‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 10 sur 173 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

étant enlevée, on s'occupe de la couche sous-cutanée ; on voit quelle en est l'épaisseur, quels vaisseaux, quels nerfs, etc., s’y rencontrent. Il en est de même pour l’aponévrose; une troisième couche appartient aux muscles, et contient aussi des divisions vasculaires ou nerveuses, du tissu cellulaire, des lames fibreuses. Une quatrième , une cinquième, et parfois même une sixième couche, se remarquent encore avec des éléments semblables, et ainsi de suite jusqu'aux os. On a, de cette manière, l'avantage de ne rien laisser d’inconnu derrière soi, d'indiquer tout ce qui se trouve dans chaque couche, de rendre en quelque sorte mathématique la marche de l'instrument à travers les tissus. Mais une pareille méthode n’est pas applicable à toutes les régions. Il n’y a guère que les parois du ventre qui s’en accommodassent parfaitement. Ailleurs, les plans organiques ne sont pas assez distincts. Les vaisseaux , les nerfs, les feuillets fibro-celluleux , sont trop importants, se distribuent à des lames trop diverses, pour qu’on puisse ainsi les diviser en lamelles sans inconvénient. Ensuite, la délimitation des couches n'ayant rien de naturel, serait nécessairement arbitraire. L'esprit ne retiendrait qu'avec une extrême difficulté les détails dans lesquels on se croirait forcé d'entrer. Les mêmes organes se retrouvant dans un grand nombre de plans successifs, entraîneraient à des répétitions sans fin dans la même région. Enfin, il serait presque impossible d’arriver à au cune considération , soit pathologique , soit opératoire, relative aux systèmes généraux de l’économie. Get ordre, bon à suivre dans un manuel destiné aux élèves qui s’exercent sur le cadavre, serait donc insuffisant dans un traité

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