‹ Traité complet d'ophthalmologie (volume 3)Chapitre 3 sur 135 · NERF OPTIQUE · texte numérisé non relu

NERF OPTIQUE

M. Vossius à l'institut anatomique de Kœnigsberg, se trouve situé dans le quadrant latéral inférieur, indique donc avec précision l'endroit où l'on doit rechercher l'extrémité postérieure de la fente fœtale préexistante, se trouvant située dans le prolongement d'un méridien placé à peu près à travers la fente fœtale. Par suite de l'accroissement embryonnaire et postembryonnaire de la rotation du globe oculaire dans une direction en bas latéralement et en haut, cette fente a donc changé sa direction primitive et a pris position dans le quadrant latéral inférieur. Ce fait a son importance pour décider la question, si la situation de la fossette centrale de la rétine correspond à la fente fœtale de l'œil.

Les faisceaux du nerf optique se composent de fines fibres nerveuses à gaine de myéline d'un diamètre de 2 // ordinairement. Entre ces fibres s'en trouvent de nombreuses, immensurables comme finesse, ainsi que de plus épaisses de 5 à 10 , a de diamètre. Le nombre de fibres que renferme un nerf optique est très difficile à déterminer. Les indications données par les divers auteurs oscillent dans de vastes limites : Kuhnt en trouve à peu près 40 000, ce qui est trop peu élevé comme chiffre; Salzer en indique 500 000; et Krause, qui avait antérieurement évalué le nombre des fibres au moins à 1 million, trouve récemment au moins 400000 fibres d'une certaine épaisseur, et fines, à côté d'un nombre non moins élevé de fibres les plus fines. Les fibres à myéline du nerf manquent de la gaine de Schwann. Elles sont réunies entre elles par un ciment, mou pendant la vie, la neuroglie, qui se coagule dans l'alcool, et forme, par son durcissement, un réseau dont les mailles renferment les fibres nerveuses. La neuroglie renferme, en outre, de nombreux éléments cellulaires aplatis, qui, comparables à des cellules endothéliales, se trouvent souvent rangées en séries le long de la surface externe des faisceaux nerveux; on les trouve appliqués à ia surface, mais aussi disséminés dans l'intérieur des faisceaux. La surface des faisceaux est le plus souvent séparée du système trabéculaire de tissu conjonctif du nerf par un système de fentes capillaires appartenant au système canaliculaire lymphatique.

Kuhnt a réussi à établir au moyen de la digestion par la trypsine dans les faisceaux nerveux du nerf optique un réticulum fm composé de neurokératine, mais qui pourrait pourtant bien appartenir aux parties cornées des gaines de myéline.

h. La portion du nerf dépourvue de myéline pénètre par l'anneau étroit formé des gaines internes de la sclérotique et de la choroïde, dans l'intérieur du globe de l'œil, jusqu'à la face interne de la rétine, pour recouvrir, à partir de là, de toutes parts, cette membrane nerveuse (fig. 1). Il se trouve donc une partie du nerf située entre la sclérotique et la choroïde, une autre entre la rétine même. Nous désignons cette dernière partie comme papille optique, celle placée entre les enveloppes externes du globe oculaire comme région de la lame criblée; seule celle-ci sera décrite ici, adjoignant la papille optique au chapitre de la « rétine».

Ce qui caractérise tout d abord la région de la lame criblée est une réduction notable du diamètre du nerf qui s'abaisse de 3 millimètres à

