‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 141 sur 173 · CAVITÉ BUCCALE · texte numérisé non relu

CAVITÉ BUCCALE

quoique les deux mâchoires fussent fortement serrées l'une contre l’autre.

Chez beaücoup de personnes on voit aussi entre les dents d’autres petits espaces qui produisent celte disposition ondulée qu’on remarque à là circonférence de Ja langue, quand elle est le siége d’ une inflammation. Au reste, il faut remarquer que la paroi des alvéoles, se confondant presque aussitôt en dedans avec la voûte palatine , se trouve plus courte et plus forte dans ce sens qu'en dehors; particularité qui semble indiquer qu’en appliquant le talon de la clef de Garangeot sur le côté palatin du bord maxillaire , on s’exposerait moins, dans l'extraction des dents, à briser les alvéoles qu’en le plaçant sur sa face externe. Le point d'appui serait plus solide en eflet, et les

racines deptaires , naturellement un peu courbées, sortiraient avec moins d’effori. je.

4. Remarques. —Lapremière petite molaire, correspondant au trou sous-or bitaire et au trou mentonnier' » Servirait ay antageusement de guide dans la section des nerfs qui s’échappent de ces ouvertures. La pression des parties molles

de la face, des ; joues, des lèvres en particulier, bien que peu manifeste en apparence, est cependant laf principale cause de h direction que conserventles dents pendant la Croissance. Aussi manquent-elles rarement de proéminer en av ant, de se rapprocher du plan horizontal, chez les-personnes affeciées de bec de lièvre ou de perte de substance au pourtour de la bouche. De 1à même les succès obtenus par la

mm

4 Gerdy, loc, cit., p, 131,

compression des côtés ou du contour de la voûte palatine fendue, et que le raccoûtrement de la face déformée procure également à la longue’. Peut-être même les dents ne sont-elles plus ou moins saillantes ou avancées vers l’extérieur, chez les divers individus, que par suite de la tendance plus ou moins grande des lèvres à se retirer en dedans. Le volume de la langue ayant pour but ,-outre ses fonctions spéciales , de lutter contre une pareille tendance, en remplissant la bouche, en réagissant contre toute la face interne de la double arcade dentaire, devient à son iour cause des particularités que je signale; en sorte que la destruction de cet organe aurait encore pour suite le renversement des dents vers le palais, si d’autres puissances ne forçaient pas bientôt les mâchoires à s’aplatir, et la cavité buccalé à disparaître en grande partie.

Les tubercules et la forme presque carrée des grosses molaires, permettant à celles d’en bas de s’engrener avec celles d’en haut, deviennent ainsi de quelque secours pour prévenir les déplacements dans les fractures de la mâchoire inférieure. Arrêtée dans son développement par le bord de l'apophyse coronoïde , la dent desagesse, déviéeen arrière, doitréagir contreson nerf, et de lales phénomènes fâcheux qui en précèdent quelquefois l’éruption * ; de là aussi le soulagement que procure alors l'extraction de la dent voisine, én faisant de la place à l’autre.

L’élévation insensible du bord alvéolaire pour se conti-.

4 Gensoul, Journal de Lyon, 1830. 2 Foirac, Paris, 1829, et Revue méd., 1828,1t4 1, pe 396,

CAYITÉS BUCCALE, 341

nuer avec l’apophyse coronoïde, fait que La gencive, entourant, non plus seulement le collet, mais bien aussi la couronne de la dernière dent ; ne peut se gonfler sans être forcée de se prolonger en avant, etde tendre à glisser entre les deux mâchoires ; d’où ses ulcérations et les violentes douleurs qu’en produisent les inflammations *,

Le liseret dentaire des gencives, quoique assez ferme pour augmenter à un très-haut degré la solidité des dents, n'étant néanmoins que plaqué au pourtour de leur collet, ne s’enflamme presque jamais sans se décoller ?; aussi est-il indispensable, si on y applique le caustique, ou des topiques, de les porter avec le plus grand soin sur sa face interne , et de ne pas se borner.à sa crête tranchante ou à sa face libre. |

