ANOMALIES CONGÉNITALES DU NEUF OPTIQUE
rayonnantes, ne touchent le plus souvent la papille que par leur bord et prennent surtout leur développement dans la rétine voisine.
« Il suffit de jeter un coup d'œil sur nos dessins pour voir qu'il s'agit de tout autre chose. Les productions blanchâtres qu'ils représentent ont d'abord en général une direction bien différente de celle des fibres nerveuses et eu second lieu sont en continuité avec la lame criblée. On ne peut donc avoir affaire à des fibres nerveuses, et il faut nécessairement rapporter ces traînées opaques occupant la papille à des productions celluleuses; si Ton remarque
FiG. 189.
Homme de trente-six ans. HO" + 3 + 1,50. Acuité visuelle = 1. 0. G. (image renversée).
enfin que celles-ci se prolongent jusqu'à la lame criblée, on sera forcé d'admettre l'existence de prolongements anormaux de la lame criblée.
« Sans doute, au point de vue pratique, il sera assez indifférent, chez im individu doué d'une bonne vision, qu'il existe une plaque de fibres nerveuses opaques ou un prolongement anormal de la lame criblée. Mais, si l'on consi- (lère à quelles images variées donne lieu cette dernière anomalie, il sera très important, dans un cas où l'acuité visuelle serait défectueuse, d'être J)ien renseigné sur la possibilité de pareilles productions, afin de ne pas vouloir prendre pour une alfection du fond de l'œil ce qui n'est qu'une disposition accidentelle sans conséquence. »
Il est nécessaire non seulement de pouvoir bien différencier ce qui est,
DE WECKER. - MALADIES DU NEUF OFllQUE.
aans un cas d'acuité visuelle f'^^^:^:^f:^;:^Z:\^^ ,e bieu co«nai.re c. ^^^^ZÎZ:^.^ insisté (p.'sSS) su. ' " rr!u? 1 s <^^Sa— des .aisseaux taut qu'ils courent sur la M ^ . ven cas d'une façon absolue, être rapportés à des nevntes r TJ^t^'^'^- suite de papillite, ma.s que le mode part.lorsqu .1 s ag t d "«e «i»? ^ ,,iblée devait être pris e„
„,;f nliPP nar vice concén tal dans la papille, t.ssu connectif place P^' J'^^J^^ ^ les diverses formes d'atro-
Quoique n»"^=^dm tlionsparfa.temen qu^^ pupille n'est pas, pour la phie. et même dans la -"P' ; . ^ J criblée à travers le tissu
plus grande partie di^e au ene nvoye ^^^^^ pour l'atrophie simple,
plus ou moins anemie 1^ P^P-'J^' Tans arence des tissus, on ne saurai, à un '""'"-'.''«""r^;^' ; de tissu connectif, provenant de
néanmoins ^''^^ TZ\tZcZe Lmer. encore sensiblement son aspect ,anomal,e congeni 1 su.lecr e mo ^^^^^ ,
en gênerai, lorsqui y a meian ^.^.^ ^^^^^
papiUaire avec le tissu opaque d P»P compression directe
'^1 ^°™^e^''Su i™ fi prdiï:a£l : la longu^e avec son tissu
irTme 01 bl 'ti pendant ceUe période d'évidement, et lorsque celle-ci la lame cuDiee, (lui, p. r aspect absolument
est plus ou moins -compile, doU se mo J ^„ ,
différent quand il s est agi d une ^^l"'^ On peut, surtout dans les
''"'"''""::rl;r slpl ' u;;. ses détins la trame arbo-
anciennes atropines ^'mp es, eiu contraire, dans un cas
vescente des prolongements de la ^^'^ll'^vimZevs le fond de l'excavation de refoulement de la papille excavée.
"\\t::is d „t.anrd Importance à cette étude, c'est qu'elle nous ^1 nous avons u nfécédait, de comprendre certaines pre-
^SioTIrSe: cXr^
dispositions luuiun- Avnl.iPTit dans un œil à anomalie congénitale.
aucune atteinte n est poiiee du lu Maccplnn ptait excel-
sonnes sur lesquelles ont porté les i^cherches J ; f °" ^^^^ lente. Pourtant il est admissible qu'une "^'f»/™* ^ bia„d â^^^^^^^^ puisse donner lieu à la production de ces nleuàtres que Ed. de Jaeger a représentées et qui concordaient
OPÉRATIONS QUI SE PRATIQUENT SUR LE NERF OPTIQUE. Oi:; réduclion appréciable de l'acuité visuelle. Ces décolorations con^^énitales ressortent, comme le fait aussi observer de Jaeger, «d'une manièreVnicuhere à Vimage droite et avec un miroir à éclairage faible ». C'est à cet examen que la coloration bleuâtre ou blanchâtre très pâle et freido (de Jaeger) du tronc nerveux frappe particulièrement.
A part les cas de rétinite pigmentaire évoluée déjà à la naissance, existct-il des cas d'atrophie congénitale du nerf optique? Nous ne le pensons p is ou au moins cela ne doit se rencontrer que tout à fait exceptionnellemenl' N'oublions pas que les blessures du crâne, pendant la naissance de l'enfant (Mackenzie), peuvent entraîner une malformation des canaux optiques nui détermine une atrophie, ne datant que des premiers temps de la vie Les enfants que nous avons examinés dans la première année de leur vie et trouvés atteints d'atrophie papillaire présentaient des malformations crâniennes avec réunion prématurée des sutures crâniennes, ou montraient un degré plus ou moins avancé d'hydrocéphalie, et encore était-il difficile de déterminer si le début de l'affection remontait jusqu'à la vie intra-uté-
rine.
Il en est de même pour les très jeunes enfants chez lesquels l'atrophie se rapporte à une papillite ancienne; les parents de ces enfants ne se sont ordinairement aperçus de la cécité que la première année de la vie de l'enfant écoulée, et ne manquent presque jamais de signaler la présence de convulsions observées dans les premiers mois de l'existence de l'enfant.
Il ne saurait être nié qu'exceptionnellement avec d'autres malformations de l'œil (microphthalmie, large coloboma chorio-iridien) on puisse aussi rencontrer Vabsence congénitale ainsi que des rapetissements et déformations de rentrée du nerf dans l'œil, et anomalie de parcours de ses vaisseaux, dont le cône congénital nous indique déjà les premières étapes; mais nous tenons absolument à faire observer quels obstacles en pareil cas de microphthalmie, jointe à un nystagmus, se trouvent apportés à l'examen ophlhalmosopique d'yeux de tout petits enfants, et combien il faudrait peu se fier aux indications d'une personne peu rompue aux difficultés de l'exploration ophthalmoscopique très grandes pour pareil examen, diflicullueux pour les plus exercés. Tout ce qui nous a été donné d'observer se rapportait à desrétinites pigmentaires ou plutôt à des chorio-rétinites iiitrautérines et nous supposons qu'il doit en être ainsi des cas signalés par de Graefe, Mooren, Newman, Hutchinson, Oglesby, Leber et Manz.
ARTICLE XXV