XVI INTRODUCTION
éléments, le développement, les variétés de la région, et terminer par quelques remarques chirurgicales. C’est la marche adoptée par M. Blandin, et que Béclard avait, dit-on, imaginée. Elle a pour avantage d'offrir à l’esprit des divisions très-nettes, et de classer les objets avec une grande précision. Ses inconvénients sont d’éloigner trop les conséquences de leur principe, et de manquer ainsi le but avoué de l'anatomie chirurgicale. Se bornant à énumérer les parties, elle ne laisse dans la mémoire que des notions trop vagues pour être véritablement utiles. Enfin, il m'a semblé qu'apprenant peu de chose à ceux qui savent, elle était insuffisante à ceux qui ne savent pas, et que de cette façon l’anatomie ne rendait ni au praticien ni à l'élève tous les services qu'ils ont droit d'en attendre. Il serait mieux peut-être, si on voulait élaguer toute description, de s’en tenir, comme le veut M. Cruveilhier, à rappeler chaque couche, chaque tissu, chaque organe, en ajoutant immédiatement les remarques pathologiques et chirurgicales qui peuvent s’y rattacher dans la région qu’en examine ; mais alors, ce serait de la pathologie accompagnée de notions anatomiques, bien plus que de l'anatomie soit chirurgicale, soit topographique.
D. — Ordre anatomico-chirurgical, et méthode analytique. Une autre marche me reste à mentionner. Dans celle-ci, on prend d’abord la région dans son ensemble, puis chacun des tissus ou des organes qui la composent, de manière à en faire ressortir toutes les particularités locales, soit de rapports, soit de texture, soit de fonction, en ayant soin de mettre sans cesse sous les yeux du lecteur lin-