‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 3 sur 173 · DE LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA DEUXIÈME ÉDITION

L'accueil que recut en France et à l'étranger le Traité d’Anatomie chirurgicale que je publiai en 1825-1826, m'a fait un devoir de chercher sans | cesse les moyens de l'en rendre digne. Les criti- ‘ques qui en ont été faites, les conseils de personnes compétentes et mes propres réflexions, m'ont ensagé à y apporter de telles modifications, que l’édition d'aujourd'hui est plutôt un ouvrage nouveau qu’une révision de l’ancien. Toute la partie relative aux systèmes généraux, c'est-à-dire plus de 200 pages d’un seul volume, estcomplétementétrangère au premier texte. Îlen est de même des généralités que J'ai placées en tête de chaque section, de cha-

que chapitre, de chaque article même. J’ai senti le besoin d’insister davantage sur la disposition extérieure du corps en général, et de chaque région en

is 4 PRÉFACE. | particulier. J'ai vu, aussi, qu'il serait bon de garder pour la fin de certaines sections les remarques chirurgicales qui s’y rattachent. De nouvelles dissections , des recherches subséquentes, m'ont permis de faire ressortir avec plus de soin linfluence des aponévroses et du tissu cellulaire sur tout ce qui concerce la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire dans chaque région du corps. Les variétés du système vasculaire méritent également une attention toute particulière. J'ai recommencé presque sur nouveaux frais l’examen du thorax, de l'abdomen, et de plusieurs régions importantes, telles que le devant du cou, l’aisselle, le périnée, laine, etc. Pour opérer tant de changements et faire un aussi grand nombre d’additions, j'ai dû me résignier à des suppressions multipliées. La circonscription des régions à l’aide de lignes géométriques m’ayant paru superflue, je n’en ai plus fait usage. J'ai fait rentrer dans les résions naturelles toutes les divisions arbitraires que j'avais cru pouvoir établir sur différents ue aux membres par exemple.

Beaucoup de détails descriptifs et de répétitions ont été élagués. Îl en a été de même des observations d'anatomie pathologique, des faits de chirurgie et de médecine opératoire qui ne se rapportaient que d’une manière indirecte au sujet. Au lieu de traiter des membres thoraciques à la suite du

PRÉFACE. tn cou, j'ai trouvé qu'il serait plus rationnel de terminer d'abord ce quiconcernele tronc, pour ne revenir aux bras et aux jambes qu’à la fin. Je me suis efforcé, en un mot, de compléter l'ouvrage autant qu’il était en moi, sans en augmenter trop le volume, et de le rendreutile, non-seulement aux diverses classes de chirurgiens, aux élèves et aur praticiens, mais encore à ceux qui ne s'occupent que de médecine proprement dite; de le disposer de telle sorte qu'il soit possible à chacun d'y trouver ce qu’une maladie ou une opération quelconque porte à désirer, sous le rapport anatomique, dans une région ou dans un système donnés de l'organisme.

Aucune des planches n'est restée. Elles ont tou tes été reprises sur nature et, pour la plupart, d’apres de nouvelles vues. Celles du cou, de l’aine, et plusieurs de celles du bassin, comprenant chacune deux régions, m'ont permis de mieux mettre en évidence les rapports d'ensemble de certains organes qu'il eüt été fâcheux de morceler. Ïl en résulte aussi que leur nombre réel s'élève à vingt, au lieu de quatorze que contient la premiere édition. La gravure, offrant toujours plus de netteté et de régularité dans la représentation des objets, m'a en outre paru devoir être substituée ici à la Hthographie, quelque soignée qu’elle püt être. J’ai pensé, enfin, qu'ilserait plus convenable de les réu-

Page 1