‹ Traité complet d'analyse chimique appliquée aux essais industrielsChapitre 6 sur 150 · jr = -=-;r = 27 parties de scories · texte numérisé non relu

jr = -=-;r = 27 parties de scories

Ce procédé n'est en défaut que l'orsqu'on se trouve en présence d'un mélangée contenant en même temps plusieurs sortes de scories ou de ciment, cas très rare pour les ciments du commerce.

D'après de récents essais, les ciments de Portland purs peuvent renfer' J. PosT. — Anaii/êe chimique, 3* édit. fr., t. II. 5

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mer uQc petite proportioD d'éléments lég'ers, qui ne dépasse jamais 6 p. 100. Si la proportion trouvée est supérieure à ce cliiffre, on peut conclure à l'addition ultérieure de scories.

Le cimenfr de scories est obtenu en broyant très finement de la chaux éteinte avec des scories de hauts fourneaux granulées. On ajoute la plus grande importance au broyage parfait et au mélange intime. On obtient ainsi Une poudre gris clair, possédant un toticher très doux, dont la densité est inférieure à celle du ciment de Portiand (2,6 à 2,9). On l'emploie de préférence pour les travaux hydrauliques, parce que sa résistance à i*air laisse à désirer.

L'analyse chimique et les essais physiques des ciments mixtes sont les mêmes que ceux du ciment de Portiand. Pour le ciment de scories, il faut accorder une attention toute particulière à la constance de volume, car ce produit foisonne' dès que son broyage ou son mélange n'ont pas été effectués avec tous les soins désirables.

On rencontre parfois, quoique très rarement, des ciments do Portiand falsifiés par l'addition de matières minérales de peu de valeur ; telles sont la chaux, la marne, le trass, l'argile cuite ou le schiste argileux. On a également signalé le spath pesant.

Par lévigation et par examen séparé des particules les plus grosses, se distinguant de la masse principale par leur aspect, il est facile de reconnaître la nature de la falsification. Pour déterminer la proportion de matières ajoutées, on se sert de la liqueur d'iodure de méthylène parce que les substances citées plus haut sont moins denses que le ciment de Portiand, à l'exception toutefois du spath pesant, dont la séparation est facile en raison de sa grande densité (4,4 à 4*7)-

On n'a jamais lieu de faire dos recherches de ce genre avec les cimenta fabriqués en Allemagne, car l'association des fabricants allemands de ciment de Portiand a décidé que tout produit ayant reçu une addition de corps étrangers, soit pendant soit après la cuisson, ne peut être considéré comme ciment de Portiand; la vente de produits de ce genre sous le nom de ciment de Portiand constitue une tromperie pour l'acheteur. Sont tolérées cependant, jusqu'à concurrence de 2 p. 100, les petites additions qui peuvent être nécessaires pour régler la durée de la prise du ciment. Lors« qu'un membre de l'association contrevient à cette obligation, il doit en être exclu, et son exclusion est portée à la connaissance du public.

Il est rare devoir une industrie protéger jusqu'à ce point les intérêts de ses clients. Au point de vue des consommateurs, l'initiative de l'association allemande est très louable.

IV. Produits hydrauliflants. — Les produits hydraulifiants sont des substances qui, mélangées à la chaux, lui communiquent la propriété de durcir sous l'eau. Une des substances de ce genre connue depuis Tantiquité est la pouzzolane, ainsi nommée parce qu'on la rencontre à Pouzzoles, près de Naples. C'est une sorte de tuf d'origine volcanique possé** daut une structure granuleuse, peu poreuse. On l'extrait encore aujourd'hui en grande quantité au Vésuve et aux environs de Naples; en Âuvergnei

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on trouve aussi une roche analog-ue. La pouzzolane est à peU près com^ plètement décomposée par l'acide chlorhydrique concentré, la majeure partie de la silice qu'elle contient est donc sous forme de silicates facile-» ment décomposables. Leur action sur les mortiers hydrauliques repose sur la formation par voie humide d'une combinaison de chaux et d'acide silicique.

L'argile de Santorin, qui provient de Ttle grecque de ce nom« possédé des propriétés analog'ues. Elle est un peu moins facilement décomposée par l'acide chlorhjdrique et possède à l'état brut une résistance et une densité inférieures à celles de la pouzzolane.

