OBSERVATIONS GÉNÉRALES
Lorsqu'on procède à des essais de matériaux d'agcrégpation des maçonneries, bien qu'on ne puisse, à beaucoup près, compter sur des résultats d'une exactitude mathématique, il n'est pas moins utile de s'entourer de toutes les précautions en usag'e pour les recherches de laboratoire, si Ton ne veut pas g^reffer de nouvelles causes d'erreur sur celles qu'on ne peut éviter.
Ces précautions sont assez connues pour qu'il n'y ait pas lieu de les rappeler en détail. Aussi la section se borne-t-elle à présenter quelques observations quant aux appareils à employer et au prélèvement des échantillons.
Il a été donné, dans le cours du rapport, une description complète d'un certain nombre d'appareils, et, pour les autres, on a précisé les conditions spéciales qu'ils doivent remplir en vue des essais auxquels ils sont destinés. On peut ajouter pour ces derniers que, d'une manière g'énërale, la préférence doit être accordée aux instruments qui sont les plus simples, les plus faciles à entretenir et qui se prêtent le mieux à une vérification. Il est indispensable d'ailleurs que cette vérification soit faite pour tous, sans exception, lors de leur réception, et renouvelée dans la suite pour ceux qui, comme les tamis et les moules à briquettes, s'usent avec le temps, et ceux qui, comme les balances et certains appareils de rupture, ont des org>anes susceptibles de se fausser ou de se détériorer.
En ce qui concerne le prélèvement des échantillons, il convient de ne pas perdre de vue que, sous l'influence de l'humidité et de l'acide carbonique de l'air, les matériaux d'ag^régation des maçonneries peuvent subir des modifications dans leurs propriétés essentielles, et quelques-uns môme s'altérer profondément. Les dispositions à adopter pour se mettre, autant que possible, à l'abri des causes d'erreur pouvant résulter d'un
CHAUX, CIMBNT8, PLATIIB 865
prélèvement défectueux, doivent évidemment dépendre du but des essais et varier suivant qu'il s'agit, par exemple, d'apprécier la qualité des ciments qu'une usine est en mesure de fabriquer, ou de faire la réception d'une fourniture de ciment devant satisfaire à des conditions déterminées. Aucune prescription générale ne pourrait donc être formulée à cet égard. On a récapitulé ci après les conclusions auxquelles s'est arrêtée la section, à la suite de Tétude des méthodes à recommander pour les essais de toute nature auxquels peuvent être soumis les matériaux d'agrégation des maçonneries. Se référant aux considérations développées dans la première partie du présent rapport, la section croit devoir faire remarquer que ces conclusions ne comportent aucune appréciation quanta la valeur relative des divers essais pour déterminer les qualités des produits et les conditions de leur réception.
CONCLUSIONS RELA.TIVES AUX BSSA18 DES CIMENTS
g I . — Finesse de mouture
La section propose de recommander l'adoption des dispositions ci-après pour déterminer la finesse de mouture des ciments.
a) L'échantillon sera fractionné en quatre lots, à l'aide des trois tamis à mailles carrées définis ci-aprés :
1® Tamis de 32^ mailles par centimètre carré, soit par centimètre linéaire, i8 fils de o mm. 20 de diamètre ;
2* Tamis de 900 mailles par centimètre carré, soit par centimètre linéaire, 3o fils de o mm. i5 de diamètre ;
30 Tamis de 4*900 mailles par centimètre carré, soit par centimètre linéaire, 70 fils de o mm. o5 de diamètre.
b) Les essais auront lieu sur un échantillon de 100 grammes.
cj Le tamisage à la main sera considéré comme terminé lorsqu'il passera moins de o gr. i de matière sous l'action de 26 tours de bras.
d) L'emploi de la machine à secousses est recommandé pour éliminer rapidement la plus grande partie de la fine poussière.
e) Le tamisage complet à la machine est également recommandé ; mais il ne peut faire l'objet d'une prescription, tant que les conditions auxquelles doit satisfaire la machine ne sont pas rigoureusement arrêtées.
J) On exprimera les résultats, pour chaque tamis, en totalisant les résidus qui ne sont pas susceptibles d'y passer.
J. PosT. — Analyse chimique, 2* édit. fr., t. II. 56
I 3. — Poids spécifique <
Comme il s'ag'ît d'une propriélé absolue des ciments, la section ne croit devoir recommander aucun appareil à l'exclusion des autres, et se borne à proposer de formuler ainsi qu*il suit les dispositions g'énérales applicables à l'emploi de volumëtres :
a) Pour déterminer le poids spécifique des ciments, on pourra cmplojer Tune des méthodes actuellement en usag'c, pourvu qu'elle permette d'obtenir la première décimale avec certitude et la deuxième avec une approximation de deux unités.
b) Les précautions à prendre dans l'exécution de l'expérience sont les suivantes :
10 On s'assurera que le ciment est franchement pulvérulent; les parties retenues par le tamis de 900 mailles par centimètre carré, ainsi que celles ag'g'lomérées par l'humidité, après qu'elles auront été réduites en poudre et passées à ce tamis, seront mélang'ées intimement avec le reste de l'échantillon, sur la totalité duquel doit porter l'essai.
a* Le liquide dont on se servira sera la benzine ou l'essence minérale;
3^ La température devra rester constante pendant toute la durée de l'opération ; elle ne devra pas être supérieure à i5o.
S 3. — Densité apparente
La section propose de recommander l'adoption des régules suivantes :
a) La densité apparente d'un ciment sera déterminée en pesant une mesure de forme cylindrique, ayant un litre de capacité et o m. 10 de hauteur, remplie au moyen de Tentonnoir à tamis.
6) Cet appareil^ se compose d'un entonnoir vertical, dont la section circulaire à o m. 02 de diamètre à la base et o m. i5 de diamètre à une hauteur de o m. i5 au-dessus de cette base, hauteur à laquelle est placée une tôle perforée ayant, par décimètre carré, i.o5o trous environ, de o m. 002 de diamôtre. L'entonnoir se prolongée par un ajutage cylindrique de o m. 02 de diamètre et de o m. 10 de hauteur. L'appareil est supporté par un bâti en forme de trépied
c) On placera tout d'abord la mesure à o m. o5 en contre-basde Textrémité inférieure de Tajutag'e.
On versera ensuite le ciment dans Tentonnoir par petites masses de 3oo à 4oo gr., que Ton forcera à pas^^er par le tamis en y promenant une spatule en bois de o m. o4 de largeur.
< En France, on se sert exclus! vcmenl pour cette détermination de l'appareil de La CiiATELiBR et Cakdlot décrit page 55 (chapitre XIX).
Quoique imposée dans un grand nombre de cahiers des charges, surtout à l'élrangcr, l'utilité decetle détermination nous semble très discutable (Note de G. C. et M. P.)
> Voir la ûgure de cet appareil page 58 (chapitre XIX).
