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198 CHAPITRE KXI
Ud essai particulier est encore nécessaire pour les glaçures elles émaux plombifères appliqués sur les ustensiles de cuisine et les récipients servant à la mesure des liquides. Dans ce cas, ce n'est pas seulement la résistance de la g'iaçure qui doit être considérée, mais aussi les inconvénients hyg'iéniques qui peuvent apparaître, lorsque ces ustensiles cèdent du plomb aux liquides qu'ils contiennent. La loi allemande prescrit que la glaçure ou Témail des ustensiles de ce i^enre ne doit pas céder de plomb lorsqu'on y fait bouillir du vinaigre à 4 o/o d'acide acétique pendant une demi-heure. Les législations étrangères possèdent des dispositions analogues.
De récentes recherches, notamment celles de M. Pukàll *, ont montré que cette loi n'est pas rigoureusement applicable. L'expérience prouve que tous les ustensiles recouverts d'une glaçure plombifère cèdent du plomb, sans exception, alors même que la pratique a montré leur parfaite innocuité ; la proportion de plomb dissoute est parfois inférieure à 0,001 gr. d'acétate par litre de liquide. Il est par suite probable qu'à l'avenir les dispositions légales fixeront la teneur en plomb maxima tolérée par le liquide bouilli ou spécifieront que le produit de la première ébullition ne doit pas être considéré et que c'est le résultat d'une seconde ébuUition qui est seul décisif. Cette façon de faire correspond d'ailleurs à l'usage de la pratique qui veut que les ustensiles soient d'abord rincés avant de servir. Le meilleur procédé pour le dosage du plomb dissous est la méthode colorimétrique indiquée par Pukall.Ou prépare quatre solutions types renfermant respectivement o gr. i, o gr. o5, o gr. oi et o gr. ooi d'acétate de plomb par litre. Afin d'obtenir une comparaison plus exacte, il paraît bon de dissoudre l'acétate, non pas dans l'eau pure, mais dans l'eau contenant 4 o/o d'acide acétique. Le plus souvent, on ne se contente pas de préparer ces quatre solutions, on prépare en outre des solutions intermédiaires ou des solutions plus concentrées renfermant jusqu'à o gr. 5 par litre. On fait bouillir le récipient à essayer, au bain de sable s'il est nécessaire, avec une solution d'acide acétique à 4 o/o pendant une demi-heure. Pour empêcher 1 evaporation, il est bon de placer au-dessus un ballon à fond rond constamment refroidi par circulation d'eau. Après refroidissement, on introduit lo cm^ de liquide bouilli et autant de chacune des liqueurs types dans des tubes à essais de même diamètre, puis on ajoute à chacun un égal volume d'une dissolution aqueuse saturée à froid d'hydrogène sulfuré et fraîchement préparé. Après agitation, on voit quelle est la place à donner au liquide bouilli, en raison de sa coloration brune entre les diflFérentes liqueurs types.
Dans certains cas, il est nécessaire d'avoir une indication sur la dureté du verre. 11 paraît tout indiqué de se servir d'une échelle de dureté analogue à celle de Mohr, qui est employée en minéralogie. Mais l'expérience montre que cette manic^re de procéder est inapplicable aux verres car les verres se rayent tous les uas les autres, môme les plus teodres rayent les plus
' Sprechsaal, 190C, n- 32 et a3.
VBURBS BT GLAÇURES 199
durs. Hbrz et Auerbàgh ont cherché à déterminer la dureté en appliquant à l'aide d*une pression donnée une petite boule du diamètre donné sur une surface plane. II est facile de supposer que dans ces conditions la g'randeur de la surface de contact doit augmenter à mesure que décroît la dureté du corps examiné. Les déterminations de dureté faites sur un g'rand nombre de verres ont fourni des résultats absolument inconciliables avec la résistance de ces différentes sortes de verre à Tusure, telle qu'elle est connue par la pratique. Il semble, par suite, que ce procédé mesure plutôt l'élasticité du verre que sa dureté. Lbcrenier est parvenu à la conclusion que la seule mesure de la dureté d'un verre est exclusivement fournie par sa résistance à l'usure.
La fragpilité du verre ne dépend ^généralement pas seulement de sa composition, mais aussi et surtout de la marche du refroidissement. Lorsque les molécules du verre chaud et mou n'ont pas trouvé le temps de se mettre en état d'équilibre stable, en raison d'un refroidissement trop rapide, le verre devient fragile, aussi bonne que soit sa composition. Dans ce cas, le verre possède un pouvoir réfringent anormal ; examiné au polarimètre, le verre mal recuit apparaît comme biréfringent. C'est en se basant sur cette observation que Hagenbkrg ^ a proposé d'examiner au polarimètre les objets en verre avant de les acheter.
