‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 5 sur 183 · A.NATO.HIL · texte numérisé non relu

A.NATO.HIL

Le bassin, chez l'adulte, se trouve situé vers la partie moyenne du corps; il supporte la colonne vertébrale en arrière, repose en avant sur l'extrémité supérieure des fémurs et contient la plupart des organes de la génération auxquels il Tortue une enveloppe protectrice. Il est composé de quatre os qui sont: les deux os coxaux sur les côtés et un peu en avant, le sacrum et le coccyx en arrière. Si on voulait étudier les progrès de la formation des os, on les trouverait bien plus nombreux chez le f»vtus, où ils se subdivisent en un grand nombre de parties. Chez l'adulte, qui seul nous occupe en ce moment, la soudure définitive des différents éléments qui constituent la charpente osseuse du bassin nous oblige à laisser de côté pour l'instant l'étude des dispositions qu'il présente dans le premier âge.

Sacrum. — Il est situé à la partie postérieure et médiane du bassin et se trouve enclavé entre les deux os coxaux. Il est dirigé obliquement de haut en bas et d'avant en arrière. La partie inférieure de la colonne vertébrale qui repose sur lui a une direction inverse, de sorte qu'en avant, à leur point de jonction, il existe une saillie osseuse qu'on appelle X angle sacro-vertébral ou \& promontoire. Cette saillie joue un rôle d'une très-grande importance comme cause de dystocie dans le cas de déformation du bassin, et plus tard nous verrons que la projection exagérée de l'angle sacro-vertébral en avant est le plus fréquent obstacle de cette nature que l'art ait à surmonter.

L'homme est de tous les mammifères celui qui présente proportionnellement le plus grand développement de cet os, disposition en rapport avec l'attitude bipède et la station assise qui lui appartiennent d'une manière spéciale.

Le sacrum présente la forme d'une pyramide quadrangulaire aplatie d'avant en arrière, à sommet tronqué inférieuremenl, à base dirigée en haut. Il est symétrique et offre à considérer une face antérieure, une face jwslêrieure, deux faces latérales, une base et un sommet.

Face antérieure. — Elle fait partie de l'excavation du bassin, dont le sacrum

forme la paroi postérieure. Elle présente une concavité variable suivant les individus et suivant les sexes. En général elle est, dit-on, plus prononcée chez la femme que chez l'homme. On remarque à cette face antérieure quatre saillies ou crêtes transversales qui répondent à l'union des vertèbres sacrées. Elles sont analogues aux saillies intervertébrales. Dans des cas très-rares, cette saillie transversale est assez proéminente, dit Cruveilhier, pour avoir été prise pour l'angle sacro-verté- ' bral : mais il fallait alors que celle dispo-

Mp. I. — TAC* ASTÉRItCllt W MCIIIV. . . , *

1. Surface ou rapport avec la «lernir-iv ver- sition coïncidât avec une délormatiou du

T?£^*£3?!Z££ - bassi"- ««■• * >'««* »•"»•». '» si-

4. Saillie trnii>ver>aie* résultant tic la périeure du sacrum n'est pas accessible

réunion ,l« pièce* p.nni.ives. au

ï)c chaque côte de la ligue médiane ou voit les trous sacrés antérieurs au

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nombre de quatre ; les supérieurs sont beaucoup plus grands que les inférieurs : tous donnent passage aux brandies antérieures des nerfs sacrés, aux veines sacrées et à quelques artérioles.