CHAUX, CIMENTS, PLATEE 867
On arrêtera le remplissag'e quand la base du cône, qui se sera élevé peu à peu au-dessus de la mesure, en aura atteint le bord supérieur. On enlèvera alors l'excès de ciment, en faisant glisser sur ce bord une lame bien droite, tenue dans un plan vertical. Pendant toute Topération, on n*aura fait subir à la mesure aucune trépidation ni aucun choc.
d) On adoptera comme poids du litre la moyenne des résultats obtenus dans cinq opérations successives.
e) Il est utile de faire porter les essais sur le ciment tel qu'il est livré et sur la fine poussière ayant passé au tamis de 4- 900 mailles. Dans tous les cas, on indiquera, en même temps que la densité apparente, le degré de finesse de mouture de l'échantillon sur lequel on aura opéré.
S 4* — Analyse chimique
Les conclusions que la section propose de formuler, en ce qui concerne l'analyse chimique, se réduisent aux suivantes :
a) Il y a lieu de laisser aux opérateurs la liberté des méthodes à employer pour déterminer la composition chimique du ciment.
b) Les analyses complètes sont recommandées ; tous les éléments trouvés devront être indiqués, sans g'roupement, au procès-verbal de Topération.
^ c) A défaut d'analyse complète, le dosag'e des matières volatiles peut fournir des renscig'nements utiles.
I 5. — Essais d'homogénéité
L'étude du parti que l'on peut tirer du ^grossissement, pour essayer les ciments au point de vue de rhomog^énéité, a conduit la section aux conclusions ci-après :
a) La loupe peut être utilement employée pour donner des indications sur le degré d'homogénéité des ciments.
b) Il convient de faire les observations sur la matière retenue par le tamis de 4*900 mailles, en opérant successivement avec des grossissements d'environ trois diamètres pour l'examen d'ensemble et huit pour l'examen de détail.
c) Si l'examen révèle la présence de grains qu'on puisse soupçonner provenir de matières étrangères au ciment, on en vérifiera la nature, soit par l'analyse chimique complète ou partielle du produit brut ou fractionné, soit partout autre moyen qu'on jugerait plus propre à mettre ces matières étrangères en évidence.
I 6. -^ Confection des pâtes et mortiers normaux
La .section propose de définir comme suit les pâtes et mortiers sur lesquels il conviendrait de faire porter les essais normaux :
SUPPLiHBNT AV TOMB II
• Pâte normale de ciment
A. a) Pour coDfectionoer la pAle normale de ciment, on opérera sur UQ kilogramme de ciment qu'on étalera sur une table de marbre eo formant une coaronoe, au centre de laquelle on versera, d'un aeul coup, le volume d'eau nécessaire pour satisfaire aux conditions ci-aprés '.
Suivaot la nature des essais, cette eau pourra être, soit de l'eau polable, soit de l'eau de mer.
Le mèlauge sera g-âché fortement à la truelle ' pendant cinq miQUlcs comptées à partir du moment où l'eau aura été versée.
Pig. iga. — Aiguille de Victt montée avecti londe de coniiilioce.
b) Avec une partie de la pflte obtenue, on emplira immédiatement uue botte métallique a fond plat, de forme tronconique, ayant o m. 08 de diamètre à la base supérieure, o m. 09 à !a base supérieure et o m. o& de
> Ce volume doil évidemmenl être dctermioé à l'aide de IdtoDuements aucceMifs, • Il nouE semble reeretlable que U commiEsioD o'iit p>i défiai le type de Irnclle à emoloyer ; ce type a cerliioement une innuence sur le rèfultal ohlena et les laboratoires utilisent des insIruinentG tris dilférealB. C'e«t ainsi que le génie militaire et les poDts et chaussées de Boulogne sur-Mer ainsi que les usine* de l« région et le Conservatoire des arts et m é liera emploient une truelle souple de forme effilée et arrondie tandis qu'un );r*nd nombre d'aulres laboratoires otilisenl des tmellrs rigides, de Torme carrée.
A notre avis l'emploi des truelles, type Boulogne, est bien préférable.
{Note de G. C. et M. P.).
profondeur; oa lissera la surface en faisant glisser la truelle sur le bord supérieur du moule, et en évitant tout tassement et toute trépidation .
c) Au centre de la masse ainsi formée, on fera descendre normalement à la surface de la pâte, avec précaution et sans lui laisser acquérir de vitesse, une sonde cylindrique de o m. oi de diamètre et du poids de 3oo gr,j en métal poli, propre et sèche, terminée par une section nette et d'équerre. L'appareil, dit sonde de consistance (fig. 29a), devra être construit de manière à pouvoir indiquer exactement l'épaisseur de pâte restant entre le fond de la boîte et l'extrémité inférieure de la sonde.
On ne fera jamais deux essais sur la pâte contenue dans une même boîte.
d) On considérera comme normale la pâte dont la consistance sera telle, que l'épaisseur de la couche restant entre le fond de la boîte et l'extrémité de la sonde, au moment où celle-ci cessera de s'enfoncer sous l'action de son propre poids, sera de 6 millimètres.
B. Pour les ciments à prise rapide, la quantité de ciment sur laquelle on devra opérer sera réduite à 5oo gr., et la durée du gâchage à une minute*
a* Mortiers normaux
A. a) Pour confectionner les mortiers normaux, on fera usage du sable naturel provenant de la plage de Leucate (Aude)^ convenablement tamisé, qui sera dit sable normal. On emploiera, suivant les cas, ainsi qu'il est expliqué ci-dessous, le sable normal simple ou le sable normal composé.
b) La sable normal simple sera formé de grains ayant passé au tamis en tôle perforée de trous de 1 mm. 5 de diamètre et ayant été retenus par le tamis à trous de 1 mm.
c. Le sable normal composé sera formé par un mélange, par poids égaux, des sables ci-après :
N® I dont les grains, ayant passé au tamis de a mm., ont été retenus par le tamis de i mm. 5 ;
N® 2 dont les grains, ayant passé au tamis de i mm. 5, ont été retenus par le tamis de i mm. ;
N^ 3 dont les grains, ayant passé au tamis de i mm., ont été retenus par le tamis de o mm. 5.
B. a) Il sera fait usage, pour les essais autres que ceux de rupture, d'un mortier normal plastique et, pour les essais de rupture, d'un mortier normal sec *.
b) Les mortiers normaux seront dosés, en poids, à raison d'une partie
* Il coDTÎeDt de remarquer que depuis plusieurs années, on lend de plus en plus en France k n'utiliser que les mortiers plastiques. C'est ainsi que les cahiers des charges des ponts et chaussées et du génie militaire ont abandonné le mortie^ battu (Note de G. G. et M. P.).
de ciment pour trois parties de sable, et seront gâchés, suivant la nature des essais, à l'eau potable ou à Teau de mer.