* Ver. der Bascler Naturl, Get. Vol. VI.
TABLE DES MATIÈRES
Chaujc, 1.— Matière première^ 3.-* Analyse chimique, 4* " Silicates insolubles, silice solublc, oxyde de fer et alumine, 4. — Chaux, magnésie, 5. -— Acide sulfurique (gypse), soufre (pyrites), 7. — Acide carbonique, 8 (appareil de Baur, 9, appareil de Dietrich-Frûhling, 11. appareil de Sander, i5). — Contrôle de la fabrication, 16. — Produits fnbriqués, 18. — Chaux pour mortiers aériens, 18.— Chaux hydrauliques. 30.— Briques silico calcaires, aa (matières premières, aa, fabrication, a4. produit fabriqué, a6|.
Ciments, a6. — Ciment romain, a6. — Ciment de Portland, 37. — Matières premières, 37. — Fabrication, a8. — Produit fabriqué, 38. — Analyse chimique. 38. — Essais physiques, ag — Définition du ciment de Portland, 3o. — Emballage et poids; temps' de prise, 3o. — Constance de volume, 3i. — Finesse de broyage, essais de résistance, 33. — Résistance à la traction et à l'écrasement, 33. — Description des essais pour la détermination de la résistance à la traction et à la compression, 34. — Mélange des mortiers, 34. — Préparation des épronvettes d'essai, 35. — Essais de la constance de volume, 48. — Essai de déformation à chaud, 5i. — Essai du poids spécifique, 53.— Poids du litre, 57. — Essai de la perméabilité, 5g. — Ciments mixtes, 61. — Produits hydraulifiants.
Plâtre, 71. — Matière première, 71. — Fabrication et produit fabriqué.
Appendice : Arréié ministériel concernant les fournitures de ciment de chaux hydraulique destinés à Texéoution des travaux dépendant de l'administration des Travaux publics en France, 77.
Généralités, 83. — Matières premières, 87. • Prélèvement des échantillons, 8g.— Analyse de l'argile, 91. — Analyse chimique complète, 92. — Analyse rationnelle, 99. — Analyse mécanique ou par lévigation, 100. — Détermination du point de fusion, 108 — Essai du ramollissement à la chaleur, 116. — Essai de la plasticité et du pouvoir agglomérant. 117. — Manière dont l'argile se comporte pendant le moulage, la dessiccation e^ la cuisson, ii9. — Substances amaigrissantes, lag. — Fondants, i34. — Contrôle de la fabrication, i35. — Pâtes, i35. — Cuisson, i38. — Analyse des produits de la combustion des fours, 143. — Réglage du tirage, i46. — Produits fabriqués, i53. — Forme extérieure et dimensions, aspect delà surface et de la cassure, i53. — Densités apparente et réelle, degré de compacité, i53. — Résistance à l'écrasement. i54. — Résistance à la gelée, i58. — Perméabilité à l'eau, iSg. — Teneur en sels solubles, résistance à l'usure, iGo. — Résistance à la striction, 161. — Résistance au choc, 163 — Résistance au feu, 164. - Résistance aux acides, i65.
202 TABLE DES MATIERES
Verres et glaçures
Généralités, 167. « Malières premières, 179. — Acide silicique, 173. — Chaux, minium et lithar^e, 174- — Alcalis. 176. — Borax, acide borique, 176. — Roches employées comme additions» décolorants, 180. — Fabrication et produit, 180. — Essai du verre i l'aide du chalumeau, 181. — Détermination quantitative des différents éléments de verre, 186. — Alumine et oxyde de fer, oxyde de zinc et oxyde de mang^anèsc, i8g — Chaux et magnésie, alcalis, acide sulfurique, fluor, 190. — Etain, arsenic et antimoine, acide phosphorique, 191. — Acide borique, 193. — Essai de la résistance, 194.
LAVAL. — IMPRIMERIE L. BARMÊOOD ET c'*.
AVIS DES ÉDITEURS
La deuxième édition française, entièrement refondue, du Traité d'analyse chimique appliquée aux essais industriels de J. Post et B. Neumann comprendra trois volumes grand in-S^ d'environ looo pages chacun, avec de nombreuses ligures ; elle sera publiée en neuf fascicules se vendant séparément et renfermant, autant que possible, un groupe d'industries ayant entre elles certaines analogies. Chaque chapitre est soigneusement revu et complété ; il ne s'agit donc pas d'une simple traduction, mais d'une édition complètement mise à jour. Les additions que les traducteurs ont cru devoir introduire sont intercalées entre crochets.
Le tome premier contiendra
Premier fascicule