Face postérieure. — Elle est convexe et fort inégale ; on y voit sur la ligne médiane une rangée d'éminenccs placées verticalement et qui font suite aux apophyses épineuses de la colonne vertébrale. Ces éminences constituent la crête sacrée qui se bifurque infèricurement pour circonscrire l'ouverture du «anal sacré. Les branches de bifurcation se terminent par un petit renflement qui porte le nom de corne du sacrum. Sur les cotés de la ligne médiane on \oit deux gouttières peu profondes, gouttières sacrées, qui semblent continuer celles de la colonne vertébrale ; on observe de chaque côté les quatre trous sacrés postérieurs, plus petits et d'un diamètre plus égal que celui des antérieurs, cora- -■ — ikC*- k>-tê»>ieii i m ^cm*. ~ i. c*-

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mumquant également avec le canal sa- t.oia| ,5. (:me MrnSe. 4. Tr0Ui

cré et livrant passage aux branches pos- i» ,»t,i« •«•"■»■ -- :i ituu* coro«* du mki-uiu.

. . . , „ . „ ti. Surface «.'articulant avec le cocevx.

teneures des nerfs sacrés. Ces gouttières

sont limitées par deux rangées de saillies inégales. La première rangée, située en dedans des trous, semble être constituée par des apophyses articulaires soudées entre elles ; la seconde, placée en dehors des trous, offre des éminences beaucoup plus prononcées qui représentent des apophyses transverses. Toute cette partie est rugueuse et inégale ; à la partie supérieure, une de ces inégalités reçoit une saillie correspondante de l'os coxal.

Faces latérales. — Larges en haut, étroites eu bas, où elles forment de simples bords, leur aspect est triangulaire. A la partie supérieure, ou observe une surface demi-ovalaire en forme de croissant, qu'on a comparée au pavillon de l'oreille et qu'on a gommée facette auriculaire, dette surface s'articule avec l'os coxal; elle est concave dans le sens de son grand diamètre. Les faces latérales du sacrum sont coupées obliquement d'avant en arrière et de dehors en dedans. Les enfoncements irrèguliers qu'on observe derrière la surface. auriculaire donnent, comme les bords inférieurs, attache à des faisceaux ligamenteux.

Base. — Sur la ligne médiane ou observe une surface elliptique, dans son diamètre transversal , présentant l'aspect de la face inférieure de la .cinquième vertèbre lombaire avec laquelle elle s'articule; en arrière se trouve une ouverture triangulaire qui est l'orifice supérieur du canal sacré.

Sur les côtés se voient deux surfaces triangulaires lisses regardant en avant et en haut, faisant partie du grand bassin et limitées en bas par un bord mousse qui concourt à former le détroit supérieur.

Sommet. — Tronqué, présentant une facette convexe elliptique, à grand diamètre transversal, s articulant avec la base du coccyx.

A.NAIOMII ..

Canal sacré. Il est creusé dans l'épaisseur du sacrum qu'il traverse verticalement, et tait suite au canal vertébral. Il est plus rapproché de la partie postérieure du sacrum que de l'antérieure. Supérieurement, larges prismatique et triangulaire, il est étroit et aplati à sa partie inférieure, où il dégénère en une gouttière fermée par des ligaments. Le canal sacré suit la courbe de l'os qu'il parcourt; il communique avec les trous sacrés antérieurs et posté rieurs et contient la portion caudale de la moelle èpinière.

La hauteur du sacrum est d'environ lô centimètres, et la profondeur de ».t courbure de k25 millimètres. Sa base eu mesure, dans le sens anléro-pos- Ièrieur68, et 108 transversalement.

Cmhjk, — Os impair et symétrique, constitué par quatre, et rarement par cinq tubercules aplatis, qui semblent être la continuation du sacrum avec lequel le plus volumineux s'articule; les inférieurs vont en diminuant de volume, de

manière à présenter la l'orme d'une pyramide i\ sommet inférieur. Il continue ordinairement la courbe du sacrum.

Le coccyx présente une face antérieure, une jws- Hîi. 3. »:.«l»x. - Kare-s ami- térieure, deux borda latéraux, une base et un som-

lii'iiiL- cl |M. ti-rituu mêl •

La face antérieure est sillonnée par des lignes transversales analogues à celles de la concavité du sacrum.

La face postérieur est convexe et inégale ; elle donne insertion aux aponévroses des grands fessiers.