On opérera sur un kilog'ramme de matières (260 gr. de ciment et 760 gr. de sable) qu'on mélangera intimement à sec ; on formera ensaite, sur une table de marbre, une couronne au centre de laquelle on versera, d'un seul coup, la quantité d*eau à employer, et le mélange sera gâché fortement à la truelle pendant cinq minutes.
c) Pour la confection du mortier normal sec, on se servira du sable normal simple. La quantité d'eau employée au gâchage sera de ^5 gr. augmentés du sixième de celle nécessaire pour amener un kilogramme de ciment à l'état de pâte normale de ciment.
d) Pour la confection du mortier normal plastique, on se servira du sable normal composé. La quantité d'eau employée au gâchage sera telle que le mortier obtenu ait une consistance plastique. Pour s'assurer que cette consistance est bien réalisée, on remplira, avec une partie du mortier obtenu, la bofte métallique destinée aux essais de consistance (voir ci-dessus § 6, 1^, A, b)^ et on dérasera et lissera la surface à la truelle; la consistance sera considérée comme satisfaisante si, après le lissage, le mortier ressue légèrement sous l'effet de quelques coups de truelle frappés sur les côtés de la boîte '.
C. Pour les ciments à prise rapide, la quantité de matière sur laquelle on devra opérer sera réduite à 5oo gr. et la durée du gâchage à i minute.
D. On recommande pour les essais de mortiers autres que les essais normaux, d'employer de préférence, à tous autres, les dosages en poids de I partie de ciment pour a parties de sable normal (mortiers riches) et I partie de ciment pour 5 de sable (mortiers maigres) *. Le premier de ces dosages est particulièrement utile pour les ciments à prise rapide, en vue de compléter les renseignements fournis par le mortier normal dosé I : 3.
Vœu, — La commission exprime le vœu qu*après une entente internationale un mortier normal plastique soit employé pour les essais de toute nature, à l'exclusion du mortier normal sec.
< AcluellemeDt dans tous les laboratoires français on emploie poor le gâchage da mortier normal plastique une quantité d*cau déduite au moyen d'une formule de la quantité d*eau nécessaire pour réduire le ciment à l'état de pâte normale. La dernière circulaire du ministère des Travaux publics prescrit la proportion d'eau
calculée au moyen de la formule 55-1 — -- P (ao noT. igo4) ; P étant le poids d'eao
nécessaire pour transformer un kilogramme de ciment ou de chaux à l'état de pâte
normale (Note de G. C. et M. P.).
s P étant le poids d'eau nécessaire pour amener un kilogramme de ciment à
l'état de pâte normale, les poids d'eau à employer paraissent devoir être de
$5 gr. 4- -^ P dans le cas du mortier sec dosé i 1 : a, et de ^Sgr. + ~~* P dans le
cas du mortier sec dosé i : 5, le sable employé étant toujours le sable normal
simple.
CBAUX, CtMBNTS, Pt^THB
J 7. — Eiaais d« prise
Sous réserve des vœux formulés ci-dessous, la section propose de recommaDder l'adoption des régules suivantes pour la détermination de la prise des pâtes et mortiers'.
l' Pâles de ciment
A . a) Les essais de prise des pâles de ciment comporteront la détermination du'début et de la fin de la prise.
b) Au moment du gAcha|^, lus températures du ciment, de l'eau et de l'air devront être comprises entre i5 et 18* C.
FtK- 9g3. — Aiguiltt de Vical modifiée laatiltr avec l'aiguille de Vieil.
Immédiatement après sa confection, ta pâte sera, avec les précautions indiquées précédemment au § 6 (1% A), introduite et dérasée dans une. botte semblable à celle décrite au même § (1*, A, b).
AussilAt remplie, la botte sera immergée dans un bac contenant de l'eau dont la température sera maintenue entre i5 et 18*. La botte ne sera extraite da bac que pendant le temps nécessaire pour chaque constata-
■ Il eti rappeU qae, pour chacun des essais porlanl sur les pdlei et les a lei eonclnaiont rclalivea k l'essai normal (deitint à caracUriser les prodaits) aont iodiqaéct i la anitt de celles relalires à l'essai gésènil correspondant.
c) On emploiera pour les essais une aiguille en métal, dite aiguille YiCAT {6g. 2gS), cylindrique, lisse, propre, sèche, terminée par une section nette et d'équerre d'un millimètre carré (diamètre i mm. i3), et posant 3oo gr.
On appellera début do la prise rinstantoù cette aiguille, descendue nor* malement à la surface de la pâte, avec précaution et sans qu'on lui laisse acquérir de vitesse, ne pourra plus pénétrer jusqu'au fond de la boîte.
On appellera fin de la prise, l'instant à partir duquel la surface de la pâte pourra supporter la même aiguille, sans qu'elle y pénètre d'une quantité appréciable.
Les durées correspondantes seront comptées à partir du moment où Teau de gâchage aura été mise au contact du ciment.
d) Dans le cas où l'on voudra déterminer la prise dans l'air, on opérera comme il vient d'être indiqué, à cette différence près que la bofte, aussitôt remplie, sera maintenue dans l'air à une température comprise entre i5 et i8*; on aura soin de vider au fur et à mesure, l'eau qui pourra remonter à la surface de la pâte et s'en séparer.
B. L'essai normal de la prise, portera sur la pâte normale de ciment immergée ainsi qu'il est dit ci-dessus (A, b).
2^ Mortiers
A. à) Les essais de prise des mortiers de ciment comporteront la déter^ mlnation de la fin de la prise.
b) Au moment du gâchage, la température du ciment, du sable, de l'eau et de l'air ambiant devront être comprises entre i5 et i8<^.
Immédiatement après sa confection, le mortier sera introduit, dérasé et lissé dans la botte servant aux essais de consistance (§ 6, i* A, 6).
Aussitôt remplie la bofte sera immergée dans un bac contenant de l'eau dont la température sera maintenue entre i5 et i8*. La boite ne sera extraite du bac que pendant le temps nécessaire pour chaque constatation.
c) Dans le cas où l'on voudra déterminer la prise dans l'air, on opérera comme il vient d'être indiqué, à cette différence près que la bofte, aussitôt remplie, sera maintenue dans Tair à une température comprise entre i5 et i8*.
d) La fin de la prise sera déterminée par le moment où la surface du mortier pourra supporter, sans déformation, la pression du pouce.
La durée de la prise sera comptée à partir du moment où l'eau de gâchage aura été mise au contact du mélange de sable et de ciment.
B. à) L'essai normal de prise portera sur le mortier normal plastique immergé comme il est dit ci-dessus (A, b),
b) La fin de la prise sera déterminée par le moment à partir duquel la sonde de consistance (§6, i^ A, c), chargée de cinq kilogrammes, descendue avec précaution et sans qu'on lui laisse acquérir de vitesse, normale-
ment à la sarface da mortier, n y pénétrera plus d'une quantité apprécia* ble.
Vœux, — a) Les dispositions qui précédent (i» et ao) s'appliquent aux ciments à prise rapide comme aux ciments à prise lente. Pour les premiers au moins, Temploi du thermomètre peut fournir d'utiles indications; la commission exprime le vœu qu'il soit procédé à des études à ce sujet.
b) La commission exprime ég'alement le vœu que les études qui ont été entreprises relativement à la prise des pâtes et mortiers de ciment soient poursuivies.
