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tre elles et avec La tête, de manière qu'un instrument vulnérant puisse pénétrer dans le canal rachidien, tout en ne divisant que des parties molles, et tuer sur-le-champ par la lésion de la partie supérieure de la moelle. Ainsi, en enfoncant uñ corps piquant ou tranchant par la fossette sousoccipitale, il serait possible d'arriver sur le ligament occipito-atloïdien ou sur l’atloïdo-axoïdien, et de diviser le commenéement de la moelle rachidienne. L’homme qui avait fait périr l'enfant dont parle J. L. Petit? fut tué luimême de cette facon par le père de la victime, si l’on admet toutefois l'exactitude rigoureuse de ces deux observations bizarres. Ge tambour mentionné par Boyer? mourut de la même manière. La disposition dont il s’agit fait qu'on #bat souvent les animaux en leur enfonçant un couteau derrière l’occipital; qu’en plongeant une épingle dans cette région, on peut produire la mort; que des malfaiteurs en ont profité pour commettre des crimes affreux, sur de jeunes enfants surtout. Si l'instrument était porté par la partie antérieure, il ne ferait pas courir les mêmes dangers, parce que l’apophyse de l’axis empêcherait ” aller directement à la moelle.
Au-dessous de la seconde vertèbre, des blessures de ce
RP
1 Malad., etc.,t. 2, p. 9.
2 Maladie des Os, Luxation de la tête.
3 Malad. chirurg. et opérat, qui leur conv., elc.
genre he peuvent plus avoir lieu. Les os, en effet, y sont assez bien imbriqués pour former un canal complet, dont les parois ne présentent pas d'espace Hbre qui puisse permettre l'entrée des corps étrangers, à moins qu'ils ne fussent portés obliquement de bas en haut. |
Une blessure de la moelle entre la première vertèbre et Foecipital laisserait intacte la racine des nerfs paeumo-gasirique, glosso-pharyngien et grand hypoglosse. Tous les autres seraient ainsi séparés de l’encéphale entre. les deux premières vertèbres. Le sous-o€cipital serait conservé. Entre la deuxième et la troisième, il resterait une portion du plexus cervical. Entre la troisième
et la quatrième, tout ce p'exus serait hors d'atteinte, ainsi que le nerf spinal, dont il n'y aurait qu’une ou deux racines de détruites. Entre la quatrième et la cinquième, le phrénique ne serait pas altéré. Le plexus brachial serait en partie respecté. Enfin, plus bas, il n'y aurait plus nécessairement paralysie des membres thoraciques, #8 |
$ 10. — Les muscles de la partie postérieure du cou sont enveloppés d’étuis fibro-cellulaires, comme à la résion sous-hyoidienne; mais comme leurs gaînes sont unies entre elles par un tissu filamenteux dense et peu abondant, les fusées purulentes y sont fort difficiles et es dépôts phlegmasiques assez communs. Emprisonnés, laplatis au milieu de cette texture serrée des muscles, des lames aponévrotiques et du tissu cellulaire, les nerfs expliquent les souffrances causées par toutes les maladies aiguës qui s’y développent, les dangers des blessures qu’on y observe, le tétanos qui en suit quelquefois les piqûres.
La disposition de l'appareil locomoteur fait encore que
RÉGION POSTÉRIEURE. 51 les liquides épanchés profondément ont une peine infinie à gagner du côté de la peau, et même dans les autres sens. Une fois sous les téguments, néanmoins, ils fusent plus aisément au loin, à cause des adhérences plus faibles de Ja peau à l’aponévrese et de son extrême épaisseur : toutes raisons qui favorisent la résorption des ecchymoses, mais qui doivent porter à plonger de bonne heure le bistouri dans les abcès de cette région, qu’ils soient superficiels ou profonds.
Les mouvements étendus, les synoviales assez larges, les glissements continuels des surfaces articulstres, la multiplicité des ligaments qu’on rencontre à la partie supérieure du rachis, rendent suffisamment compte des arthrites, des tumeurs blanches occipito-vertébrales, des caries, des inflammations et des ulcérations de toutes sortes qui ont été observées dans cette région. Les rapports de l'atlas et de l’apophyse odontoïde avec le bulbe rachidien et les nerfs pneumo-gastriques , expliquent pourquoi les malades meurent ou se paralysent si rapidement en pareil cas, dès que la maladie gagne l'intérieur du canal rachidien'. L’ampleur de l’anneau des deux premières vertèbres montre à son tour comment une exostose de leur intérieur, le déplacement de l’apophyse odontoïde ou de leurs facettes articulaires, ont pu ne pas être immédiatement mortels.
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1 Velpeau, Arch. gén. de Méd., 1825. — Bérard jeune, Thèse, n° 28, Paris, 1829. Ollivier, Arch., t. 24, p. 520; Martin Solon, ibid., t.24, p. 355.—Abercrombie, Malad. du Système-Cérébro-Spin., trad. par Gendrin, 1832,