Les bords, minces, sinueux et tuberculeux, donnent insertion aux muscles ischio-eoccygiens et aux ligaments sacro-sciatiques.

Le base s'articule avec le sacrum au moyen d'une facette elliptique concave. En arrière sont deux apophyses dirigées de bas en haut : cornes du coccyx, assez souvent réunies aux extrémités tuberculeuses des deux branches de bifurcation de la crête sacrée ; en dehors sont deux échancrures converties en trous par des ligaments, livrant passage aux cinquièmes paires de nerfs sacrés.

Le sommet, ordinairement renflé, parfois bifurqué, donne attache au releveur de l'anus.

La longueur du coccyx est d'environ ."0 millimètres.

o» coxai. — Il forme, avec son congénère, les parties antérieures et latérales du bassin. On le divisait jadis en trois parties pour l'étudier; une supérieure iliaque, une antérieure pubienne, une inférieure ischiatique. Chez le jeune enfant ces trois parties sont nettement séparées, mais elles sont réunies et soudées chez l'adulte.

Tordu sur lui-même et rétréci à sa partie moyenne, il représente un quadrilatère irrègulier dont les plans n'ont pas la même direction en haut qu'en bas. On considère à cet os deux faces, l'une interne, l'autre externe, et une circonf êrence .

Face externe. A sa partie supérieure, elle offre une large surface verticalement concave eu arrière : fosse iliaque externe, et convexe en avant. Cette surface, qui regarde en dehors et en bas, est parcourue par deux lignes

ns PELVIENS.

courbes qui donnent insertion à des muscles ; elle se termine en bas par une partie rétrécie sur laquelle on observe eu avant une cavité articulaire profonde, hémisphérique, lisse dans la plus grande partie de son étendue, rugueuse dans l'autre, portant le nom de cavité cotyloïde ; elle est destinée a loger la tète du fémur. Le bord de cette cavité, saillant, est nommé sourcil cotvloîdien ; il est sinueux, offre deux dépressions, l'une interne, l'autre externe, et une échancnire trèsprofonde dirigée directement en bas et convertie en trou par un ligament. La cavité cotyloïde regarde obliquement en bas en dehors, et un peu en avant.

On observe au-dessous de eetle *S£™ ~C£ÏÏ£3ZZ

Cavité le trOU SOUS pubien OU ob- * branche 1wm ixnnlale du pubis. — .'». Surface arti- , culaire »le la >vmpliv>e. — G. branche ascendante de

turateur, a contours minces, ova- nsri,j0n. - t. Tuh*n»iu de risrhion. - 8. mm laire chez l'homme, triangulaire *ou«:Pubien.-9.Êpine iliaque anUTo-snperieme.-

, , , ° 10 Kpine anléio-infrnemr.

et plus petit chez la femme. Il

présente, à sa partie supérieure, une dépression oblique transformée en canal par une membrane qui bouche, a l'état frais, le trou sous-pubien ; ce cnnal livre passage aux vaisseaux et nerfs sous-pubiens. Au-dessus et en avant du trou obturateur, on voit une saillie convexe prismatique, dirigée transversalement, c'est la branche horizontale du pubis. Au-dessous de la partie interne de cette branche existe un espace plutôt triangulaire que quadrilatère, circonscrit en dehors par le trou sous-pubien ; c'est la face antérieure du corps du pubis. Directement au-dessous du trou obturateur, on remarque une bande osseuse étroite et mince, dirigée de dedans en dehors ; c'est la branche ischio-pubienne.