Fig^. 294. ~ Forme géométrique d'une briquette d'essai.
I 8. — Basais de rupture par traction
La section propose de recommander l'adoption des dispositions suivantes pour déterminer la résistance des pâtes et mortiers de ciment à la traction.
A. a) Pour les essais de rupture par traction, on fera usage d'éprouvettes en forme de 8, dites briquettes normales, ayant une section au milieu de 5 cm', du type défini par le croquis fig'ure 294.
b) Les moules, présentant en creux la forme des briquettes *, seront
Voir ces moules, fig. aa, p. 44 (chapitre XIX).
places sur une plaque de marbre ou de métal poli, après avoir été, ainsi que la plaque, bien nettoyés et frottés d'un \inge ^ras.
On remplira, d*une même gâchée, 6 moules à la fois, s'il s'agit de ciment à prise lente, et quatre, s'il s agit de ciment à prise rapide, en mettant du premier coup, dans chaque moule, assez de matière pour qu'elle déborde. On tassera avec le doigt pour ne laisser aucun vide, et on frappera quelques coups de truelle sur les côtés du moule pour compléter le tassement et faciliter le dégagement des bulles d'air. Puis on dérasera en faisant glisser une lame de couteau bien droite, presque horizontalement, sur les bords du moule, de manière à enlever tout l'excédent sans exercer, aucune compression.
On procédera enfin au lissage de la surface, en y promenant le couteau appuyé toujours sur les bords.
Si Ton opère sur de la pâte de ciment, on attendra, pour déraser, qu'elle ait pris une consistance suffisante.
c) On procédera au démoulage en faisant glisser les moules sur la plaque, en les desserrant et en les éloignant des briquettes, sans les soulever, au bout de a4 heures comptées à partir du commencement du gâchage, et avant, s'il est nécessaire, au cas où la prise serait certainement terminée.
Dans tous les cas, pendant ce délai de 2^ heures, les briquettes seront conservées sur leur plaque, dans une atmosphère saturée d'humidité, â l'abri des courants d'air et des rayons directs du soleil, à une température comprise, autant que possible entre i5 et i8^.
Le délai de a4 heures sera réduit à i heure pour les pâtes de ciment à prise rapide, et à 3 heures pour les mortiers de même ciment.
d) Il est recommandé de peser les briquettes après le démoulage, si l'on veut s'assurer de la régularité de leur confection.
e) Â l'expiration des délais fixés ci-dessus au paragraphe (c), on exposera les briquettes dans le milieu choisi pour leur conservation.
Si les briquettes sont immergées dans l'eau douce, la profondeur de l'eau dans le bac ne dépassera pas i mètre, et cette eau sera renouvelée toutes les semaines.
Si elles sont immergées dans l'eau de mer, le renouvellement aura lieu tous les 2 jours pendant la première semaine, et ensuite toutes les semaines. Pendant la première semaine, le volume occupé par l'eau dans le bac devra être égal à 4 fois au moins celui des briquettes.
On spécifiera, dans tous les cas, la nature de l'eau de conservation.
Si les briquettes sont conservées à l'air, Tétat hygrométrique sera tenu aussi voisin que possible de la saturation, et elles seront placées à l'abri des courants d'air et des rayons directs du soleil.
La température du milieu (eau ou air) sera maintenue, autant que possible entre i5 et i8<>.
/) L'appareil de rupture * sera disposé de tellesorte que Teffort de trac-
* On se sert, d'une façon générale, de la machine Micbaius décrite page 44» figure a3 (chapitre XIX). Note de G.C. et M -P.
CaAVX, GIMBNT8, PLATIIE
tion exercé sar une briquette paisse être cootiou et croître à raison de
5 kg. par seconde. La forme et le mode d'attache des griffes devront être conforme au croquis de la figure ag5 qui reproduit les dispositions actuellement en usage .
g) Les ruptures seront faites au bout de 7 jours, 28 jours, 3 mois,
6 mois, I an, 3 ans... à compter du gâchage.
Elles seront faites, en outre, au bout de a4 heures pour les mortiers de ciment à prise rapide et au bout de 3 et 24 heures pour les pâtes de ciment de cette nature.
A) Les briquettes provenant d'une même gâchée seront^ autant que pos-
Fig. 396 bis. — Coupe AB (VOIP fig. agô).
Fig. agS. — Fornif et mode d'attache des griffes
sible, réparties entre les diverses séries de six qui seront rompues aux périodes des essais fixés au paragraphe précédent.
Les résultats obtenus dans chaque essai seront produits pour chacune des six briquettes; on formulera leur moyenne et on signalera les anomalies, le cas échéant.
On exprimera les résultats en disant que « la résistance à la traction, mesurée en opérant sur des briquettes normales en 8, de 5 cm* de section, est de tant de kilogrammes par centimètre carré >.
B. a) Les essais normaux de rupture par traction porteront sur la pâte normale de ciment et sur le mortier normal sec, conservés dans Teau douce.
On se conformera, pour ces essais, aux dispositions générales ci*des-
SUS (A) et aux dispositions spéciales ci-après« en ce qui concerne la confection des briquettes :
b) Au moment du mélange, le ciment, le sable» l'eau et l'air seront à des températures comprises entre i5 et i8^.
Le mortier normal sec sera damé dans le moule avec une spatule en fer, (6,g. 296) longue de o m. 35 environ, manche compris, présentant unesurface de battage de 25 cm* et pesant 25o gr. On procédera d'abord par petits coups répétés sur le pourtour de la briquette, puis au centre; on frappera ensuite plus énergiquement, en suivant toujours le même chemin, et en continuant le damage jusqu'à ce que la masse commence à prendre un peu d'élasticité et que Teau, sue à la surface. On procédera ensuite au dérasement et au lissage comme il a été indiqué plus haut (A, b).
I 9. — Essais de rupture par compression
Sous réserve du vœu formulé ci-dessous, la section propose de recommander l'adoption des dispositions suivantes, pour déterminer la résistance des pâtes et mortiers de cimenta la compression :
A. a) Pour les essais de rupture par compression, on prendra comme éprouvettes les demi-briquettes séparées par la traction. Chaque demibriquette sera écrasée isolément, mais on totalisera les résultats fournis par les deux demi-briquettes jumelles.
A défaut de demi-briquettes on pourra se servir d'éprouvettes cylindriques de 45 mm. de diamètre et de 22 mm. de hauteur, confectionnées et conservées comme les briquettes destinées aux essais de rupture par traction (§8, A).
b) Les éprouvettes qui présenteront des rugosités ou des soulèvements apparents, seront aplanies par un léger frottement à la main sur une table de grès.
c) L'appareil de rupture sera disposé de telle sorte que TefFort de compression puisse croître d'une manière continue, et amener Técrasement d'une demi-briquette au bout d'une à deux minutes*.
d) Les essais seront faits aux époques fixées pour ceux de rupture par traction, et porteront comme eux sur une série de 6 briquettes.
e) Les résultats seront produits pour chacune des six éprouvettes doubles (deux demi- briquettes jumelles) soumises aux essais ; en même temps, on formulera leur moyenne et on signalera les anomalies.
