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allongées , tandis que, sous la peau, la graisse est dure et: granulée. Là aussi, comme partout, M. Thomson veut que ces fascia soient indépendants du tissu cellulaire, et que la graisse et les infiltrations les développent , les isolent d’une manière remarquable, au lieu de les faire disparaître comme on le croit généralement. Il m’a semblé que ce dernier fait était réellement exact. Quant au défaut de continuité de ce que M. Thomson appelle le système linéaire ou fibreux, avec le système planaire ou celluleux, à l'impossibilité où seraient ces deux derniers de se transformer l’an en l’autre, je n’en suis point convaincu. J'ai suivi tant de fois des brides fibreuses jusqu’au derme ; j'ai si fréquemment conduit des prolongements aponévrotiques jusque dans Îles couches franchement cellulaires où elles se perdaient d’une manière insensible, que je me crois autorisé à maintenir sur ce point ce que j'en ai dit antérieurement. En somme , voici ce que la dissection m’a permis de constater, relativement au fascia sous-cutané.
Le fascia superficialis ou sous-cutané a des attaches osseuses comme les autres aponévroses et les muscles; il consiste en deux lames ; une superficielle, commune à tout le corps; l’autre profonde , bornée à certaines régions. | 5 1, — La couche commune ou superficielle est formée de fibres transverses naissant des apophyses épineuses de la colonne vertébrale , par des paquets tendineux : attachée en avant à la ligne médiane , plus marquée chez les sujets gras, cette couche enveloppe les bourses et la verge, et ne se fixe ni à l’arcade fémorale, ni à la
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crête iliaque ; correspondant, par sa position et ses attaches, au muscle peaussier des animaux, elle est séparée du feuillet profond dans les bourses et les grandes lèvres par Je dartos.
Ç 2.— Le feuillet profond du fascia sous-cutané de l'abdomen, fixé aux apophyses épineuses des vertèbres dorsales et lombaires, à toute la crête iliaque, descend sur le devant de l’aine. Là il recouvre un espace triangulaire, borné en bas par letronc de la veine saphène, en dedans par son attache à la couche profonde du fascia lata, jusqu’au bord externe du ligament de Gimbernat, en dehors par une ligne qui correspond au bord interne du sixième supérieur du muscle couturier. Doublant le ligament de Gimbernat, et s’attachant à la partie interne de la crête pubienne, il envoie une gaîne sur le cordon et le testicule ; en remontant vers la ligne médiane, il va former l’aponévrose profonde de la verge ou une espèce de gaîne qui se trouve emboftée dans le dartos, parce que les fibres qui la constituent permettent à celles du dartos de passer à travers leur intervalle, pour se fixer à l’aponévrose du grand oblique. Criblée pour le passage des vaisseaux lymphatiques , la portion inguinale de la couche profonde du fascia sous-cutané, supportant ou enveloppant les ganglions superficiels de l'aine, explique, par ses attaches internes et inférieures, la direction réfléchie qu’offrent presque toujours les hernies crurales. Séparée du feuillet commun par une graisse aplatie parfaitement distincte de la graisse lobulée placée sous la peau, elle contient l'artère tégumenteuse ab dominale, tandis que la veine la traverse pour gagner la face cutanée du fascia commun.
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$ 3. — La couche profonde du fascia sous-cutané de la cuisse se fixe en haut, à la crête iliaque, et à la moitié externe du ligament de Poupart. Ses fibres passent à travers les intervalles des fibres de la couche profonde du fascia souscutané de l’abdomen. Dans sa moitié interne elles s’élèvent au-dessus du ligament de Falloppe, pour se continuer avec la lame profonde du fascia sous-cutané du ventre, au moyen d’une espèce d’entrelacement. Plus en dedans, elles se fixent à la crête sous-épineuse des pubis, et, vers le périnée, à la branche ischio-pubienne. Vis-àvis du canal crural, cette lame est située en avant des ganglions superficiels de l’aine, qui se trouvent ainsi embottés entre la partie supérieure de la couche profonde du fascia sous-cutané de la cuisse, et la partie fémorale de la lame profonde du fascia sous-cutané du ventre.
Sur les limites latérales de la région ano-périnéale, c’est-à-dire à la partie interne, postérieure et supérieure de la cuisse, on la voit se fixer de chaque côté : 1° à tout le rebord inférieur du petit bassin, c’est-à-dire à la lèvre externe desbranches descendante du pubis, et ascendante de l’ischion ; 2° à la lèvre interne de la tubérosité ischiatique, dans ses deux tiers antérieurs ; 3° à tout le bord périnéal ou inférieur du grand et du petit ligaments sacro-sciatiques ; 4° au bord et au sommet du coccyx. Cette aponévrose est composée de fibres, dont la direction est à peu près parallèle à l’axe de la cuisse. Terminées vers leurs extrémités supérieures par des expansions en forme d’éventails, imbriquées l’une sur l’autre , plus forles en arrière qu’en avant, et encore davantage vers le milieu du détroit inférieur, elles ont une demi-élasticité,