‹ Traité complet d'ophthalmologie (volume 2)Chapitre 42 sur 147 · TROUBLES FONCTIONNELS DE L'IRIS · texte numérisé non relu

TROUBLES FONCTIONNELS DE L'IRIS

Voici la description détaillée que M. Merkel (1) donne du ganglion ciliaire :

(( Il se compose de fibres motrices, sensibles et sympathiques. La racine sensible ou longue et la racine motrice ou courte se trouvent représentées figure 86. La première émane du nerf naso-ciliaire, la seconde de la branche du nerf oculo-moteur, qu'il envoie au muscle oblique inférieur. La racine sympathique émane du plexus qui entoure la carotide et le quitte là où l'artère fait sa dernière courbure dirigée par sa convexité en avant. Ce filet nerveux, très court et très tendre, pénètre dans l'orbite, le long du nerf ophthalmique, de son côté médian placé entre lui et le nerf oculo-moteur. Ce filet se dirige en avant en convergeant de plus en plus avec la racine longue

FiG. 86. — Contenu de l'orbite du côté latéral.

Les muscles droit supe'rieur (Rs), droit latéral (Ri), sont enleve's, et leur portion postérieure renversée en arrière. De cette façon, le ganç:lion ciliaire est mis à jour. — V. Ganglion semi-lunaire du nerf trijumeau. La première branche de ce nerf est complètement visible par l'ablation de l'os. — ne est le nerf naso-ciliaire qui en part. On peut poursuivre de celui-ci la branche longue du ganglion ciliaire (Gic). — III est la branche du nerf oculo-moteur qui avance vers le muscle oblique inférieur (Oi). Tout près, nu-dessus du ganglion, cette branche donne au ganglion sa racine courte. Du côté antérieur du ganglion ciliaire (G/c), émanent les nerfs ciliaires qui se dirigent vers le globe de l'œil. — VI. Nerf abducteur.

du ganglion, et pénètre à côté d'elle ou même en formant avec elle un petit tronc nerveux dans le ganglion près de son angle supéro-postérieur. »

» Le ganglion ciliaire lui-même forme un corps quadrangulaire aplati de 2 millimètres d'étendue, et situé de telle manière dans l'orbite que ses -deux plans occupent les plans sagittaux de l'orbite, l'un est dirigé vers le nerf optique et placé derrière le milieu du parcours de ce nerf, et n'est séparé de celui-ci que par un peu de tissu graisseux, l'autre regarde le muscle droit externe. La coloration de ce ganglion est d'un rose pâle, sa consistance solide; il présente sur la coupe une structure analogue aux ganglions spinaux, et ne s'en différencie que par des corpuscules ganglionnaires particulièrement gros. Sous ce ganglion les fibres s'entrelacent d'une façon très intime, et paraissent pour la plupart passer par des cellules ganglionnaires.

(1) Graefe-Saemisch., t. I, p. 122.

» Des deux angles antérieurs du ganglion émanent les nerfs ciliaires courts. Ce sont trois à six petits troncs nerveux qui quittent le ganglion, et qui, par des divisions multiples, se partagent en vingt petites branches se rendant au globe oculaire. Pendant leur parcours les rameaux inférieurs ont embrassé le côté inférieur, les supérieurs le côté supérieur du nerf optique, de façon qu'ils entrent dans le globe oculaire, suivant un cercle placé autour de l'entrée du nerf optique. Ils occupent l'espace laissé libre par la capsule de Tenon.

» Ces nerfs, auxquels ils sont alors aussi associés, les nerfs ciliairês longs^ traversent obliquement la sclérotique, et se trouvent, après leur entrée, placés dans la supra-choroïde. Ici ils sont aplatis sous forme de rubans, et les plus forts troncs sont placés dans de faibles rainures de la sclérotique. Il s'opère encore ici constamment des divisions (fig. 87), ainsi que des réunions de fines branches (fig. 87). Pendant leur parcours, ils envoient des ramuscules

Fig. 87. — Le globe oculaire trois fois agrandi. Aspect des nerfs ciliaires. La sclérotique a été enlevée dans sa plus grande étendue; seulement autour du nerf optique on en a laissé une partie que traversent les nerfs ciliaires. On voit alors sur la choroïde ces nerfs se diviser en de nombreuses branches qui s'envoient des anastomoses et arrivent ainsi jusque vers le bord de la cornée.

isolés à la choroïde, et peut-être aussi à la sclérotique, mais ce dernier fait n'a encore pu être exactement vérifié.

» Arrivés dans la région de l'orbiculus ciliaris, ces nerfs commencent à se ramifier fortement, de façon à former des pinceaux, en s'adressant en même temps réciproquement des anastomoses, et finissent par pénétrer dans le muscle cilaire. Ils forment ici un riche plexus de fibres partie à double contour, partie sans moelle, avec des renflements ganglionnaires (H.Mûller); ils ne se terminent pas en ce point, mais fournissent aussi à l'iris et à la cornée de riches plexus nerveux. »

Ces nerfs ciliaires courts renferment donc des filets moteurs, des filets sensitifs et des filets nerveux de la vie organique. D'après une supposition de

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