On exprimera les résultats en disant que <« la résistance à l'écrasement mesurée en opérant sur des demi-briquettes normales en 8 est de tant de kilogrammes par cinq * » .
t Les appareils de compression les plus commodes sont les presses AjiSLBR-LAnoif et en parliciilier le nouveau modèle décrit pa|^e 863, figure 291, note de G-C el M.-P.
* La surface d'une briquette (par laquelle il faut diviser la char^ totale de rupture) est de3i cm* 3.
B. Les essais normaux de rupture parcompressîoa poricroat sur les briquettes de pAte normale de ciment el de mortier normal sec qui auront servi aux essais normaux de rupture par traction. A défaut de demi-briquettes, on pourra employer des éprouvettes cvlindriques de j5 mm. de de diamètre et de sa mm. de hauteur, confectionnées et conservées dans les conditions indiquées pour ces essais (g 8, B).
C. Pour tes essais a^ant pour objet la comparaison de mortiers à d'autres matériaux, on recommande provisoirement l'emploi du cube de 5o cm* de face, placé en délit'. On se conformera, d'une manière {générale, pour ces essais, aux régules adoptées pour les autres malériaux.
Vœu. — La commission exprime le vœu que des recherches soient poursuivies en vue d'étndier les avantages que pourraient présenter l'em-
Fig. sgô. — Spalnle cd «cief. Fig. ag?. — Moule pour flciion.
ploi de cj'lindres de petites dimensions pour les essais à la compressio ainsi que la substitution du poinçonnage à l'écrasement.
f 10. — Esaaii de rupture par flexion
La section propose de recommander les essais de rupture par flexion, essais qu'il y aurait intérêt à Taire rentrer dans la pratique courante des laboratoires. Les dispositions à adopter seraient les suivantes :
A. a) Four les essais de rupture par flexion, on emploiera des éprouvettes en forme de prismes de o m. 13 de long'ueur, à section carrée de o m. 02 de cdté Ifig. 397).
b) Les dispositions précédemment indiquées pour les essais à la trac-
■i-dire de manière que l'efforl s'exerce normalement A l'une des faces qui
' C'est-i-dire de manière que l'efforl s'i «Dt iiè au contact des paroi» Uiirales du
tioo, quant à la confection, au démontage, à la pesée et à la conservation des éprouvettes ainsi qu'aux périodes des essais, sont applicables aux essais à la flexion.
c) L'éprouvette à rompre reposera par une de ses faces latérales qui ont été au contact du moule, sur deux couteaux distants de o m. lo; la chargée sera appliquée au milieu, à 1 aide d'un couteau avant un tranchant lég^èrement arrondi.
L'appareil do rupture (lig*. 298) sera disposé de manière que l'eCFort exercé sur Téprouvette puisse croître d*une manière continue, à raison de I kg*, par seconde.
d) Les résultats seront, comme pour les essais de rupture par traction et par compression, produits pour chacune des six éprouvettes soumises aux essais ; en même temps on formulera leur moyenne et on sig'ualera les anomalies constatées. On exprimera les résultats en disant que ec la charge de rupture par flexion est de tant de kilogrammes pour une cprouvctte prismatique à section carrée de o m. 02 de côté, posés sur deux appuis distants de o m. 10 ».
B. Les essais normaux de rupture par flexion porteront sur des pâtes et mortiers confectionnés et conservés ainsi qu'il a été indiqué pour les essais normaux à la traction (§ 8, B).
I 1 1 . — Essais de déformation
Sous réserve du vœu formulé ci-dessous en ce qui concerne les essais à chaud, la section propose de recommander Tadoption des dispositions suivantes :
A. Les essais destinés k reconnaître les déformations déterminées par la présence des expansifs, seront effectués sur les pâtes de ciment, soit à froid, soit à chaud.
B. Essais à froid, ci) Pour ces essais, on étalera la pâte sur une plaque de verre, de manière à former une galette d'environ o m. 10 de diamètre et 0 m. 02 d'épaisseur, amincie sur les bords.
Immédiatement après leur confection, les galettes destinées aux essais dans l'eau, seront immergées dans les mêmes conditions que les éprouvettes servant aux essais de rupture (| 8, A, é).
Les galettes destinées aux essais à l'air, y seront également exposées dans les conditions indiquées pour ces éprouvettes {Ibid), On notera l'état des galettes au bout des périodes de temps admises pour les essais de rupture (7 jours, 28 jours, 3 mois, 6 mois, i an, 2 ans, etc.).
b) Si Ton veut mesurer les gonflements que subissent les pâtes de ciment par l'effet d'une immersion prolongée dans l'eau froide, on pourra employer des baguettes de o m. 80 de longueur, à section carrée de o m. 012 de côté, que l'on placera verticalement dans un tube de verre de 0 m. 026 de diamètre, rempli d'eau.
L'allongement sera accuse par le déplacement, sur un cadran, d'une
CHAUX, CIMBNTS, PLATRB 879
aiguille actionnée par une lige que l'on aura accllËe A l'extrémité supérieure de la bag:aette.
C. Esaait à chaud, a) Ou emploiera pour ces essais, des éprouvettes cylindriques de o m. o3 de diamètre et de o m. o3 de hauteur, coafeclioanées dans des moules en métal d'une épaisseur de o mm. 5. Ils seroot fendus suivant une g;énératrice et porteront, soudées de chaque cAté de la fente, deux sijfuilies de o m. i5 de long;ueur ; l'augmentation de l'écartement des extrémités de ces deux al|i^uilles donnera uoe mesure du gonflement'.
b) Les moules, aussitôt remplis, seront immergées dans l'eau froide. Une fois la prise terminée, et dans un délai qui n'excédera pas a4 heures an delà de cette prise, la température de l'eau sera élevée progressivement
Fig. 3g8. — Diipositir pour flexion.
A 100 degrés, en un temps qui devra être compris entre un quart d'heure et une demi-heure.
La température de loo degrés sera maintenue pendant 6 heures con< sccutives, et on laissera ensuite refroidir pour faire les mesures finales.
c) Nota. — Cette méthode d'essai à chaud n'est pas applicable aux ciments à prise rapide.
D. Les essais normaux de déformation porteront sur la pâte normale de ciment.
Vœa. — La commission exprime le vœu que des expériences prolongées pendant plusieurs années et portant sur un grand nombre d'échantilloaa de ciments, notamment de ciments A prise rapide, soient entreprises, en vue de fournir des données plus complètes que celles dont on dispose actuellement quant aux essais comparatifs de déformation exécutés à chaud et à froid.
S II. — Bsialt de rendement
La section propose de recommander l'adoption de dispositions ci-après :
' Voir U figure de cea moules p»ge 3[ : fig. 4 et 5 (chapitre X(X|.
