‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire (volume 2)Chapitre 6 sur 87 · CHAPITRE Ils · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ils

+ TISSU CELLULAIRE

ee Trame fondamentale de tt l'organisme, siége primitif de la grande majoritéW#si ce n’est de toutes les inflammations, des abcès et des autres altérations morbides, le tissu cellulaire occupe nécessairement une grande “place en chirurgie. Dépourvu de lamelles, de cellules, de maiïlles, d’ampoules adipeuses chez l'em® bryon, où il forme la presque totalité de l'être, fragile, homogène, sans extensibilité, il s'altère, se déchire avec une facilité extrème. Aussi rien n'est-il fréquent comme les maladies du fœtus ayant la naïssance , et d'autant plus qu'on se rapproche davantage de la conception; si bien que la plupart des monstruosités, des simples diformités, que le bec de lièvre, par exemple, n'en sont que des restes. Ces caractères, qu'il conserve en partie dans l'enfance, font que lesinflammations diffuses ÿ sont moins communes qu'après la puberté, et que, si la réunion des plaies en est rendue plus prompte, les points de suture qu’on est quelquefois obligé d'employer coupent, divisent aussi bien plus aisément les tissus. Pris dans l’âge adulte, où

il importe surtout de le considérer, le tissu.

cellulaire se divise naturellement en deux por tions, l'une qui sépare la peau des aponéyroses, l'autre qui a son siége entre les aponévroses et les os, qui sert de moyen de transmission et d'isolement aux autres organes, en même temps qu'il en constitue le canevas.

$ 1er. — Tissu cellulaire sous-culané.

Sous la peau, la disposition du tissu muqueux offre deux nuances, qu'il faut se garder de confondre. Ses lames les plus rapprochées du derme sont filamenteuses, celluleuses ou aréolaires, bien plutôt que lamelleuses; tandis que, près des toiles fibreusess il est presque constamment d'une grande Jaxité, dépourvu de cellules adipeuses et de filaments, souple et formé de feuillets superposés , aussi extensibles que minces. Cette particularité, dont les auteurs n'ont point fait mention, sans doute, parce qu'ils n'en ont pas saisi l'imporlance pathologique, mérite cependant la plus grande attention.

Page 1