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l-»,5. Cette réduction de calibre se rapporte surtout au dépouillement des libres de leur gaine, en partie aussi à la réduction de la neuroglie (Kuhnt). Par suite, les faisceaux isolés deviennent, dans le parcours de la lame criblée notablement plus minces; en outre, ils deviennent plus nombreux et s'entrelacent davantage. Les faisceaux de tissu conjonctif acquièrent, par contre, plus d'épaisseur, particulièrement ceux à parcours transversal (fig. 1), et contournent des mailles relativement étroites, de façon que cette répartition du tissu conjonctif produit sur des coupes transversales l'impression, comme s'il s'agissait d'une plaque de tissu conjonctif fenêtrée, qui s'étendrait du faisceau de tissu conjonctif central jusqu'au bord de la sclérotique avec laquelle le tissu se confondrait. Mais il est facile de se renseigner sur des coupes longitudinales (fig. 1), que la lame criblée est en réalité constituée par une immersion de nombreux faisceaux de tissu conjonctif provenant de la sclérotique, et qui, en plusieurs étages superposés (trois à huit) naissant du tiers moyen de la sclérotique, parcourent le nerf pour se rendre en arcs à faible courbure vers le faisceau central de tissu conjonctif. Tous ces faisceaux de la lame criblée contiennent aussi chacun un vaisseau, de façon qu'un réseau vasculaire, particulièrement riche, traverse la base de la papille, donnant lieu à une communication entre le système vasculaire ciliaire et celui de la rétine. De fines trabécules se rendent aussi de la choroïde dans le nerf optique [partie choroïdale de la lame criblée (Kuhnt)] (comp. fig. i), et avec ces trabécules un prolongement des capillaires de la choroïde (Leber).

IL La rétine (retina, membrane nerveuse, couche oculaire interne).

La rétine est le produit de la vésicule oculaire secondaire. Son feuillet externe fournit l'épithèle à simple couche, connu sous le nom d'épithele pigmenté {épithèle de la rétine)', cette couche fut autrefois regardée juste à cause de son pigment, comme appartenant à la choroïde avec laquelle elle n'a rien à faire. Du feuillet interne de la vésicule oculaire secondaire, qui s'épaissit fortement, se forme la rétine proprement dite, qui se d.stuigue surtout nar la répartition des fibres nerveuses et l'appareil terminal optique si compliqué dans sa structure. L'épaississement de ce feuillet interne ne comprend pourtant pas toute l'étendue du godet formé par la vésicule ociilaire secondaire, mais il ne s'étend que dans les deux tiers postérieurs du dobe oculaire, en n'arrivant en avant que jusqu'au commencement de la Région des procès ciliaires (fig. 3, H). Sur la face interne de ces dermers, la continuation du feuillet interne de la vésicule ne constitue qu une simple couche d'épithèle cylindrique transparent qui forme, avec la continuation de l'épithèle pigmentaire qui s'y adosse du dehors, la pars cilians retmx. Sur la surface postérieure de l'iris ne se prolonge en apparence que la continuation de l'épithèle pigmentaire allant jusqu'au bord pupillaire; pourtant

Fembryologie montre qu'aussi ici deux feuillets distinctement séparés et constitués par une simple couche d'épithèle, s'incurvent au bord pupillaire l'un dans l'autre, et peuvent encore plus tard être assez nettement démontrés (pars iridica retinse).

FiG. 3. — Section horizontale à travers le globe oculaire. D'après Merkel, avec de petites

modifications).

1. Nerf optique. — 2. La gaine durale qui passe dans la sclérotique. — 3. Sclérotique — 4 Conjonct.ve scléroticale. - 5. Cornée. - 6. Choroïde. - 7. Corps ciliaire avec ses procès internes proéminents et couches sur la zonule (16). - 8. Iris. - 9. Réline. - dO. fovea centralis. - H. Ora serratarettnx ~ 12. Cristallin. - 13. Corps vitré. - 14. Chambre antérieure. - 15. Chambre postérieure. — 16. Zonula ciliaris. — 17. Canal de Petit.

