PARTIE CLINIQUE (MYOPIE TYPIQUE). 3H
Les mensurations très nombreuses de la courbure de la cornée ont démontré que cette surface, la plus importante du système dioptrique de l'œil, n'est pas plus convexe, qu'elle l'est souvent même moins chez les myopes que dans l'œil normal. Le cristallin et ses indices de réfraction ne semblent pas non plus différer beaucoup, dans cette forme d'amélropie, de ceux de l'emmétropie et de l'hypermétropie. La myopie est donc, dans la grande majorité des cas, attribuable à V allongement de l'axe optique.
L'excès de longueur de l'œil myope est d'ailleurs frappant dans les degrés élevés, et suffit pour expliquer ces dernières sans l'intervention d'une altération dans l'appareil optique.
Si l'œil hypermétrope est trop court, Vœ'û myope serait donc trop long, ou il représenterait, par rapport à la position de la rétine, un excès de réfraction.
Seulement le défaut de réfraction de l'hypermétropie constitue une véritable anomalie, attendu que, tel qu'il est, l'œil hypermétrope n'est adapté à aucune distance réelle, et que, pour êfre en état de voir nettement, il faut absolument qu'il corrige son amétropie, soit à l'aide de son accommodation, soit au moyen d'instruments optiques. L'œil hypermétrope est donc absolument trop court. L'œil myope, par contre, n'est trop long que pour de grandes distances, tandis qu'il est parfaitement adapté pour la vision de près.