POUR LES FOURNITURES DE CIMENTS DE GRAPPIERS
Définition du produit, — Le ciment de /^rappiers sera produit par la mouture des grappiers formant le résidu de la fabrication des chaux bien cuites, séparés de ces dernières par des extinctions et des blutag'es successifs.
Composition chimique. -^ Le ciment ne devra pas contenir plus de 1,5 p. 100 d'acide sulfurique, ni plus de 5 p. 100 de magnè.sie, ni moins de 22 p. 100 de silice combinée. Si le ciment est destiné à des travaux en prise à la mer, on stipulera en outre qu'il ne devra pas contenir plus de 3 p. 100 d'alumine. Ces chiffres ne seront pas obligatoires pour les
^ Les chiffres ci-dessus sonl des minima. Les ingénieurs pourront les augmenter après s'être assures que les usines sont en mesure d'obtenir ceux qu'ils indique-* ront.
* Même observation qu'à l'article précédent.
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Ciments qui aàroiit subi avec succès les essais effectues par la Commission des chaux et ciments, sur la demande des fabricants désireux de présenter leurs produits aux adjudications de travaux publics.
Finesse de mouture, — Lé ciment devra laisser au plus 3o p. loo de son poids sur le tamis de 4>900 mailles par cm^ et lo p. loo sur le tamis de 900.
Durée de prise, — Le ciment immergé dans de l'eau potable devra avoir commencé à faire prise dans un délai de cinq heures et avoir fait complètement prise dans un délai de quatorze heures.
Résistance à la traction du mortier de ciment. — Les éprouvettes de mortier immergées dans Teau potable, au bout de vingt-quatre heures^ devront présenter une résistance à la traction par centimètre carré qui sera au moins de :
8 kgr. au bout de 7 jours^ 12 — — 28 — *.
Si le ciment est destiné à des travaux en prise à la mer, les résistances exigées à sept et à vingt huit jours seront portées respectivement à 10 et à i5 kg. La résistance devra d'ailleurs augmenter au moins de 2 kg. du septième au vingt-huitième jour.
Déformations à froid et à chaud. — Les galettes et éprouvettes seront conservées dans une atmosphère humide pendant vingt-quatre heures. Ensuite, on immergera les galettes dans l'eau de mer pour les travaux en prise à la mer. La température de l'essai de déformation à chaud des éprouvettes sera de 100* et sera maintenue pendant trois heures L'augmentatien de l'écartement des pointes des aiguilles ne devra pas dépasser 5 mm. pour les travaux à la mer et 10 mm. pour les autres travaux.
' Les chiffres ci*dessos soot dss mioima. Les IngéDÎenri pourront les augmenter •près s'être assurés que les usines sont en mesure d'obtenir ceux qu'ils indiqueront.
PRODUITS CERAMIQUES
Par les D^ H. Seger et E. Cramer (Berlin)
Toutes les poteries sont fabriquées à l'aide d'uac matière se ramollissant plus ou moins rapidement au contact de leau et devenant plus ou moins plastique, ce qui permet de lui donner une forme déBnie à Taidc d'une pression plus ou moins forte, suivant la proportion d'eau qu'elle renferme. L'eau est éliminée par la dessiccation, autant qu'elle n'est pas chimiquement combinée. Pendant la dessiccation, les objets conservent la forme qu'on leur a donnée et acquièrent une certaine dureté, mais à cet état, ils possèdent encore la propriété d'être ramollis par Teau et de pouvoir être transformés de nouveau en une masse plastique. En g-énèral, le volume occupé par les objets moulés diminue pendant la dessiccation ; ce phénomène est désigné sous le nom de retrait. Lorsqu'on chauffe les objets à une température .suffisante pour chasser l'eau chimiquement combinée, leurs propriétés subissent une transformation complète. Leur résistance aug'meutc considérablement et ils deviennent complètement insensibles à l'action de Teau. Une masse, dont Teau chimiquement combinée a été chassée par la cuisson, ne peut être en aucune façon rctransformée en masse plastique. Contrairement à la plupart des corps, l'argile possède la propriété de ne reprendre par aucun procédé l'eau chimiquement combinée dont on l'a privée, c'est-à-dire qu'elle ne peut en aucune façon être ramenée à son état primitif. La cuisson est généralement accompagnée d'un nouveau retrait, que l'on désigne sous le nom de retrait de cuisson, pour le distinguer du retrait de dessiccation.
