‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 7 sur 173 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

comprendre. Les zoologistes la cultivent, sans être pour cela nécessairement médecins. On l'enseigne dans les col- Jéges, dans une foule d'écoles étrangères à l’art de guérir; et la plupart des philosophes, soit anciens, soit modernes, en ont tiré leurs plus heureuses inspirations. Sous cette forme, elle convient à tout le monde, mais ne suffit à aucune profession spéciale. Pour être complètement applicable aux sciences qui réclament plus particulièrement son secours, il faut que l’anatomie se montre sous un autre jour, qu’elle emprunte à chacune d’elles son cachet, et pour ainsi dire son langage.

L’anatomie des peintres, des sculpteurs, des statuaires, n'est pas la même que celle des naturalistes. Les uns ne s'attachent qu'aux formes extérieures et aux organes qui les déterminent ou les modifient. Les autres recherchent, au contraire, dans la profondeur de l'individu , les caractères de la classe où il convient de le ranger. Dans les deux cas l'anatomie pure et simple serait insuffisante, et pourtant, il s’en faut que l’étude des organes ait ici la même importance qu’en médecine ou en chirurgie! -

Le médecin a besoin, non-seulement de connaître le siége et la composition des organes, mais encore de voir en quoi leurs rapports, leurs fonctions, leur valeur dans l’économie, leur texture intime, leur densité, leur volume, leur forme, peuvent en modifier les maladies, et en faire varier la thérapeutique. Prenons le foie pour exemple : on voit par son contact avec le diaphragme comment ses abcès se vident parfois dans la poitrine ou par les bronches. Ses fonctions expliquent comment la jaunisse et le trouble des organes digestifs suivent

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