‹ Traité complet d'ophthalmologie (volume 2)Chapitre 53 sur 147 · FORMATION DE MASSES OSSEUSES DANS LA CHOROÏDE · texte numérisé non relu

FORMATION DE MASSES OSSEUSES DANS LA CHOROÏDE

La choroïde, c'est-à-dire la partie adhérente du tractus uvéal, est exclusivement l'endroit où, à la suite d'inflammations préalables, on peut observer nne ossification des produits inflammatoires. Ni dans la cornée, ni dans l'iris, ni dans le cristallin, nous ne rencontrons de véritables ossifications; tout se borne ici au dépôt de sels calcaires, à la pétrification. Dans le corps vitré seul on observe des masses osseuses, et encore sont-ce généralement les produits inflammatoires de la choroïde, ayant déplacé ce milieu transparent, qui sont devenus le siège d'une ossification. Ce qui explique celte prédilection, c'est que, pour la transformation osseuse, il faut un afflux prolongé de matériaux nutritifs que seule la choroïde peut fournir, tandis que l'inflammation des autres parties de l'œil aboutit à une oblitération plus ou moins complète des vaisseaux, de façon à supprimer une des conditions essentielles pour favoriser l'ossification (Knapp) : il en est ainsi, par exemple, pour l'iris et la rétine.

Il est excessivement aisé de se tromper sur le siège primitif du développement des masses osseuses. Ainsi, pour l'iris, on a facilement fait la confusion de prendre les produits inflammatoires ossifiés qui tapissent la surface postérieure pour une ossification de l'iris même (Berlhold), ainsi que pour celle du cristallin. Le simple déplacement par rétraction cicatricielle peut avoir mis ces masses en contact très intime avec l'iris (Knapp) ; car il est indiscutable que, même la partie la plus antérieure du corps ciliaire, pourtant si riche en vaisseaux, montre fort peu de tendance à devenir le siège d'une ossification qui est bien plus prompte à s'établir pour les parties de la choroïde situées plus en arrière.

Donc ce dernier point est le siège principal de la formation osseuse; ici

Page 1