PROPREMENT DITS
Ant. 14, — Structure.
Ç 1. — Trame fondamentale.
Le canevas du tissu osseux est l'élément cellulaire, ce qui le rend apte à contracter les maladies propres au reste de l'organisme ; mais cet élément y estmodifié de manière à
08, 145 recevoir une forte proportion de sels terreux, d’une part, et à secrcter, del’autre, la matière grasse connue sous le nom de moelle. Dans le jeune âge, la sécrétion graisseuse se faisant à peine, c’est la texture osseuse qui l’emporte, Seulement, comme il s’y trouve en même temps une grande proportion de gélatine, les os sont d'autant moins disposés à se briser, et d'autant plus prompts à se consolider une fois la fracture opérée , que le sujet est plus jeune. Dans la vieillesse , on observe tout le contraire : la substance huileuse prédominant, fait que la portion purement osseuse diminue en même proportion. On serait porté à croire, d’après cela, que la disposition des 6s aux solutions de continuité va en diminuant avec les progrès de l’âge; mais, comme ils perdent en même temps leur gélatine ou matière organique fondamentale, c’est leur fragtlité et non leur souplesse qui augmente après ‘âge adulte. Le surcroît de phosphate calcaire admis dans le système osseux des vicillards par presque tous les auteurs, pour expliquer la fréquence de leurs fractures, n'existe réellement pas. L'huile médullaire devient de plus en plus abondante, ét la trame cellulo-vasculaire s’atrophie dans la même progression ; mais la quantité absolue de matières icrreuses n’augmente pas.
La substance osseuse se présente sous Sous de fibres, et constitue le tissu compacte partout où la moelle manque. Ailleurs elle se montre sous l’aspect de lamelles, de follioles ou de filaments, qui, en se réunissant, s’entrecroisant de diverses manières , produisent le tissu réticulaire et le tissu spongieux,.
Que Ja raréfaction de la substance des os soit l'effet ou
la cause de la surabondance de moelle qu'ils renferment, peu importe ; toujours est-il que plus elle est prononcée, plus ils sont faciles à briser, à écraser, et vice versa.
«Après l’âge critique, cette raréfaction et la prédominance du suc médullaire sont tellement marquées chez la femme surtout, que la portion moyenne des os longs semble elle-même se transformer en tissu spongieux, qu’une sorte de canal médullaire s'établit jusque dans le col du fémur, par exemple, qu’on peut les écraser et les rompre avec une facilité vraiment surprenante. Il m'est souvent arrivé, dans nos amphithéâtres, de couper sans peine avec le scalpel les extrémités articulaires du fémur, du tibia, de l’humérus, le corps des vertèbres, les os du tarse de sujets semblables, quoique leur squelette n’eût jamais offert la moindre apparence de lésion. C’est d’ailleurs un état extrêmement fréquent, digne de fixer l'attention, qui réclame des recherches nouvellés, et qui ôte une grande partie de leur merveilleux à ces observations de fractures presque spontanées dont parlent une foule d'auteurs, Saviard', MM. Richerand”4Larrey?, Cruveilhier ‘, entre autres,
Dans l'enfance et dans certains os, les os grêles et quelques os plats en particulier, la matière médullaire ‘est si rare et l’élément gélatineux si abondant au contraire, que les fractures incomplètes, niées par tant de personnes, s’y