‹ Traité complet d'analyse chimique appliquée aux essais industrielsChapitre 8 sur 150 · IV. — Résistance à la traction et à la compression · texte numérisé non relu

IV. — Résistance à la traction et à la compression

Les essais s'effectuent avec un mélange de 2 parties de trass, i partie d'hydrate de chaux pulvérulent, 3 parties de sable normal et 0,9 à i partie (en poids) d'eau. Les essais mécaniques s'exécutent dans les conditions décrites au sujet des ciments. Les essais de traction s'effectuent vingt minutes après la préparation, les essais de compression vingt-quatre heures après l'extraction du moule ^.

à 900 mailles soit dea5 p. 100 aa plus, el le résidu rcstanl sur le tamis à 5. 000 maiU les de 5o p. 100 an maximum.

* Il est à recommander d'essayer à l'aiguille de Vicat les morliers après simple <>zposilion à l'air, lorsqu'ils doivent être utilisés pour des constructions aériennes.

> En pratique, il est d'usage d'exiger qu'au bout de quatre jours et à i5* l'aiguille de Vicat, chargée de 1 kgr., ne pénètre pas dans le mortier de plus de 5 mm. Dès le second jour, la trace du doigt ne doit plus pouvoir s'y imprimer. Pour des températores supérieures à i5*, la charge doit être augmentée et portée à 2 kgr. pour i8*,75 et i 3 kgr. sS, pour aa«, 5 (A. HAMBLOck, Der reinische Trass),

* h est actuellement d'usage d'exiger que le mortier de chaux et de trass présente ane résistance à la traction d'an moins 12 kgr. par centimètres carré et une résistance à la compression d'au moins 60 kgr., et cela au bout de vingt-huit jours. On eiTeetoe 10 essais, et l'on prend la moyenne des 6 résultats les plus élevés obtenos.

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Les échantillons sont d'abord conservés pendant vingt-quatre heures dans une caisse en zinc pemplie d'air humide, puis on complète leur durcissement en les plaçant sous Teau à i5-i8^ C. pendant six ou vingt-sept jours.

Le trass est employé dans les conditions où il est fourni ; la chaux est une chaux grasse aérienne de bonne qualité, en l'absence d'une chaux normale déterminée. On concasse 5 kgr. de chaux vive en fragments gros comme des noix, on les iptroduit dans un tamis perforé et on plonge le tout dans l'eau à ao^ jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de bulles d*air. La chaux éteinte est placée pendant huit jours dans une caisse fermée, doublée de zinc. Au bout de ce temps, on la tamise sur un tamis à 120 mailles, et l'on rejette les fragments trop gros.

La chaux éteinte dans de bonnes conditions renferme environ 25 p 100 d'eau. Si Ton veut la conserver pour des essais ultérieurs, il faut l'enfermer dans des récipients hermétiquement clos.

Le sable à employer est le sable de Freienwalde, choisi comme type .

Le mélange des éléments du mortier s'effectue au moyen du mélangeur de Steinbruck-Schmelzer, en opérant de la façon suivante : on introduit dans l'auge circulaire une quantité pesée de trass et de chaux en poudre, puFs on les mélange à sec par 20 rotations du mélangeur. Pendant la première rotation qui suit, on ajoute la quantité d'eau nécessaire et l'on parfait le mélange par 19 nouvelles rotations.

Telles sont les prescriptions officielles. Elles contiennent toute la méthode d'essai, si bien qu'il y a peu à leur ajouter. Nous ferons remarquer que depuis 1904 l'emploi d'une chaux normale déterminée est prévu pour ces essais. Cette chaux provient de la carrière Christinenklippe, à Rubcland. La préparation de la bouillie de chaux s*eflectue sous la surveillance de l'office d'essai des matériaux de Gross-Lichterfelde West. La vente a lieu par l'intermédiaire du laboratoire pour rindustrie céramique de H. Seger et E. Cramer. La chaux normale est fournie en boîtes de fer blanc hermétiquement soudées renfermant respectivement 4 et 35 kgr.

Contrairement aux dispositions primitives qui prévoient l'emploi de chaux éteinte en poudre, on se sert actuellement de bouillie de chaux contenant 52 à 54 p- 100 d*euu. Il est important de connaître exactement la proportion d'eau de celle-ci, afin de savoir combien de chaux est finalement contenu dans le mortier préparé.

Si l'on reconnaît la nécessité de diminuer la proportion d'eau, on y parvient en étendant la pâte sur des plaques de plâtre recouvertes d'un papier filtre.

En pratique» l'essai àTaiguille deVicAT s'effectue avec un mortier renfermant B parties de trass, i partie de chaux et i partie d'eau^ le tout en poids, On effectue l'essai au bout de 2 jours ou de 4 jours, à la tempéra • ture de i5o. Dans le premier cas, la masse ne doit plus prendre Timpression du doigt et dans le second l'aiguille de Vicat chargée d'un kilogr., ne doit pas s'enfoncer de plus de 5 mm.

A des températures plus élevéçs, la chargée de l'aiguille est coqvenablemeQt augmentée ; elle est de a kg. à ig^, de 3 kg. i/4 à 22''5.

Oo exige CD outre que le poids d*un litre de trass non tassé, ne soit pas supérieur à 940 gr.

Comme succédanés des produits hydrauliques naturels, on emploie différentes masses préparées artificiellement, notamment des résidus de diverses fabrications. Toutes les matières renfermant beaucoup de silice facile à combiner peuvent entrer en ligne de compte. On utilise ainsi le résida laissé parla fabrication du sulfate d'alumine, le verre pilé, la poudre de brique, les cendres de charbon et surtout les scories de haut fourneau granulées, I/essai de ces substances au point de vue de leur valeur hydraulique s'^elfectue exactement comme celui du trass.

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