Nous avons donc à partager la vésicule oculaire secondaire en trois zones, dont chacune comprend deux feuillets. En opposition à la pars ciliaris et iridica, l'on peut envisager la portion principale de la rétine garnie des fibres nerveuses et de l'appareil terminal optique, comme pars optica retinm (rétine physiologique). Les deux premières zones ne se révèlent à l'œil nu

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que par une pigmentation noirâtre recouvrant la surface interne du corps ciliaire et l'iris. Au contraire, le feuillet interne de la pars optica, la rétine à proprement parler, se présente à l'état frais, comme une membrane fine, translucide, qui, d'une façon abrupte, et cela par suite de son amincissement brusque, se continue dans la pars ciliaris. Comme cette dernière échappe à l'exploration à l'œil nu, la rétine proprement dite paraît se terminer en avant, près du commencement du corps ciliaire, par un bord irregulier et finement dentelé {pra serrata) (fig. 3, 11).

Dans l'étendue de la rétine même deux endroits se distinguent par leurs qualités particulières du restant de cette membrane; l'un est situé à 4 mil-

FiC. 4. MoilLc postérieure de la rétine de l'œil gauche vue de face. D'après Henle. 2/1.

s coupe do la sclérotique. - c/i. de la choroïde. - r, de la rétine. Au centre de cette dernière on rec^nnaTla fos'ett^ centrale; la tache claire située à gauche d'elle [correspond a la paprlle du nerf optique, du centre de laquelle émergent les vaisseaux rétiniens.

limètres du pôle postérieur du globe oculaire en sens médian : c'est le lieu de pénétration du nerf optique {papilla optici). Il se présente comme une tache blanchâtre (fig. 4) de 1^,5 à l'-,7 de diamètre au centre, faiblement enfoncée, de laquelle (excavation physiologique) émergent les vaisseaux centraux du nerf optique pour se répandre dans la rétine, ainsi que les fibres du nerf optique. L'autre endroit caractéristique, placé latéralement à la papille (fig. 4 au centre), se distingue par une pigmentation diffuse, jaunâtre, et porte pour cela le nom de macula lutea. Elle a une forme en ovale transversal, se trouve moins pigmentée vers le bord que vers les parties centrales. Au centre se trouve une partie très amincie, non colorée, a fovea centralisa qui correspond, comme emplacement, à peu près au pôle postérieur du globe oculaire. Sur l'œil absolument frais et à l'ophthal.noscope, la tache jaune ne peut être reconnue, parce que la rétine transparente permet d'apercevoir à travers elle l'épithèle pigmentaire, ainsi que la choroïde, si riche en vaisseaux et en pigment. Comme la fossette centrale est la

partie la plus mince, par suite la plus translucide de la rétine, et ne renferme en outre aucun pigment propre, la choroïde doit se voir ici le mieux comme coloration, ce qui fait que la fossette se présente dans l'œil frais, comme une tache rouge brunâtre ou brune. Il en est tout autrement sur une rétine fraîchement décollée ; ici l'on reconnaît de suite la coloration jaunâtre de la macula, et la fossette se présentant dans son centre comme une petite tache miliaire. Sur l'œil cadavérique, la tache jaune de la macula marque aussi son emplacement, et permet de reconnaître dans son étendue sa coloration propre, non masquée par le pigment sous-jacent. — Le plus grand diamètre transversal de la macula mesure à peu près ^ millimètres, le diamètre de la fossette seulement 0™"',2 à 0™'",4. L'écart direct entre la macula lutea et le centre de la papille mesure, d'après Landolt, dans l'œil emmétrope, 3""", 915; en même temps, elle est située à O'^'^jTSS plus bas que le plan horizontal de la papille; elle appartient donc au même quadrant que le lieu de pénétration des vaisseaux centraux du nerf optique (voy. plus haut, p. 4).