La dureté des gencives faisant, à l'égard de’ toutes les dents, ce que l’apophyse coronoïde produit au sujet de la dent de sagesse, explique les souffrances de la première

dentition. La résistance que trouve le nouvel organe du côté dela bouche, F obligeant à comprimer et le périodonte et l appar eil vasculo-nerveux du centre de la dent, rend

compte du bien que produit l’incision de la gencive en pa-

reil cas. C’est au peu d'épaisseur des plaques osseuses de leur réceptacle qu’on doit de pouvoir ramener graduelle-

ment à une meilleure position les dents déviées, et c’est

à leur rapports avec la mâchoire , aussi bien qu'à leur situation , qu’il faudrait encore s'adresser pour ce qui con cernela chirurgie de la plupart de leurs altérations; mais

ne

1Velpeau, Gazette méd, de Paris, 1635.

Bretonneau, De la Diphtérite, etc, Paris, 1826, p. 41,

ceci rentre en entier dans le domaine du dentiste’. La présence de ces petits organes ayant encore pour but de retenir les aliments dans la bouche tant que la mastication n'est pas complète, fait que leur arrachement expose au passage, continuel des malières qu "elles triturent , de la cavité buccale dans la rainure qui sépare leur face externe des parties mollés du visage. L’extrême densité des gencives montre comment il se fait que la carie des dents amène si fréquemment le gonflement de toute la figure, et des abcès dans le fond de la rainure-alvéolofaciale , où les tissus sont doués d’une grande laxité, plutôt que dk côté de leur coller. :

Gomme les dents recoivent leurs nerfs de la cinquième paire , qui..en fournit aussi à l'œil, il est tout simple que leurs maladies produisent quelquefois l’amaurose : ouvertes dans la bouche par la carie, ellespeuvent donner accès à divers corps étrangers, et devenir ainsi l’origine de symp: tômes dont il serait difficile de soupçonner la cause. On s'aperçoit, au bout de deux ans de traitement, qu’un amaurotique avait une dent cariée qu’on enleve, Unetige d'herbe s’y trouvait renfermée. Le malade s’est promptement rétabli *. Le système nerveux qui les vivifie se distribuant aussi à toute la tête, explique enfin comment une simple dent malade peut être la cause long-temps ignorée de mi= oraines, de névralgies de tous les points de la-face, dé fluxions, d'érysipèles, d’ otalgie , et d’une foule d’ autres accidents.

1 Toirac, loc.cit.,'et Thèse, ñ. 114. Paris, 1823, 2 Galenzowsky, Arch. gén, de Méd,

La résistance de l’os temporal en arrière , etdes lèvres

en avant, expliquerait , à la rigueur, pourquoi l V’arc de la

mâchoire ne s'agrandit plus après la premi i'ère dentition :

si Miel’ n'avait pas été victorieusement réfuté. su». ce point par M. Delabarre * et les dentistes modernes.

KE — Dela Langue.

Fixée sur l’os hyoïde, qui participe à la plupart de ses mouvements, la langue, liant la parole à la déglutition et la respiration, m'oblige à revenir un instant sur elle.

À. Papilles. — Sur sa face dorsale, l'enveloppe de la langue est très-épaisse et couverte d’un grand nombre de petits reliefs appelés papilles. En arriere, ces papilles, larges , aplaties, présentent un pertuis dans leur centre, etconstituent des organes de sécrétion, de véritables cryptes, quise réunissent autour de l’excavation nommée trou borgne. Au milieu , ainsi qu'à la pointe et sur les bords, où la membrane est beaucoup plus fine, elles deviennent, au contraire, coniques ou fongt formes , sont petites ; érectiles, et forment des organes de sensation. Leur examen mérite la plus grande attention dans les maladies aiguës , et n’est pas sans importance dans lesaffections chroniques. Quoique leur couleur etleur proéminence varient presque à l'infini dans les divers dérangements de la santé, on porit dire en général que , si elles sont pâles et peu développées , si la langue est lisse ou plus ou moins chargée, les organes

