LXVIII INTRODUCTION
les autres derrière les vaisseaux fémoraux, au niveau de leur origine. Elle se réunit ensuite sur la crête pubienne avec le ligament de Gimbernat, derrière l’expansion du muscle droit. Son bord antérieur est fixé, dans sa moitié externe, au ligament de Poupart. De ce côté, et surtout en avant, elle recoit les muscles petit oblique et transverse, auxquels elle est fortement liée par les fibres presque verticales qui constituent la gaîne propre du muscle couturier. Au-dessous de l’épine antéro-supérieure, les muscles petit oblique et transverse ne s’insèrent pas, comme le disent les auteurs anglais, sur le ligament de Poupart, ni, comme le veulent les auteurs français, dans une gouttière du grand oblique. Leurs faisceaux naissent tous de l’extrémité antérieure de la lèvre interne de la crête iliaque , par des filaments d’autant plus longs qu'ils sont plus inférieurs. Reposant sur la face antérieure de la bandelette ilio-pubienne dans sa moitié externe seulement, ces faisceaux sont fixés presque dans toute leur longueur à cette face, par l’entrelacement de leurs fibres avec celles de la gaîne fibreuse propre du couturier. On croirait, au premier coup d'œil, qu'ils naissent de la bandelette ; mais en coupant avec précaution l'extrémité des fibres de la gaîne aponévrotique du couturier, et en tirant les faisceaux charnus vers la ligne médiane, on trouve que chacun d'eux a un tendon qui va se fixer sur la crête iliaque. Néanmoins, puisqu'au moyen des entrelacements ci-dessus indiqués, leurs origines tendineuses sont fortement attachées à la moitié externe de la bandelette ilio-pubienne, il est manifeste qu'elles doivent en suivre les
changements de position.
INTRODUCTION. LXIX Anr. V.— Bandelettes diverses de la fosse iliaque.
À, Bandelette ilio-pubienne. — Quand le corps est dans une position verticale, la bandeletteilio-pubienne ne décrit pas une ligne droite entre l’épine antéro-supérieure de los des iles et l’épine du pubis, mais bien une ligne courbe, convexe en bas.
Elle se trouve maintenue dans cette position par l’entrelacement de quelques-unes des fibres de sa moitié externe avec celles du bord supérieur du fascia lata, avec celles de la moitié externe du ligament de Poupart, avec les fibres en sautoir du grand oblique, et avec l'extrémité supérieure des fibres de l’aponévrose propre du couturier.
Quand le tronc se fléchit sur les cuisses et réciproquement, le fascia lata et l’aponévrose propre du couturier, se trouvant relâchées, ne maintiennent plus en état de tension le bord inférienr du ligament de Poupart et la bandelette ilio-pubienne, mais permettent à leurs angles de s’effacer. Ges parties alors peuvent être tirées en haut par la contraction simultanée des deux muscles grands obliques, jusqu'à ce qu'elles forment une ligne droite entre les deux épines ou une ligne courbe convexe en haut.
Après avoir enlevé le péritoine, la couche celluleuse et le fascia propria de la fosse iliaque, on voit, en dehors et en avant, un ruban fibreux qui naît du tiers antérieur de la crête iliaque, par un assez grand nombre de fibres comme plaquées sur la face péritonéale du fascia iliaca, qu'elle croise d’abord presque à angle droit, Au niveau de l'épine antéro-supéricure, cette bandelette paraît être for-