L'élément principal et indispcnsa])lc de toutes les poteries est l'argile, bien qu'en quantité il puissequelquefoisôtredépassé par lesautres éléments. L'argile est indispensable par le fait qu'elle est seule à po.sséder la plasticité permettant de modeler les objets. Dans la plupart des cas, on l'additionne d'autres substances ayant pour but de modifier convenablement ses propriétés primitives ; ce sont les amaigrissants et les fondants :
I. Les amaigrissants ont pour but de diminuer le retrait et de s'op^ poser à ce que la forme primitivement donnée aux objets ne soit pas trop modifiée par l'elFet d'un retrait exagéré. On emploie comme amaigrissant deux matières principales dont l'argile rendue anhydre par cuisson et ayant atteint son retrait maximum, ce qui fait qu'elle ne peut prendre de
retrait sensible par une nouvelle cuisson. A cet état, on la (iési|j|;'ne sous le nom de chamotte. Le second amaii^crissant est le quartz plus ou moins finement broyé ou à son état de division naturel qui est le sable.
2. Fondants. — La masse argfileuse a la propriété de durcir par une faible cuisson, mais tout en restant poreuse. Par une plus forte cuisson, la masse se ramollit partiellement et finit par devenir absolument compacte. Cette transformation est facilitée et peut être réalisée par une cuisson plus faible, ^râce à l'addition de substances que l'on désig-ne sous le nom de fondants. Les principaux corps de ce j^enre sont les alcalis, les terres alcalines et l'oxyde de fer. Dans la plupart des cas, ces substances ne sont pas ajoutées telles quelles, mais sous forme des différentes combinaisons existant dans la nature, telles que le feldspath, les roches feldspath iqucs, lo carbonate de chaux, l'argile ferrugineuse, etc.
La proportion d'amaigrissant et de fondant à ajouter à l'argile dépend du but que le produit doit remplir. Dans certains cas, on n'ajoute que de l'amaigrissant, lorsqu'il n'estpas nécessaire que le produit devienne compact par la cuisson. Dans d'autres cas, on n'emploie que des fondants, notamment lorsque l'argile employée est naturellement fortement mélangée d'amaigrissant (argile sableuse). Enfin, dans d'autres cas encore, on choisit l'argile la plus pure et on lui ajoute des quantités exactement connues d'amaigrissant et de fondant à un grand état de division. Ceci est notamment le cas du produit le plus parfait de la céramique, la porcelaine.
Glaçnre. — Dans beaucoup de cas les poteries reçoivent extérieurement un enduit d'une masse plus fusible qu'elles, si bien qu'à la température de cuis.son employée elle se transforme en une couche vitreuse formant après refroidissement un revêtement, qui, en raison de sa dureté et de son imperméabilité, protège la masse argileuse de la pénétration des liquides et des détériorations mécaniques. Les revêtements de ce genre sont désignés sous le nom de glaçures. Ces glaçures renferment les mêmes substances que la masse argileuse mais en proportions différentes, les fondants étant en grand excès. Outre les fondants déjà cités, on introduit encore dans les glaçures différents o.xydes métalliques, notamment l'oxyde de plomb et, dans certains cas, t'oxyde d'étain ainsi que l'acide borique.
Pour établir une classification des nombreux produits de la céramique et avoir un coup d'œil sur leur ensemble, il convient de les diviser en deux grandes classes, comme le fait Knapp, produits poreux et produits compacts. Chacune de ces deux classes se subdivise à son tour comme le montre le tableau suivant :
1. — Produits céramiques poreux I . Matériaux de construction
a) Pâtes cuites colorées (produits de la briqueterie) : briques, briques de parement, briques creuses, tuiles poreuses, tuiles pour couverture, tajaux de drainage, terres cuites pour ornementation.
b) PAtes à peu près blanches après cuisson (produits réfractaires) : briques ot tous objets en terre réfractaire.