" ECEFERS ” ! j LRU

1 Soc. méd, d’Émul., t, 9, p. 536.

2 Seconde Dentit, Paris, 1826, * Oudet, Diet, de Méd,, 2° édit., art, Dents.

de la digestion, et l'estomac en particulier, supporteront sans danger les médicaments évacuants ou excitants: tandis que, si elles sont rouges, relevées sur la muqueuse, si elles paraissent tendres, il faut y aller en général avec précaution. La texture serrée de cette membrane , et son peu d’extensibilité, font qu’il s’y manifeste souvent des gerçures , syphilitiques surtout, et que les tumeurs qu’on y remarque sont presque toujours dures et d’un petit vo= lume.

Tout-à-fait en arrière, la membrane de la langue s’amincit et forme trois replis, deux sur les côtés, qui vont envelopper les piliers antérieurs du voile palatin, l’autre, sur la ligne médiane, qui unit la langue à l’épiglotte. A la face inférieure. de l'organe, elle est souple, mince, peu abhérente, et d’une couleur brunâtre , teinte que lui donnent par transparence les veines ranines qu’elle recouvre immédiatement. $

En se réfléchissant sur la paroi inférieure de la bouche, cette membrane forme une espèce de crête frangée, dans laquelle se trouvent quelques vésicules adipeuses. C’est à l'endroit où cette crête vient s’unir avec celle du côté Opposé que se trouve, près du frein, lorifice du canal de W arthon. Les petits conduits de la glande sous-linguale s'ouvrent un peu plus en arrière.

B. — Le tissu proprede la langue, composé de fibres extrêmement déliées et diversement entrecroisées, mais dont la majeure partie se dirigent d'avant en arrière, fait que ses inCisions doivent être dirigées dans ce sens, et que les tumeurs cancéreuses de sa pointe doivent être emportées dans un Jlambeau triangulaire dont la base soit en avant.

Ces fibres sont fournies par les muscles lingual , génioglosse, hyo-glosse Stylo-glosse et différents autres plans, dont MM. Bauer, Blandin”° et Gerdy se sont occupés avec avantage dans ces derniers temps. Prenant toutes leur point fixe en arrière et en bas, elles font que, pendant les opérations, il est difficile de tenir le sommet de la langue au dehors. Aussi ai-je pris l'habitude en pareil cas de passer un ruban de fil au travers, pour en faire une anse qui me permet d'entraîner l'organe dans tel ou tel sens. Chef langue renferme un grand nombre d’artères, toutes données par la carotide externe, Les seules qui méritent un peu d'attention sont la dorsale de:la langue , la palatine inférieure qui se distribuent aux environs ou dans le tissu des tonsilles, et surtout la ranine, Placée à la face inférieure , d’abord entre les muscles hyo-glosse, génioglosse et lingual , qui la rendent assez profonde en arrière, celle-ci devient ensuite très-superficielle en approchant de la pointe de l'organe , où la membrane muqueuse la recouvre presque seule. Aussi faut-il, dens l'opération du filet, porter l'extrémité des ciseaux en bas plutôt que vers la plaque avec laquelle on relève la langue. Sa marche tortueuse, la mollesse et la mobilité des tissus qui l’enveloppent , font qu'après sa section elle se rétracte beaucoup À et devient par là très-difficile à lier, L’humidité naturelle des parties, s’opposant à l’action astrictive de l’air sur les tissus divisés, fait d’un autre côté que la cautérisation avec

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* Journal compl, du Dict. des Se, Méd,, décembre 1822, ? Arch, gén. de Méd., 1825, t, 1, p, 457.

5 Thèse, n, 145, Paris, 1823.

lefer chaud, la compression avec des pinces , ou la torsion, sont les seuls moyens que l’artpuisse alors mettre en usage.

