‹ Traité complet d'ophthalmologie [electronic resource]Chapitre 82 sur 332 · LA CONVERGENCE · texte numérisé non relu

LA CONVERGENCE

Si la vision ne s'effectuait qu'au moyen d'un œil, nous saurions maintenant comment l'individu s'adapte à grande et à courte distance. Aussi bien au delà de l'infini que tout près de l'œil, il n'y aurait pas un point pour la vision duquel nous ne puissions ajuster son système dioptrique.

Mais généralement l'homme voit avec deux yeux, et la vision binoculaire a pour lui des avantages considérables. Or vision binoculaire veut dire : réunion en une seule impression des images rétiniennes que reçoiven simultanément les deux yeux. Pour que la vision binoculaire soit possible el utile, il faut que les deux yeux reçoivent simultanément, sur leur fosse centrale, une image nette de l'objet fixé. Il faut donc non seulement que chaque œil possède l'adaptation optique à la distance de l'objet, ce qui est indispensable pour la netteté de l'image, mais il faut encore que les deux lignes de regard soient dirigées sur l'objet fixé pour la fusion en une seule des images des deux yeux.

Nous appelons convergence la direction que les yeux doivent donner à

(1) Donders, loc. cil., p. 210 de l'éd. angl., p. 187 de l'éd. allem.

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