INTRODUCTION. LXVII
paré du péritoine par les petits nerfs da plexus lombaire, par de la graisse et par le tissu purement cellulaire. C’est dans son épaisseur que se trouvent l’artère épigastrique et l'origine de l'artère circonflexe de l’ilium ; ses adhérences, soit au fascia iliaca, soit aux bandelettes qui viennent former l’entonnoir crural, soit à la crête iliaque, ne sont jamais intimes ; elles deviennent, en général, d'autant plus fortes qu'on s'approche davantage de la ligne médiane ou du diaphragme.
Ant. 1V. — Muscles obliques et aponévroses.
Le ligament de Poupart ne se recourbe pas en arrière et en haut, comme on le dit généralement, pour se continuer avec le bord inférieur du fascia transversalis. Une dissection attentive montre : 1° qu'il n’existe pas une seule fibre appartenant au grand oblique insérée à l’épine iliaque antéro- supérieure et à celle du pubis; 2° qu'il existe toujours derrière le ligament de Peupart une forte bandelette qu'on a confondue avec lui. Cette bandelette, couchée au-dessous du bord inférieur des muscles petit oblique et transverse, et séparée du fascia iliaca par l’artère et la veine circonflexes iliaques , est formée par des fibres très-apparentes, qui prennent naissance sur le tiers antérieur de la lèvre interne de la crête illaque, s’appliquent sur le fascia iliaca, et descendent obliquement en bas et en dedans, le long de la gouttière inguinale postérieure. Parvenues au côté externe de l'artère iliaque , ces fibres se rapprochent, forment un faisceau plus étroit, puis se partagent en deux ordres, les unes passant devant,