‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 13 sur 173 · INTRODUCTION. XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XVII

fluence de ces particularités sur le développement, la marche, la terminaison, le traitement des maladies, et sur la valeur relative où absolue des opérations. C'est la méthode qui me paraît préférable, si l’on tient à combiner l'anatomie topographique avec l'anatomie chirurgicale. De nombreux reproches peuvent lui être adressés, cependant. Elle permet des détails graphiques qui semblent n’appartenir qu’à l'anatomie descriptive. Forçant de revenir, à l'occasion de chaque couche ou de chaque organe, sur ses connexions avec les autres éléments remarquables de la région, elle expose à d'assez nombreuses répétitions. Tenant à rapprocher autant que possible la déduction pratique de la remarque anatomique, elle disperse une foule de considérations qu'il serait plus agréable de trouver réunies dans un même paragraphe. Enfin, elle a linconvénient de ne présenter que par fragments des détails qui peuvent se rattacher à une seule opération, à une même maladie, ou à quelque ensemble de phénomènes que la raison voudrait ne pas séparer. De ces difhicultés toutefois, il en est quelques-unes qui sont plus apparentes que réelles, qu'il est au moins possible d’atténuer, La description des organes, par exemple, ne laisse pas d'offrir de grands avantages. Elle rappelle aux praticiens , aux élèves mêmes, des notions que la plupart d’entre eux ont pu oublier. Elle montre d’ailleurs les objets dans un ordre où leur esprit n'avait point pris l'habitude de les considérer. Ce ne peut être après tout qu’une superfluité. Ne fautil pas que le chirurgien connaisse la région qu’il examine, indépendamment de toutes les autres ? I] lui importe absolument au moins de savoir que la peau, le tissu cellu- SAR b

XVIEL INFRODUCTION.

laire, les aponévroses, les muscles, les vaisseaux, etc., se présentent là, avec tels caractères, dans tels rapports. Ces rapports, ces caractères propres à chaque localité, l’'anatomie descriptive ne les apprend point, et ne peut pas les apprendre. En définitive, ce n’est point une description complète qui convient alors. Le tout se réduit aux données qui se rattachent plus ou moins directement aux opéra tions ou à la pathologie, et chaque auteur est maître de les restreindre ou de les étendre à son gré.

Les remarques chirurgicales ainsi disposées, servant d’accessoire à chaque phrase descriptive, font mieux sentir la liaison qui existe entre ie principe et sa conséquence, rendent la lecture du tout moins aride, fixent davantage l'attention, et sont incomparablement plus faciles à reteair que si elles étaient rassemblées dans un chapitre spécial à la fin de chaque article. On peut en outre remédier à l'inconvénient de ces remarques disséminées , en réservant en dernier lieu toutes celles qui demandent une connaissance préalable des tissus qu'on a jugé à propos de noter, Rien n'empêche non plus de grouper autour de l'organe ou des organes importants les détails opératoires qui peuvent les concerner. Enfin, ceite méthode convient également sur le cadavre et dans le cabinet. Elle exerce sans cesse la réflexion du chirurgien, sans gêner la mémoire ce l’anatomisie.

En résumé donc, on peut faire de l'anatomie topographique ; 1° par ordre de superposition, c’est-à-dire en prenant ies objets couche par eouche sans distinction de tissus ; 2° par ordre de tissus, c'est-à-dire en passant successivement d’une couche où d’un système organique à

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