Jusqu'alors on a désigné la rétine enlevée fraîchement de l'animal vivant, à l'exception de la macula, comme incolore. Il n'en est ainsi qu'après un éclairageprolongé de la membrane. Déjà H. Millier, Leydig et M. Schultze avaient été frappés d'une coloration rougeàtre de la rétine chez les divers vertébrés. En premier lieu, c'est Boll qui appela l'attention sur ce fait qu'une coloration pourpre est la propriété particulière de la rétine, et constata que l'on réussit surtout à bien l'observer chez des animaux qu'on a tenus dans l'obscurité, tandis que des rétines fortement éclairées restent incolores. Il était de l'avis que la couleur rétinienne dépendait de la vie de l'animal et disparaissait avec la mort, plus lentement chez les animaux à sang chaud qu'à sang froid. Pourtant Kûhne a démontré que la disparition de la couleur rouge n'est pas un phénomène de la mort, mais exclusivement un effet de la lumière. La rétine non éclairée possède une couleur rouge pourpre qu'elle doit à un pigment qui accompagne les parties (membres) externes des bâtonnets (voy. plus loin); c'est le pourpre visuel (rhodopsine, appelé plus tard par Boll pourpre visuel). Ce pourpre visuel se trouve aussi dans la rétine humaine (Fuchs et Welponer, Schenk et Zuckerkandl); le rhodopsine ne manque que dans la macula, la fossette centrale, et dans une zone marginale vers Vora serrata, large de 3 à 4 millimètres (Kuhne). Sous l'influence de la lumière, la couleur de la rétine disparaît en passant parle rouge, le jaune et le chamois. Ce changement de coloration s'explique par la suraddition d'un produit de décomposition du pourpre visuel, le jaune visuel (xanthopsine), qui se décompose lentement dans de la lumière à ondes excessives (la lumière rouge). Par contre, dans celle à ondes courtes, par exemple le bleu, le jaune visuel se décompose plus rapidement que le pourpre; aussi, dans cette lumière, la couleur pourpre devient incolore e:i passant directement par le rose ou le lilas.

Lorsque la rétine s'est décolorée, une reproduction du pourpre visuel a

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rapidement lieu dans l'obscurité; chez la grenouille, le pourpre visuel s'est de nouveau complètement régénéré dans l'espace de une à deux heures; chez le lapin déjà après une demi-heure. La régénération (rhodogenèse) se produit aussi à l'œil excisé sur la grenouille vivante, qu'on avait éclairée auparavant, et est alors ou un rétablissement du pourpre visuel des restes préexistants du pigment décomposé (anagenèse), ou une reproduction complète du pourpre visuel (néogenèse) (Kûhne). Dans ce dernier cas, c'est l'épithèle rétinien (le feuillet externe de la vésicule oculaire secondaire), qui fournit le pigment, et doit par conséquent être un épithèle régénérant. Une rétine en survie et pâle n'acquiert, dans l'obscurité, son pourpre qu'en étant en contact à sa surface externe avec l'épithèle rétinien. — Pour ce qui concerne la répartition du pourpre visuel dans les divers éléments de la réline, voyez plus loin.

A partir du bord papillaire, l'épaisseur de la rétine décroit en général lentement vers Vora serrata. Tandis que son épaisseur mesure vers la papille à peu près 0'"",4, elle ne présente à 8 millimètres de distance (vers le côté nasal) que 0™%2 d'épaisseur, et celle-ci se réduit près de Vora serrata à 0™-",!. Du côté latéral (temporal), dans le sens du diamètre horizontal, une perturbation sensible est apportée à cette décroissance progressive d'épaisseur par la macula et la fossette. La partie la plus épaisse de la macula peut mesurer 0'"'",49, tandis que l'amincissement au fond de la fossette réduit l'épaisseur à 0'"™,l-0'"'",08.

Concernant la présence de la fossette centrale et la macule chez les animaux, ainsi que la façon d'envisager morphologiquement la fovea, voyez vers la fm de la description spéciale.

La losselle centrale a été autrefois décrite comme foramen centrale. La formation d'une pareille ouverture est un phénomène cadavérique, de même que celle d'un pli courant entre la papille et la macule, la soi-disant plica centralis. Par pareil plissement il se produit aisément une déchirure de la fossette.

La répartition du pourpre visuel est, chez les vertébrés, partout liée au membre externe des bâtonnets (voy. plus loin) ; il manque donc où il ne se rencontre que des cônes. Chez certains mammifères (lapin, bœuf, mouton, chien, chat) le pourpre se trouve bien plus intense dans une raie horizontale (rainure, contour purpurin) (Kuhnt). Chez les invertébrés le pourpre visuel ne se rencontre pas; le pigment rouge, qu'on trouve ici fréquemment dans la rétine, se comporte sensiblement autrement et résiste bien plus a la lumière.