A. a) Le rendemeat en pâte d*aa ciment est le volume de pâte obteou par le gâchage, à consistance normale, d*un kilogramme de ciment.
Le rendement en mortier d'un ciment est le volume de mortier obtena par le gâchage, à consistance plastique, d'un kilogramme de sable et de ciment mélangés dans la proportion correspondant à ce mortier.
b) On détermine le rendement en constatant le volume occupé, dans une éprouvette cylindrique, en verre, graduée, de o m. 06 de diamètre environ, par la pâte ou le mortier qu*on y introduit aussitôt après le gâchage, avec les précautions nécessaires pour éviter, autant que possible, Temprisonnement de bulles d'air.
c) On peut, s'il y a lieu, déterminer le rendement avec plus de précision, en moulant la pâte ou le mortier suivant un bloc de forme quelconque, et en constatant après durcissement, la différence de poids dans l'air et dans l'eau, de ce bloc préalablement enduit de suif.
B. L'essai normal de rendement portera sur la pâte normale de ciment et sur le mortier normal plastique.
§ i3. — Estais de porosité
Tout en faisant remarquer que la porosité des pâtes et mortiers, bien que susceptible d'être définie avec précision, ne peut être mesurée avec une exactitude rigoureuse, la section propose, en ce qui concerne cette mesure, l'adoption des conclusions suivantes :
A. La porosité d'une pâte ou d'un mortier a pour mesure le rapport du volume des vides que présente cette pâte ou ce mortier au volume apparent total, le vide comprenant le volume occupé par l'eau d'imbibitîon et par l'eau hygrométrique, A l'exclusion de l'eau de combinaison, qui fait évidemment partie du plein.
Si Ton appelle V le volume apparent total, i; le volume du plein, la porosité est donnée par la formule :
V — 1; Porosité = •
B. a) Pour déterminer la porosité, on opérera sur des éprouvettes ayant, autant que possible, un volume apparent compris entre o litre 3o et o litre 5o.
b) Le volume du plein (y) s'obtiendra en prenant la différence (P — p) du poids de l'éprouvette sèche, pesée dans l'air (P), et du poids de l'éprouvette imbibée d'eau, pesée dans l'eau (/>).
Pour réaliser Timbibition complète, on maintiendra l'éprouvette pendant 1/4 d'heure dans lair raréfié à une pression ne dépassant pas 26 mm. de mercure, et on fera arriver de l'eau sur l'éprouvette jusqu'à son immersion complote, en conservant le même degré de vide. Une fois l'éprouvette recouverte d'eau, on laissera la pression atmosphérique se rétablir, et on attendra 24 heures avant de faire la pesée qui doit donner (p).
CHAUX, CIMBNTS^ PLATRB 88!
A défaut de moyen convenable pour raréfier Tair, on produira Timbibîtion par l'action de Teau bouillante, quand les mortiers pourront supporter cette action sans inconvénient, A cet effet» on laissera l'éprouvette le pied dans Peau pendant 48 heures ; au bout de ce temps, on l'immerg-era complètement dans Teau froide qui sera portée à l'ébullition et maintenue ensuite au même état pendant a heures. Puis, on laissera refroidir sans sortir Téprouvette, et on fera, au bout de a4 heures, la pesée qui doit donner (/>).
Pour obtenir la dessiccation de l'éprouvette, on la maintiendra, jusqu'à ce qu'elle ne perde plus de poids, dans une étuve chauffée à 4o ou 50^. Le poids final mesuré sera (P). Pour cette opération, on évitera avec soin la pénétration dans l'étuve de l'acide carbonique provenant des produits de la combustion de l'appareil de chauffage. Pour certains produits, la dessiccation effectuée dans ces conditions pourra ne pas faire disparaître toute Teau hjgrométique ou, au contraire, enlever un peu d'eau combinée, ce que laisse subsister une légère incertitude sur les valeurs trouvées pour la porosité.
c) Le volume apparent de Téprouvette (V) peut s'obtenir par des mesures directes, si elle présente une forme géométrique. Dans le cas contraire, on mesurera ce volume en prenant la différence entre le poids de l'éprouvette pesée dans Teau et dans l'air, son état d'imbibition étant resté le même. Pour assurer la constance de cet état d'imbibition, on enduira l'éprouvette d*une mince couche de suif fondu, qui sera posée au pinceau et étendue avec le doigt. On aura soin de faire la pesée dans l'eau avant la pesée dans Tair.
C. à) L'essai normal de porosité portera sur le mortier plastique âgé de a8 jours, conservé dans l'eau.
b) Pour les essais qui seraient faits sur des mortiers d'âge et de composition différente, on recommande d'employer, de préférence, des mortiers dosés à I : a et I : 5^ âgés de 7 jours, 28 jours, 3 mois, 6 mois, i an...
c) Dans tous les cas, on indiquera la composition, l'âge et le mode de conservation du mortier soumis aux essais.
S 14. — Estait de perméabilité
La section n'a pu, faute de renseignements suffisants, formuler aucune proposition pour la mesure de la perméabilité des pâtes et mortiers en ce qui concerne le gaz.
Elle propose, pour la perméabilité en ce qui concerne l'eau, de recommander l'adoption des dispositions suivantes :
A. à) La perméabilité des pâtes et mortiers sera exprimée par le nombre de litres d'eau écoulés à l'heure, à travers un bloc cubique (fig. 299) de 5o cm^ de face dans les conditions ci-après :
b) L'eau destinée aux filtrations sera amenée par un tube de verre de
o m. o35 de diamètre et de o m. 11 de hauteur, scellé verticalement à
l'aide de ciment pur, sur la face supérieure du bloc posée çn délit, préala- J. PosT. — Analyse chimique. 2* édit. fr., t. II. 57
blemcQi repiquée pour mettre le mortier bien à vif. Le tube, fermé à sa partie supérieure par un bouchon en caoutchouc, sera mis en communication avec un réservoir élevé au niveau correspondant à la chargée d*ean. On adoptera pour cette charge, suivant la perméabilité des mortiers, des hauteurs de o m. lo, i mètre ou lo mètres '.
c) Avant d*ètre mis en expérience, le bloc sera immergé dans un bac pendant Ifi heures, avec les précautions nécessaires pour arriver à une imbibition aussi complète que possible.
Une fois mis en expérience, le bloc sera maintenu immergé sur toute sa hauteur.
d) Le volume écoulé à Theure sera constaté après 24 heures, 7 jours aS jours, 3 mois. etc. ^..
e) Les constatations porteront sur 3 blocs semblables ; on donnera les résultats moyens correspondant seulement aux deux blocs les plus concordants. En même temps qu*on exprimera la perméabilité aux diverses
Fig. 299. — Cube pour perméabilité.
époques (24 heures, 7 jours, 28 jours, 3 mois, etc.), on aura soin de faire connaître les charges (o m. 10, i mètre ou 10 mètres) sous lesquelles 00 aura opéré.
