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VERS INTESTINAUX

fondé de ces observations, surtout depuis que l'amblyopie réflexe, par suite de troubles dans les organes génitaux, est un fait bien établi. Les vers intesi tinaux, surtout s'ils sont en grand nombre, doivent produire une excitation des nerfs du lube digestif, qui en principe pourra donner lieu à une amblyopie réflexe. Nous connaissons d'ailleurs les réflexes cardiaques et les réflexes vaso-moteurs nombreux et étendus sur de larges terriloires, provoqués par des excitations du tractus intestinal. L'existence d'une telle I amblyopie réflexe devient d'autant plus probable, qu'une paralysie (et crampe) j réflexe, également dans l'œil, signalée déjà par les anciens auteurs dans les I cas de vers intestinaux, paraît devoir être admise. Nous voulons parler de I la dilatation pupillaire.

Des relations souvent reproduites d'amblyopies dues à la présence de vers ! intestinaux sont celles de Pétrequin (Ascaris), Deval {Ascaris), Mackenzie {Ascaris), Davaine {Ascaris), Wawruch {Taenia), etc.

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Bibliographie de l' amaurose due à des vers intestinaux.

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1832. Regnetta. Sur les causes et le siège de l'amaurose {Revue méd., p. 435).

1834. Bremser. Traité wol. et physiol. sur les vers intestinaux de l'homme, traduit par

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1841. Laprade. Soc. de méd. de Lyon, p. 328 (Amaurose d'un enfant guérie lorsqu'il fut débarrassé d'un certain nombre d'Ascaris).

— CUNIER (Pl.). Amblyopie vermineuso {Ann. d'Ocul,, t. IV, p. 252. Chez un ouvrier

de vingt-quatre ans, affecté de diplopie et d'amblyopie avec état gastrique, guérison lorsque après l'administration du tartre slibié, 300 (?) Ascaris eurent été évacués).

— Wawuuch. Med. Jabrb. d. ôstr. Staates, p. 146. 1851. Deval. Traité de l'amaurose, p. 222.

1853. Fallot. Bull, de Thérap., p. 520. 1857. Deval. Union média.

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1869. Leedom. a case of night-blindness from Worms in the intestinal canal {Amer. Journof med. se).

B. AMBLYOPIE HYSTÉRIQUE

Les troubles dans les organes génitaux, surtout internes, l'hystérie sous SCS diverses formes, qu'elle soit liée ou non à des altérations des organes génitau.x, sont très fréquemment le point de départ d'amblyopies et même

AMBLYOPIE HYSTÉRIQUE. IVS

d'amauroses. Ces troubles visuels amblyopiques sont on ne peut plus polymorphes, et il conviendra de les ranger d;ins plusieurs rubriques; la plupart cependant doivent certainement être rangés dans la catégorie des amblyopies réflexes.

Lorsque, il y a de cela une trentaine d'années, l'ophtlialmologie eut acquis ce caractère de science exacte que nous lui connaissons, on avait été amené, et cela pour de bonnes raisons, à faire plus ou moins table rase des vieilles (istes étiologiques, d'après lesquelles les maladies oculaires les plus diverses étaient considérées comme dépendant d'une foule d'affections générales ou d'organes éloignés. Il en était résulté une extrême réserve, une hostilité marquée contre ces liens étiologiques éloignés, contre les ophthalmies « utérines, hépatiques, etc. ». Aujourd'hui, à la suite des observations cliniques les plus consciencieuses, on voit reparaître, comme pouvant donner lieu à des affections oculaires diverses, et notamment à l'amblyopie et à l'amaurose, les accidents morbides les plus divers, soit de l'organisme dans son ensemble, soit des organes éloignés de l'appareil visuel, et n'ayant avec ce dernier que des liens très indirects, par l'intermédiaire de la circulation sanguine du système nerveux.

Chez la femme surtout, le système génital domine toute la pathologie de l'organisme entier, et les organes visuels ne font pas exception à la règle. Le fait qu'une foule d'altérations du sens visuel dépendent de l'une ou l'autre anomalie dans la sphère sexuelle, que ces altérations se montrent ou s'exaspèrent régulièrement avec la période cataméniale ou bien avec l'apparilion de la puberté ou de la ménopause, ce fait est aujourd'hui un des mieux établis. D'autre part, des maladies oculaires qui à leur début sont indépendantes des organes sexuels se ressentent puissamment de toutes les évolutions dans ces organes, témoin les exacerbations des granulations coïncidant avec les périodes menstruelles les plus normales, etc. Mooren recommande de ne pas opérer une cataracte aux approches des règles. Cette « sympathie » devient encore beaucoup plus manifeste dans les cas d'atfections morbides de l'ovaire, de la matrice, du vagin, de la vulve, etc., surtout si elles sont chroniques et plus ou moins douloureuses.

Rien n'est plus variable que les formes morbides qui, dans l'œil, sont la conséquence d'une alfection des organes génitaux et auxquelles cependant tout le monde s'accorde à attribuer une relation d'un efl'et à sa cause avec les maladies des organes sexuels. A ce point de vue il est intéressant de consulter le tableau suivant, construit par Mooren d'après les règles suivantes. Des 5507 patients venus à la consultation pendant une année, Mooren retranche d'abord les enfants, ainsi que les sujets syphilitiques. 11 cherche ensuite comment les maladies oculaires qu'on sait ou qu'on soupçonne avoir quelque rapport avec la sphère sexuelle se répartissent entre les deux sexes. Le tableau indique aussi si le mal siège sur un œil ou sur les deux.

NLEL. — AMBLYOPJES ET AMAUROSES.

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