DU MENTON
leur ligature devenait nécessaire, il faudrait s’attendre à quelques difficultés, attendu que, se rétirant dans lés muscles, et qu’enveloppées dans un tissu cellulaire serré, elles échappent aisément aux pinces.
$ 5. — Les veines sont disposées comme les artères. Quelques-unes, sous-cutanées et assez volumineuses, descendent dans la région sus-hyoïdienne pour se jeter dans la veine linguale ou là jugulaire antérieure. Principälement ramifiées dans la peau, elles peuvent devenir variqueuses, et déterminer cette teinte rouge, plus où moins foncée, que présente habituellementle menton de certains sujets. $ 6. — Les vaisseaux {ymphatiques du menton n’ont rien de particulier , et se jettent presque immédiatement dans les ganglions sous-maxillaires.
$ 7. — Les nerfs de la région mentonnièré viennent du cou, de l'os maxillaire inférieur et de la région génienne. Les premiers sont quelques filets du myloïdien et de la branche sous-mentale du plexus cervical. Les derniers sont des rameaux de la branche inférieure du facial. Tous sont superficiels. Le dentaire, qui sort de los par le trou mentonnier, reste profond. Se distribuant dans lés muscles , il est placé de manière que, s’il était le Siége d’une névralgie , on en ferait aisément et sans danger la section où l’excision. Pour cela, il suffirait d’inciser le dedans de la lèvre, äù niveau de la dent canine ou de la première molaire, On le trouverait à quelques lignes plus bas, appliqué sur l'os, entouré de tissu cellulaire lamelleux, et recouvert par le muscle carré.
= $ 8. — Constitué par le corps seul de la mâchoire, le squelette présente ici, sur Ja ligne médiane, la symphyse,
assez peu solide chez l’enfant pour permettre sa disjonction sous l'influence d’une force extérieure , d’un coup, par exemple. Au-dessous de cette ligne, on remarque une petite surface triangulaire , qui n’est recouverte que par la peau. Le trou mentonnier se voit en dehors, tout près des limites de la région, vis-à-vis de la première dent molaire. Aussi peut-on amputer une grande partie du menton, sans aller jusqu’à l’ouverture ni à la branche principale du nerf dentaire. A | Chez l'adulte, l’os maxillaire est si épais dans cette résion, que ses fractures directes ont, quoiqu'à tort, été regardées comme impossibles par quelques auteurs. La saillie qu’il forme, plus grande chez l'enfant à cause de l'ouverture de l’angle de la mâchoire, augmente de nouveau chez le vieillard par Suite de la chute des dents, et de ce que l'angle, devenu très-prononcé chez l'adulte, s’'émousse alors et devient plus obtus. Son périoste n’a + rien de particulier. Les muscles en étant séparés par un tissu cellulaire plus distinct que celui qui est sous la peau, font que l’inflammation revêt souvent le caractère phlegmoneux au voisinage de l’os. Comme tous lestissus offrent d’ailleurs moins de densité dans ce sens, les foyers liquides, de quelque nature qu'ils soient, ônt plus de tendance à se porter vers la bouche que vers l'extérieur. C’est aussi par là qu’on doit les ouvrir, afin de produire moins de douleurs, et d'éviter les cicatrices à l'extérieur.
AnT. V. — Région labiale.
Comprenant les deux lèvres, cette région, limitée en