B. a) L'essai normal de perméabilité portera sur le mortier normal plastique âgé de 28 jours, conservé sous Teau.
b} Pour les essais qui seraient faits sur des mortiers d*âge et de composition différente, on recommande d'employer, de préférence, des mortiers plastiques dosés à i : 2 et à i : 5, âgés de 7 jours, 28 jours, 3 mois, etc.
c) Dans tous les cas, on indiquera la composition, Tâge et le mode de conservation du mortier soumis aux essais.
Vœu. — La commission exprime le vœu qu'il soit procédé à des études en vue d'établir des méthodes d'essai de perméabilité des mortiers en ce qui concerne les gaz.
S i5. •— Essais de décomposition par Feaa de mer
Bien que les conditions dans lesquelles s'effectuent, dans les laboratoires, les essais de décomposition des pâtes et mortiers par l'eau de mer, en
< Au cas où Ton serait conduit à adopter des hauteurs différentes, on choisiraitde préférence des mvHiples de o m. 5o.
GHAtJK, CIMBIITS» PLATIlB 883*
exagèrent généralement les effets, ces casais peuvent donner des indications utiles et doivent être recommandés.
La section propose d'adopter^ en ce qui concerne ces essais, les conclusions ci^près :
A. a) Les essais seront faits par immersion et par filtrations.
b) On emploiera, pour Timmersion, des briquettes noroiales en 8^ maintenues 24 heures après leur confection, dans un bac conteoimt de l'eau de mer qui sera renouvelée tous les deux jours pendant la première semaine et ensuite toutes les semaines. Pendant la première semaine, le volume de Teau devra être égal à 4 fois, au moins, celui des briquettes.
c) On emploiera pour les filtrations des éprouvettes en forme de blocs cubiques, semblables à celles destinées aux essais de perméabilité et disposées ainsi qu'il a été indiqué pour ces essais (§ i4» A). La charge sera de o m. 10, I mètre ou 10 mètres, suivant la perméabilité des éprouvettes soumises aux essais. On opérera sur deux séries d'èprouvettes ; celles de la première série seront maintenues à Tair, et celles de la deuxième seront maintenues immergées de toute leur hauteur dans de Teaa de mer.
d) A défaut d'eau de mer naturelle, on pourra se servir d'une eau de mer artificielle ajant la composition suivante :
Chlorure de sodinm(NaCl ) 3o grammes
Sulfate de magnésie cristallisé (SO^Mg, 7H*0). 5 » Chlorare de magnésium cristallisé (MgCI*,
Sulfate de chaux hydraté (SO^Ga, 2HK)) . . i,5 »
Bicarbonate de potasse (CO*KH> .... 0,2 y*
Eau distillée de pluie ou de rivière^ bouillie . i .000 ))
e) Des séries de briquettes normales en 8 et de blocs cubiques seront conservées dans Feau douce pour servir de témoins.
y*) On exprimera les résultats des essais en donnant les indications suivantes, comparativement pour les éprouvettes et leurs témoins.
i» Modificatioa de l'aspect des éprouvettes;
2° Résistance à la traction et à la compression pour les briquettes immergées et à la compression pour les blocs soumis aux filtrations ;
3^ Composition chimique.
Les essais seront faits, suivant les cas, à Tune ou à plusieurs des époques fixées pour les résistances à la rupture (28 jours, 3 mois, 6 mois, I an...)
B. a) L'essai normal de décomposition par l'eau de mer portera sur le mortier normal plastique ; pour les essais par filtrations. on opérera sur des éprouvettes âgées de 28 jours, conservées dans Tean de mer.
b) Pour les essais qui seraient faits sur des mortiers d'âge et de compositîoos différents, on recommande d'employer, de préférence, des mortiers dosés à I : 2 et à 1 : 5, âgés de 7 jours, 28 jours, 3 mois, etc.
e) ))ftas tous les cas, on indiquera la composition, l'âge et le mode de conservation du mortier soumis aux essais.
SUPPLEMENT AU TQME 11
I iG, — Bim1« d'«db&r«nce
La flectïoD propose de recommaDder pour les essais d'adhérence Tadoptioii des dispositioDS suivaates, tout en signalant que quelqucs-aoes d'entre elles, basées sur un nombre d'expériences relativement restreint. no sauraient être considérées comme dëEniCives.
A. Pour comparer la force d'adhérence des ciments, on soumettra à des essais de rupture par traction, des éprouvettes en forme de double T,
Pig. 3oo, — Houle pour adliércrice. Fig. 3oi. — Eproavctle pour xlhirencF.
coofeclionnées à l'aide du moule spécial dont le dessin est donné (Gg. 3oo. et 3oi). Chacune des deux maticres dont on étudie l'adhérence devant constituer l'une des moitiés de l'éprouvette. On se conFormorH pour ces essais aux dispositions ci-aprés :
Fig. 3oi. — DiaposiliF pour adhérence.
B. Essai normal destiné à comparer la force d'adhérence de divers ciments à nue même matière.
a) Ou préparera des blocs normaux d'adhérence en mortier composé, en poiils, d'uncquantité déciment portiand passé au tamis degoo mailles et de deux parties de sable normal n" 3 (| 6, 3", A, C). Le mortier sera gAché avec g o /o d'eau el comprimé très fortement dans le moule dont le
fond aura été préalablement garni par une plaque métallique mobile. Les blocs d'adhérence seront immergés dans Teau douce au bout de a4 heures ; ils y seront conservés jusqu'au moment de Temploi, et au moins pendant 28 jours. Quand on voudra les utiliser, on les fera sécher ; puis on passera la surface d'adhérence au papier d'émeri. .
b) On emploiera pour les essais le mortier normal plastique, qui sera introduit, par un simple tassement à la truelle, dans le moule disposé de manière que le bloc normal d'adhérence en forme le fond. Le démoulage de Téprouvette constituée par le bloc normal soudé au mortier à essayer, se fera une fois la prise complètement terminée.
c) On se conformera, quant au nombre et à la conservation des éprou* vettes, aux périodes des essais, au mode de rupture et à l'expression des résultats, aux prescriptions concernant les essais de résistance à la traction.
C. Essais destinés à comparer la force d'adhérence d'un ciment à diverses matières.
a) On adoptera, pour ces essais, les dispositions ci-dessus, à cette diftérence prés que les blocs normaux d'adhérence seront remplacés par des blocs confectionnés avec les diverses matières à essayer.
Si la matière peut être moulée, le bloc d'adhérence sera confectionné à l'aide du moule, comme un bloc normal.
Si la matière est solide, on préparera une plaquette de quelques millimètres d'épaisseur, ayant une face bien dressée, que l'on placera au fond du moule, et on complétera le bloc en remplissant avec du ciment pur.
b) Dans le cas où Ton ne ferait pas usage du mortier normal plastique, on indiquerait la composition du mortier employé.