D. — Plus nombreuses, plus grosses que les artères, les veines de la langue communiquent directement avec celles des amygdales et du pharynx. Formant un réseau , qui se remarque principalement à la face inférieure de l'organe, c’est dans la portion libre de cette face qu'en se rassemblant, elles constituent la veine ranine, qui, placée plus superficiellementet plus en dehors que l'artère, est d’un calibre assez considérable pour que son ouverture puisse produire un dégorgement prompt et utile dans les maladies de la bouche ou de l’arrière-bouche en général, et de la langue en particulier. En la divisant, il vaut mieux enfoncer la pointe de la lancette obliquement en arrière et en haut , et l’incliner en même temps plutôt en dehors qu’en dedans. Sa disposition indique aussi qu'il est plus rationnel , dans le gonflement aigu et dans les autres maladies de la langue, de pratiquer lés scarifications sur les côtés de la face inférieure de cet organe que sur sa face dorsale. Il est bien de noter néanmoins que la quantité de sang qui coule à la suite de ces incisions ne sufhit pas toujours pour expliquer le soulagement subit et quelquefois étonnant qu'elles produisent.

Les divers points de la surface buccale ne sont pas également aptes à percevoir les saveurs’. MM. Guyot et Admyrault ont même démontré que la pointe et les bords de la langue y sont presque exclusivement propres? : on

me nm ne

1 Vernière, Journal des Progrès, t, 5.

2 Mém. sur le Goût, Paris, 1830.

voit donc aussitôt que les maladies ou les opérations ne doivent avoir aucune action sur la sensation du goût, tant qu'elles ne portent que sur la base, la partie moyenne des faces inférieure et supérieure de cet organe; tandis que le contraire aurait inévitablement lieu si elles en affectaient le contour ou la marge.

N’étant distribué ni par couches, ni par pelofons, mais entremélé, à la manière d’une éponge, avec les autres éléments, le tissu cellnlaig de la langue en explique le gonflement rapide et rend compte aussi des succès de la compression, employée pour réduire l’organe depuis longtemps sorti de sa cavité naturelle, L’énorme développement qu'il permet explique encore comment on a pu croire que la langue était repoussée chez certains het. D'abord.arrêtée par le contour dentaire, quand elle s’engorge, refoulée ainsi sur sa base, la langue doit, en outre, se retrouver plus longue qu’on ne l’aurait pensé avant son ablation. Trouvant du reste un obstacle dans les parois de la bouche, il n’est point étonnant que le prolapsus s’en opère si vite et puisse être porté si loin. L’adhérence de ses muscles étant égale sur tous les points de son enve leppe, fait que ses plaies n’ont que peu de tendance à sentr'ouvrir et que les bandages sont alors inutiles; autant mieux que l'organe lui-même, continuellement numecté de salive, en rapproche les bords en se gonflant, et que toute sa texture en favorise singulièrement l’agglulination.

E. — Les vaisseaux lymphatiques de la langue vont se

endre dans les ganglions sous-maxillaires ét cervicaux.

F. — Les nerfs de la langue viennent de trois bran-

ches. Le glosso-pharyngien appartient principalement à la base, et ses filets peuvent être suivis jusque dans les papilles’lenticulaires. La branche linguale de Ia cinquième paire, ramifiée une foule de fois dans les fibres musculaires, finit par se terminer dans les papilles coniques et fongiformes, tandis que l'hypo-glosse se perd dans les muscles. On a dès long-temps signalé ce dernier comme affecté au mouvement, et les deux autres comme présidant à la gustation et à la sensibilité. Quelques expériences n'avaient fourni qué des résultats contradictoires: mais les recherches récentes de M. Magendie ! sur le nerf trifacial semblent en avoir donné une solution complète, surtout si on y joint celles que M. Magistel a tentées depuis ?. 5

La différence d'action des nerfs rendrait raison de la persistance du goût chez des personnes affectées de paralysie, et, dans d’autres cas, de l’abolition de la fonction gustative , quoique les mouvements de la langue soient restés libres. Les rameaux assez nombreux du grand sympathique qui s’y rendent, en suivant ses principaux vaisseaux, la font participer aux fonctions de la vie intérieure.