A. Pars optica retinse (rétine proprement dite, rétine physiologique).

Nous avons à distinguer ici : 1° la région de la papille du nerf optique, et 2° la région de la répartition du nerf.

L Bégion de la papille du nerf optique.

Les rapports de la papille avec les extrémités terminales de l'appareil optique de la rétine se comprendront, si l'on attribue à la rétine une ouverture circulaire sphérique à travers laquelle pénètrent les faisceaux nerveux ainsi que les vaisseaux centraux axiaux en arrivant de dehors en dedans pour remonter jusqu'au niveau de la surface interne de la rétine et se répartir

FiG. 5. — Coupe à travers l'entrée du nerf optique.

(Voy. fig. i). l. Sclérotique. — 2. Choroïde. — 3. Couches de la réline. — 4. Étalement des fibres, nerveuses à la surface interne de la rétine. ~ 5. Coupe à travers les gaines du nerf. — 6 Sa ^aine arachnoidale. - 7. Gaine piale du nerf. - 8. Faisceaux du nerf optique entrelacés de faisceaux conjonctifs. — 9. Faisceau conjonclif central avec a. et v. centrale. — 10. Excavation physloloi?ique de la papule. — 11. Lame criblée.

comme un jet d'eau dans tous les sens sur cette surface (fig. 5). Par suite de cet arrangement, la papillese composera donc d'un bourrelet annulaire variant individuellement comme conformation et d'un creux central, la soi-disant excavation physiologique (fi-. 5), qui, elle aussi, présentera dans ses détails des variations individuelles comme étendue et profondeur. Dans les cas extrêmes elle occupe les deux tiers du diamètre papillaire ; son fond peut même descendre jusqu'au niveau de la choroïde. En ce cas elle montre

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naturellement des parois plus abruptes que si elle n'offre qu'une douce dépression centrale. Ordinairement le bourrelet se présente à parois plus abruptes du côté de la macule que du côté opposé, parce que ici la retme se termine d'une façon uniforme et abrupte avec toutes ses couches a la iois, tandis que du côté médian elle s^ffile et avance surtout davantage en dedans avec ses couches externes. Dans ces cas, l'excavation est non pas centrale, mais un peu déplacée du côté de la macule. Le nerf optique proprement dit est encore séparé du bord de la rétine (autrement le trou optique) par un tissu particulier et spongieux (Schwalbe) qu'on a désigné comme tissu intermédiaire {Kuhni) (il se trouve indiqué figure 5). Ce tissu forme un réseau noueux, résistant aux acides, avec des cellules imbriquées ou adossées. Il est plus considérable du côté médian du nerf que du côté latéral. Ce tissu est en continuation directe avec la trame des couches internes de la rétine et est délimité en dehors par la limitante externe.

Les faisceaux de fibres nerveuses à simple contour qui, dans le bourrelet papiUaire, montent vers la surface de la rétine pour s'y répandre, ne contiennent que peu de neuroglie, mais ils renferment les mêmes cellules -liales que le nerf lui-même. Les vaisseaux centraux qui émergent de l excavation physiologique, se recourbent de suite vers la périphérie dans la couche des fibres et se trouvent au début juxtaposés à la surface interne.

L'excavation du nerf optique est comblée par un tissu conjonctif embryonnaire particulier {ménisque central du tissu conjonctif de Kuhnt) qui représente le dernier vestige du tissu qui pendant la vie embryonnaire entoure l'artère centrale du corps vitré et forme chez quelques ammaux (le bœut) un cône qui s'avance dans le corps vitré. Pour ce qui regarde la reparlilion des fibres dans le nerf même, ainsi que dans la réline, il en sera question a l'occasion de la description de la couche des fibres nerveuses.

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