‹ Traité complet d'ophthalmologie [electronic resource]Chapitre 194 sur 332 · BB · texte numérisé non relu

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FiG. 130.

des dioptries, ceux de l'horizontale représentent toujours les unités de temps . La courbe rrr dessine la marche du punctum remotum, c'est-à-dire du minimum de réfraction, la courbe ppp, celle du punctum proximum, c'està-dire du maximum de réfraction de l'œil. L'espace compris entre les deux n'est par conséquent autre chose que l'amplitude d'accommodation, directement exprimée en dioptries par les divisions horizontales qui le parcourent.

Il est à remarquer que le commencement de ce schéma ne répond pas absolument aux exigences de la règle suivant laquelle le myotique manifeste son action d'abord sur la pupille, ensuite sur le punctum proximum, puis

DE WECKER ET LANDOLT. Ul. — 3"2

sur le remotum. Donders mentionne d'ailleurs, au même endroit, le rétrécissement de la pupille avant la crampe d'accommodation (1).

Quant à l'effet sur le muscle ciliaire, il a constaté, dans une autre expérience sur la même personne, une augmentation de l'amplitude d'accommodation au début.

Les figures 129 et 130 nous montrent les trois courbes arrivant assez promptement, après trente-cinq minutes, et presque simultanément à leur maximum de hauteur respectif. Seulement la courbe rr est montée plus haut que pp; l'am plitude d'accommodation a donc diminué. En effet, tandis qu'au début la personne examinée avait un maximum de réfraction p = 7,2 un minimum r = 0,6

et par conséquent une amplitude d'accommodation a = 6,6 D,

pendant le maximum d'action du myotique on trouvait p' = i\

La descente des trois courbes s'opère d'une manière très inégale; celle de ddd est la plus lente. Ce n'est qu'au bout de trois jours (fig. 130j que la pupille a repris son diamètre physiologique; rrr tombe plus rapidement. Au bout de cent vingt minutes (fig. 129) le punctum remotum est déjà revenu à l'endroit où il était avant l'expérience. La personne examinée pouvait alors relâcher entièrement son accommodation. Mais le punctum proximum était encore en deçà de sa position physiologique. Le maximum d'accommodation était /j= 8,6

et le minimum n'était que de r = 0,6

l'amplitude d'accommodation était donc â = 8D,

au lieu des 6,6 que comportait l'âge de l'individu.

Les alcaloïdes du calabar donnent, comme nous l'avons dit, des résultats tout à fait analogues. Citons un exemple emprunté à une monographie sur les myotiques et les mydriatiques, écrite par M. Jaarsma sous la direction de notre excellent ami le professeur Doyer (2).

Une personne soumise à l'instillation d'une solution au centième de sulfate d'êsérine avait, avant l'expérience, un maximum de réfraction p = S un minimum r = 0,

donc une amplitude d'accommodation 0=80.

(1) « The first effect, immediately after the application, is a brief irritation ; upon this, after the laps of four minutes, slightspasms supervene in the lower eyelid. The contraction of the pupil, and almost simultaneously, the spasm of accommodation now foUow. » (Loc. cit., p. 610.)

(2) Jaarsma, Thèse de Leiden, p. 21, 1880.

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