G. — Chez l’homme, la langue ne présente pas de squelette, mais elle rénferme dans son-centre , sur la ligne médiane, une lame comme fibreuse, placée de champ, qui se prolonge en arrière vers l’épiglotte, et donne attache aux fibres charnues. Formant la partie solide de

rs

1 Journal de Physiol.

: Thèse, n° 264. Paris, 1828.

l'organe, qu’elle divise en deux moitiés', cette lame montre comment un des côtés de la langue peut se goniler ou se paralyser sans l’autre.

H. — Sous Ja membrane muqueuse, entre la langue et l'os maxillaire inférieur, se trouvent la glande sous-linguale ef avant , et un prolongement dela glande sous-maæillaire en arrière. Îl faut remarquer que, souvent, les ganglions lymphatiques s'élèvent assez en se gonflant, pour en imposer sur ce point, et faire croire à une maladie des glandes salivaires *. Si la première était affectée‘de cancer ou de tout autre m ie qui en exigeât l’extirpation, on devrait commencer par la détacher du côté de l’os, en la soulevant avec une érigne *. Il serait alors facile de l’enlever sans courir aucun risque, pourvu qu'on ne fit pas d’échappée, avec l'instrument, vers les artères ranine et sublinguale. Quand le canal de la seconde se dilate de manière à produire la grenoillette, elle repousse la langue en haut, et peut tellement rétrécir l’isthme du gosier, que la suffocation soit à craindre.

Comme ces tumeurs, en grossissant , déjettent assez loin les vaisseaux et les nerfs, on peut, sans danger, faire l’excision d’une portion très-étendue de leur paroi.

1. — Suivant Marochetti", les lysses ou pustules, qui, au dire des paysans et même des médecins grecs, entre autres

1 Blandin, Archives, t, 1, P. 459, 1823.

? Clinique des Hôpitauæ, t. 3, p. 87, un ex. de M. Gravis. ? Burns, Surgical Anatomy ofthe Neck, etc., P. 274.

! Arch, gén, de Méd., etes, t. 9, p. 80,

du docteur Xanthos, se développent sous la langue, da troisième au neuvième jour, après la morsure d’un animl no auraient leur siége dans le tubercule où viennent s’ouvrir les canaux excréteurs des glandes sous-maxillaires et sublinguales, et ne seraient qu'une dilatation opérée dans l'extrémité de ces conduits par l'accumulation du virus rabique. Si une telle opinion se confirmait, et qu’on fût assez heureux pour empêcher l’hydrophobie de se manifester par l’ablation de pareilles pustules , l'opération ne serait ni difficile ni dangereuse. La disposition anatomique des parties permettrait en eflet de pénétrer assez profondément dans ce point, sans courir le risquétLe blesser aucune artère. Cependant il vaudrait mieux saisir la vésicule avec une trigne ou des pinces, et l'enlever avec des Ciseaux courbes sur le plat, que d'employer le rasoir ou le: bistour1.

G 6. — {sthme du goster.

L'ouverture pharyngienne de la bouche est formée , en bas, par la racine de la langue ; en haut,spar le voile du palais; sur les côtés, par les piliers de ce voile.

À. — Prolongement de tous les tissus mous des parois supérieure de la bouche et imitrieure des fosses nasales, le voile du palais renferme en outre un certain nombre de muscles. Sa couche muqueuse, épaisse, peu extensible, facile à déchirer, plus colorée que celle de la bouche, est doublée d’un tissu filamenteux, dense, comme lardé de follicules très-gros. Une couche lamelleuse réunit ce dernier tissu aux muscles. C'est dans son épaisseur que se font les infiltrations purulentes, œdémateuses. Les

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