Face interne. — Elle est lisse dans toute son étendue ; une ligne saillante, dite innominée, concave, large et mousse, portion du détroit supérieur, la divise en deux parties : V l'une supérieure, large surface concave, fosse iliaque interne, regardant en dedans et en haut, est occupée par le muscle iliaque; elle offre en arrière une large facette convexe dans son diamètre vertical, destinée à s'articuler avec le sacrum ; 2° l'autre inférieure, présentant en arrière une surface quadrilatère légèrement concave de haut en bas; c'est la face interne du corps de l'ischion. Burns* prétend que chez les femmes qui ont été mères le centre de cette surface, après l'Age de quarante ans, est plus mince que chez les nullipares. Plus eu avant, le trou sous-pubien; audessus, la branche horizontale du pubis, qui se termine en avant à la surface quadrilatère qui constitue la face interne du corps du pubis ; celte surface est unie à l'ischion par la bande osseuse située au-dessous du trou souspubien, et qui est constituée par la face interne de la branche ischio-pubienne.

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\> V TOMII

La circonférence de l'os roxal est très-irréguliére et présente nue série de dépressions et de saillies. On la divise en quatre bords : un supérieur, un inférieur, un antérieur, un postérieur.

1° Bord supérieur ou crête iliaque. — Il est mince à sa partie moyenne et

rcntlé à ses extrémités, convexe et un peu contourné sur lui-même. On l'a divisé en deux lèvres et un interstice, qui donnent attache ' à de nombreux muscles. .

2" Bord inférieur ou pubien. — II est le plus court, forme un angle aigu avec, le bord antérieur et regarde en dedans et en bas. Il se dirige d'abord obliquement en bas et en arrière, puis, après un court trajet, se dé- I. Crète iliaque, i. Fosse jette en dehors. I<a portion

iliaque interne — ri.Surfacc arlindairede< p»il»i«t - l Itranrhc ■ »> „.•..

«M-eadanle de Fisrlm,,,. - ., F.pme ,s, lual.qne - »». Surface ,a Pl,,s mien* est artlCU-

jrtirtilaireen rapport aver le coxal. • T. Surface donnant lail'C ; file préseule IIIIC fainterlion * des lipainenlS. — 8. Trou soiis-pulnen.

r celte légèrement rugueuse

qui s'articule avec une facette semblable de l'os opposé pour constituer la symphyse du pubis; plus en dehors, ce bord constitue l'arcade pubienne et se termine par une portion renflée et rugueuse, la tubèrosité ischialique.

."»° Bord antérieur.— Il décrit une courbe irrégulière qu'on peut diviser en deux portions : l'une supérieure oblique de haut en bas, iliaque, l'autre inférieure horizontale, pubienne. A son point le plus élevé on voit une èminence angulaire, presque toujours apparente sous la peau (fig. 4), c'estTépineantérosupérieure; au-dessous, une échancrure,puis une autre èminence, qui est l'épine iliaque antéro-inférieure,et au-dessous encore, une gouttière dans laquelle glisse le muscle iliaque. La portion horizontale du bord antérieur présente, de dehors en dedans, d'abord une surface convexe légèrement rugueuse; c'est l'éminence iléo-pectinée en rapport avec l'artère crurale; puis une surface lisse, concave, inclinée en avant, ayant la forme d'un triangle à base externe. En arrière, il présente une crête légèrement saillante, crête pectinèale; une saillie osseuse, épine du pubis, donnant insertion à un muscle, et enfin l'angle du pubis.

A° Bord postérieur. — Il regarde en même temps en bas et présente des inégalités et de vastes échancrures. A son union avec le bord supérieur, on voit une saillie constituée par l'extrémité postérieure de la crête iliaque; c'est l'épine iliaque postéro-supérieUre; puis des inégalités, une dépression et une saillie, qu'on devine plus souvent qu'on ne l'observe et qui porte le nom d'épine iliaque postéro-infèrieure; au-dessous, une vaste éehancrure,' grande éebancrure sacro-sciatique, qui est limitée en bas par une saillie py-

ARTICULATIONS Dl BASSIN. 7

ramidale, c'est l'épine ischiatique; au-dessous encore, une gouttière où glisse le tendon du muscle obturateur interne, appelée petite échancrure scia tique. Enfin, ce bord se termine intérieurement en se confondant avec la tubérosité ischiatique. La plupart des parties que nous venons de décrire donnent attache a des muscles ou à des ligaments.

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