CONCLUSIONS RBLATIVBS AUX ESSAIS DBS CHAUX
1® Chaux hydrauliques
En raison des difficultés que l'on éprouve à fixer, pour la réduction en pondre des chaux hydrauliques en pierre, des règles permettant d'obtenir dans les laboratoires, des résultats comparables à ceux réalisés dans les usines ou sur les chantiers, la section croit devoir se borner à faire porter ses conclusions sur les chaux livrées à l'état pulvérulent. Ces conclusions sont les sui^radtes :
I I*'. — Finesse de blutage
Mêmes conclusions que pour la détermination de la finesse de mouture des ciments (II, §§ i»'), sauf en ce qui concerne le tamis le plus fin
(4.900 mailles). La sectîoD propose de le remplacer par un tamis de a. 025 maillés, ainsi défini :
Nombre de mailles par m. ...... 2.026
— fils par centimètre linéaire 4^
Grosseur des fils. ' o mm. 10
I 3. — Poids spécifique
Mêmes conclusions que pour les ciments (II, § 2).
I 3. — Densité apparente
Mêmes conclusions que pour les ciments (II, § 3). Les essais deyront porter sur la chaux hydraulique en poudre, telle qu'elle est livrée, et sur la fine poussière ayant passé au tamis de 2.025 mailles.
4. — Analyse chimique. — Essai d'homogénéité Mêmes conclusions que pour les ciments (IL |§ 4 et 5).
I 5. — Confection des pâtes et mortiers normaux /<» Paie normale de chaux Mêmes conclusions que pour les ciments (IL § 6, i*, A).
2^ Mortiers normaux
A. Mêmes conclusions que pour les ciments (H, § 6, 2*, A).
B. a) II sera fait usag'e pour les essais autres que ceux de rupture, de deux mortiers normaux plastiques, et pour les essais de ruptu re, de deux mortiers normaux secs ^
b) Les mortiers normaux seront dosés en poids, l'un, à raison d'une partie de chaux pour trois de sable (260 g-r. de chaux pour 750 gr. de ^able), l'autre, à raison d'une partie de chaux pour cinq de sable (167 gr. de chaux pour 835 gr. de sable) et gâchés à la truelle pendant cinq minutes en opérant sur un kilogramme de matière, comme les mortiers de ciment (| 6, 2*, B, b).
c) Les mortiers normaux secs seront confectionnés avec du sable normal simple.
* Il convient de remarquer que, depuis plusieurs années on tend déplus en plus à n*utîliser, en France, que le mortier plastique i : 3 pour tous les essais (Note de G. C. et M. P.)
CHAUX, CIMBNT8, PLATRB 887
La quantité d'eaa employée au gâcha^^c sera de t^5 gr., au^^mentés du i/6 de celle nécessaire pour amener un kilogramme de chaux à Tétat de pâte normale, dans le cas du mortier dosé i : 3, et augmentés du 1/9 de cette quantité, dans le cas du dosage i : 5.
d) Les mortiers normaux plastiques seront confectionnés suivant les règles indiquées pour les mortiers de- ciment (II, § 6, a^, B, d), avec du sable normal composé \
C. On recommande pour les essais autres que les essais normaux, d'employer, de préférence à tous autres, le dosage en poids d'une partie de chaux pour quatre de sable normal.
Vœu. — Gomme pour les ciments, la commission exprimera le vœu,, qu'après une entente internationale, des mortiers normaux plastiquessoient employés pour les essais de toute nature, à l'exclusion des mortiers normaux secs.
I 6. — Estait de prite Mêmes conclusions que pour les ciments (II, § 7).
S 7. — Estait de rupture (comprettion, traction, flexion)
Mêmes conclusions que pour les ciments (II, § 8, 9 et 10), sauf les modifications ci-après :
a) Les éprouvettes seront démoulées, autant que possible, au bout de 24 heures, et exposées dans le milieu choisi pour leur conservation, après avoir été maintenues à l'air pendant un délai de 2, 4 ou 7 jours comptés à partir du moment de la confection.
Dans tous les cas, il sera fait mention de ce délai en même temps qu*on indiquera les résultats des essais.
b) Les essais normaux de rupture porteront sur les mortiers normaux secs dosés à i : 3 et i : 5, conservés dans l'eau douce ; il ne sera pas fait d'essais normaux sur la pâte de chaux.
i 8. — Estait de déformation
Même conclusions que pour les ciments (II, § i i), sauf en ce qui concerne les essais à chaud, pour lesquels la température de Teau (C, a) doit être réduite de 100 à 5o degrés.
* Actuellement, dans tous les laboratoires français on emploie poar le (i^âcha^ du
mortier normal pUslique de chaux dose i : 3 une quantité d'eau déduite à l'aide
d*une formule de la quantité d*eau nécessaire pour réduire la chaux à l'état de pâte
normale. Ladernière circulaire du ministère des Travaux publics prescrit la proportion
d'eau calculée au moyen de la formule 55 -| P; F étant le poids d'eau nécessaire
pour transformer i kiloç. de chaux à l'état de pâte normale (Note de G. C. et M P.)
{ 9. — Estai de rendement» de porosité et de permtebiiité
Mêmes conclusions que pour les ciments (II, § 12, i3 et i4)« les mortiers sur lesquels porteront les essais normaux, seront les mortiers normaux plastiques dosés à i : 3 et i : 5.
I 10. -> Bssais de décomposition par l'eau de mer
Mêmes conclusions que pour les ciments (II, § i5), sauf en ce qui concerne l'immersion des briquettes (A, b), pour laquelle le délai après la confection sera porté de 34 heures à 2, 4 ou 7 jours, comme pour les essais de rupture. Les essais normaux porteront sur les mortiers normaux plastiques dosés à 1 : 3 et à i : 5.
I II. — Bssais d*adhérenoe
Mêmes conclusions que pour les ciments (II, § 16). Les essais normaux porteront sur les mortiers normaux plastiques dosés à i : 3 et à I : 5.
2* Chaux grasses
£n l'état de la question des essais des chaux grasses, la section croit devoir se borner à proposer l'adoption des conclusions suivantes :
A. Les essais des chaux grasses ayant pour objet d'apprécier leur degré de pureté, comporteront, soit l'analyse chimique, soit dans le cas où l'on n'aurait pas besoin d'une grande précision, la lévigation.
a) Les conclusions relatives à l'analyse chimique des ciments sont applicables à l'analyse des chaux grasses (II, § 4)*
b) Pour les essais de lévigation, on réduira en pâte un poids déterminé de chaux en pierre, et on soumettra cette pâte à l'action d'un courant d*eau, en prenant les précautions nécessaires pour que les matières étrangères ne puissent s'échapper. Le rapport du poids de ces matières au poids total soumis à l'essai, donnera la mesure du degré de pureté de la chaux.
B. Le rendement des chaux grasses sera déterminé en opérant sur un kilogramme de chaux en pierre, suivant la méthode indiquée pour le ren* dément en pâte des ciments (II, § 12, A).
Pour cet essai, la chaux en pierre sera tout d'abord éteinte par immersion, puis gâchée à la consistance plastique normale (II, § 6» i*. A).
Vœu. — La commission exprime le vœu, que l'étude de la question des essais des chaux grasses soit poursuivie.