Le plus important des produits h jdrauli fiants est le trass, que Ton trouve en g'randes masses dans la vallée du Rhin et notamment dans celles delà Nette et du Brohl. Le trass de la meilleure qualité est poreux, sa cassure est à arêtes vives, il possède à peu près la résistance d'ude brique bien cuite et une couleur gris bleu, tirant parfois sur le jaune. Les couches supérieures, qui sont de couleur plus claire, moins dures et mélauj^ées de st'histe et de pierre ponce, sont moins estimées. Le trass est broyé sur les li(*u.\ mêmes d*extraction, mais on l'emporte aussi eu roches, aGd de se prémunir contre les falsifications*

L'analyse chimique du trass s'effectue comme celle des autres silicates^ mais elle ne possède qu'une importance secondaire ; par contre, l'essai de sa valeur technique est important. La Commission allemande dos essais pour les matériaux de construction (Cong'rès de Rudesheim, 1900) a fixé comme il sait les conditions de son essai.

1. — Dosage de Feau hygroscopiqae et de Ceau d* hydratai io ri

{perte par calcination).

Remarque préalable, — Le trass de bonne qualité est préparé à Taide du tuf. La détermination de la perte par calcination indique g'énéfalement si le trass a été fabriqué avec des matières possédant un pouvoir hydraulique convenable.

Le trass de bonne qualité doit Subir une perte d'au moins 7 p. 100 à la calcination (eau d'hydratation chimiquement combinée). Cependant cet essai ne doit pas être considéré comme décisif pour sa valeur.

Les trass, perdant de 5^5 à 7,6 a la calcination, peuvent être employés pourvu qu'ils remplissent les conditions imposées relativement à leur lésistance.

a) Préparation des échantillons. — On prélève un échantillon moyen de 20 g-r. de trass enviroD> et on le pulvérise danS un mortier, jusqu'à ce qu'il passe entièrement à travers un tamis de 5. 000 mailles au centimètre carré.

Si le trass à examiner provient de tuf non broyé, on prélève un échan-* tillun moyen de 10 kgr., en fragments gros comme le poing*, que l'on pulvérise dans un mortier^ jusqu'à ce que toute la matière passe à travers un

tarais de 10 mailles. On mélangée intimement le tout à nouveau, puis on en prélevé i kgr., que Ton pulvérise jusqu'à ce qu'il passe à travers un tamis de 60 mailles. Un nouvel échantillon de 100 gr. est amené à traverser un tamis de 900 mailles et employé pour les dosag'es ultérieurs.

b) Détermination de la perte par dessiccation» — Pour déterminer l'eau hygroscopique mécaniquement fixée, on pèse 10 gr. de trass dans un flacon à tarer avec bouchon rodé, dont le fond possède au moins 4 cm. de diamètre. Le flacon est chaufl^é pendant trois heures à 98® dans une étuve à enveloppe d'eau et circulation d'air ; pendant cette opcralioo. son ouverture est munie du bouchon placé dans une position inclinée.

Le flacon est ensuite fermé avec le bouchon encore chaud, puis rais à refroidir dans un exsiccateur. La perte de poids subie par l'échantilloQ est considérée comme représentant la proportion d'eau hygroscopique contenue dans le trass.

On doit veiller k ce que la flamme ne dépasse pas le fond de Tétuvc et ne vienne pas chauffer directement la porte, ce qui aurait pour effet d'élever la température de l'enceinte à plus de 100^. D'autre part, il faut s'assurer qu'il n'y a aucune condensation de vapeur d'eau dans l'étuve.

Pour le dosag'e exact de l'eau mécaniquement fixée, il est nécessaire de prolonger la dessiccation à 98® jusqu'à poids constant. En pratique, trois heures de dessiccation sont suffisantes, car, au bout de ce temps, la perte de poids n'est que de quelques millièmes, dont la perte à la calcination se trouve augmentée.

c) Perte par calcination. — Pour cette détermination, on opère sur 10 gr. de substance préparée suivant a). On les chauffe dans un creuset de porcelaine ou de platinq pendant trente minutes au chalumeau ou pendant quarante minutes au four de Hempel. Le trass contenant simultanément de l'eau et de l'air, le chauffage doit s'effectuer lentement au début; sans cette précaution l'air et la vapeur d'eau ne manqueraient pas d'entraîner de fines particules de matières, ce qui aurait pour effet de fausser les résultats.

Dès que la calcination est terminée, le creuset est saisi avec une pince préalablement chauffée et mis à refroidir dans un exsiccateur. On déter* mine la perte de poids après refroidissement.

Dans le calcul de l'eau d'hydratation, on tient compte de la quantité d'eau hygroscopique présente, et l'on rapporte le résultat obtenu au poids de la matière séchée à 98®.

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