physiologiques, sont constitués par les modifications profondes qu'il reçoit de son contact avec le «erme mâle.
Tranwlatlon de l'œnf. — L'ovule en quittant la vésicule de Graaf est un n«rps inerte soumis aux lois de la pesanteur et qui tend à se diriger du côté
OVOLOGir. KT KMBHYO1.0GIE.
où son faible poids l'entraîne, c'est-à-dire dans le péritoine ; car il existe chez les mammifères une solution de continuité entre les organes qui forment la voie à parcourir. Il faut donc qu'une force active intervienne pour combler la solution de continuité, s'emparer de l'uni f et le faire pénétrer dans l'oviducte ; ce rôle est rempli par la trompe, au moyen de deux mouvements distincts : le premier, de totalité, qui place les deux organes en contact ; le second est dû à des contractions partielles de la trompe.
L'oviductc à son extrémité ovarienne est terminé par le pavillon, dilatation frangée adhérente à l'ovaire par une lacinure. Au moment de la déhiscence, le pavillon se rapproche de l'ovaire et s'applique sur le point où l'ovule doit s'échapper pour le saisir au passage. On attribuait cette action à une turgescence des tissus, qui imprimait à l'oviducle la direction nécessaire. Kobelt la considérait comme le résultat d'une véritable érection de la trompe ellemême, et on pensait que cette érection pouvait se produire même sur les cadavres au moyen d'injections artificielles. Rouget a prouvé que cette théorie était inexacte , en démontrant que la trompe était justement dépourvue d'appareil érectile. L'injection est impuissante à opérer le moirvement de la trompe. Le déplacement de totalité que subit cet organe se trouve donc subordonné à une autre cause.
Nous avons vu (pie les organes internes de la reproduction sont entourés en quelque sorte d'une atmosphère de tissu musculaire à fibres lisses. Nous avons vu également que les faisceaux disposés autour des plexus veineux déterminent en se contractant le phénomène de l'érection; mais une partie d'entre eux reçoit une autre destination que nous allons étudier.
Le petit ligament .qui unit le pavillon à l'ovaire contient des éléments musculaires très-évidents. On en trouve également dans le feuillet postérieur du
ligament large; les uns se portent en dedans vers l'utérus, les autres s'infléchissent à la hauteur de l'ovaire et viennent s'attacher au pavillon ; il en est enfin qui semblent traverser l'ovaire, ou au moins son plexus, puis qui continuent leur trajet dans l'aileron de la trompe et viennent se perdre dans l'enveloppe contractile de ce conduit.
Ces divers faisceaux eu se contractant impriment à l'oviducte le mouvement de translation qui place
Fi?. 41. - Direction w* rtunts nwcunu on tan SOU pavillon au contact (le l'ovaire. * . ov*,bk. -- II. Li,au,e„t de l'ovaire. -12 Li- rctrm,ve <>c,to (\iH:U \nC dailS ganienl rond, supérieur ou lombaire — Faisceaux provenant du Iranien! de l'ovaire, s'entra Sue. Il dit dailS SOI) Mémoire SIW la croisant avec les suivants. — 14. Fais» t aux |» o- . . ■ . . . . venant ,1e l'ovaire. - i:, l,,M,nent h,l,o.ovarie„. - "c7l// C oV 1(1 VUltriC ( I 7.4 > : Si;. r.,i-., .•;.o\.-in.uo-. :u h-.iiiirnl i „ii.Uiij,,-ii'-ui. ,: J,« iT,ij> ||||,> ivil\ ||»'S I il i>< 'en 1 1 \
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