DÉFINITION DU GLAUCOME
En écrivant la première édition de cet ouvrage, je n'ai pas hésité, d'après les données de la science, qui avaient cours alors, de comprendre le glaucome dans les choroïdites, et de le désigner comme forme séreuse. Bien des auteurs m'ont imité et beaucoup même persistent à ranger le glaucome parmi les choroïdites, et à regarder l'altération choroïdienne comme la pierre fondamentale sur laquelle s'élève l'édifice chancelant de leur théorie glaucomateuse.
Le glaucome n'est pas une entité morbide, c'est un symptôme qui peut compliquer toute affection oculaire, en particulier aussi les choroïdites; dans d'autres cas, il est le phénomène prépondérant provoqué par des changements nutritifs des enveloppes de l'œil, et il peut imposer alors, par cette prédominance, en laissant croire à une entité morbide. Un œil devient glaucomateux du moment où V équilibre entre la sécrétion et l'excrétion de l'organe est rompu au bénéfice de la quantité de liquide que contient physiologiquement la coque oculaire. Cette rupture d'équilibre fera éclater t^we augmentation de pression intr a-oculaire, une accentuation de tension et une distension consécutive des parties les moins résistantes de la coque oculaire.
Cette définition du glaucome, considéré comme une rupture d'équilibre entre sé- et excrétion oculaire (que nous avons le premier donnée), restera, en ophthalmologie, aussi bien que la constatation capitale faite par Mackensie et si fructueusement développée par de Graefe, de l'augmentation de la pression oculaire dans la manifestation glaucomateuse, et doit constituer la base fondamentale de nos connaissances sur le glaucome. Il se pas-