‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 8 sur 173 · INTRODUCTION. X · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. X

la plupart de ses affections. On se rend compte ensuite de l’espèce de calme avec lequel l’économie en laisse souvent marcher la désorganisation, par le peu de vitalité dont il est doué ; de même que son enveloppe séreuse, son tissu cellulaire parenchymateux, ses veines énormes, et son élément glanduleux, donnent la raison des diverses formes de phlegmasies ou de dégénérescence qu’on y observe. Sa densité et le peu de cohésion de sa substance montrent à leur tour comment les violences extérieures en produisent si fréquemment la rupture. Son volume, enfin, et sa position, font voir jusqu’à quel point il peut être atteint de commotion, de secousses dangereuses, dans les chutes ou les grands mouvements du tronc. Or, ce n'est que par l'anatomie d’application qu’on apprend, en temps et lieu, ces diverses particularités. Ge que je dis du foie doit également s’entendre de tous les organes, et c’en est assez déjà pour montrer en quoi l’anatomie médicale, Panatomie du pathologiste, devrait différer de celle du physiologiste, la seule dont il ait été question jusqu’à nos jours.

Si, de là, on passe à la science chirurgicale proprement dite, la nécessité d’une anatomie distincte se fait encore bien mieux sentir. [’anatomie explicative des fonctions n'apprend rien sur le rôle que jouent les téguments, la couche sous-cutanée , les aponévroses, les muscles, les artères, les veines, le système lymphatique, les nerfs, les os, et le tissu cellulaire interposé, dans la marche, la forme ou la terminaison des altérations morbides qui ont l’un ou l’autre de ces tissus pour siége ni sur la nature des ressources qu'il convient de leur opposer. C’est [à cepen-

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