‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 72 sur 173 · INTRODUCTION. CIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. CIX

senter trois orifices veineux distincts : un pour la veine susbulbeuse ; les deux autres pour les branches postérieures de la veine dorsale de la verge. De chaque côté, à deux lignes au-dessous des deux tendons, et à environ trois lignes en arrière de leurs attaches osseuses, se trouve un trou, plus grand que les autres, pour le passage de la veine honteuse interne dans le sinus sous-pubien. De forme ovale, ces trous ont leur grand diamètre d'avant en arrière et parallèle à la direction des fibres tendineuses qui embrassent étroitement les veines , aux tuniques desquelles elles sont intimement adhérentes. Il suit de cet arrangement que, quand on tire ces fibres en arrière afin d’imiter l'effet produit par la contraction des deux muscles , les orifices veineux se trouvent comprimés de manière à devenir presque linéaires.

Les muscles de Wilson sont évidemment séparés de la portion sous-pubienne du releveur de l'anus par un prolongement de la lame interne du fascia pelvia, qui, passant entre eux, depuis le bord postérieur du ligament sous-pubien jusqu’à la partie postérieure de l’arètre, se tourne en dehors pour se fixer à l’arcade pubienne. Formant ainsi Le feuillet supérieur des trois couches quientrent dans la composition du ligament de Carcassonne, cette aponévrose appartient aux fibres terminales de la vessie. Ce qui rend ces muscles très-difficiles à disséquer, c’est que, dans la partie charnue , leurs fibres sont croisées à angle droit, et entrelacées avec des fibres de la vessie. Comprimant la portion membraneuse de l’urètre située au-dessous de la prostate, ils agissent aussi indirectement comme releveurs de la partie antérieure et infé-

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