‹ Traité complet d'ophthalmologie (volume 3)Chapitre 6 sur 135 · CONNEXION DES ÉLÉMENTS «ÉTINIENS ET TERMINAISON DU NERF OPTIQUE · texte numérisé non relu

CONNEXION DES ÉLÉMENTS «ÉTINIENS ET TERMINAISON DU NERF OPTIQUE

Chaque schéma de la réunion des élétne.its rétiniens entre eux-.nêmes a tout d'abord besoin de séparer les éléments nerveux de ceux qui ne le sont

Les éléments non nerveux sont représentés surtout par : a la substance de support de la rétine qui naît de l'ectoderme ; doivent et.e ran- Ïs parmi eues les fibres radiées de MûUer -ec letirs man— eurs noyaux, ainsi que la substance des deux couches reUcu atres avec eu spongioblastes ei leurs cellules tangentiales de fulcrum de W.Mul er e„a y ranger encore une substance mollasse de eimenj ^u, surtou

chez certains animaux , se rencontre en quantité notable dans uche de cellules ganglionnaires; comme seul représentant « ^//^ « ^

jonetifet non appartenant aux éléments nerveux, . faut « ; ,™ seaux sanguins et peut-être aussi les cellules «"^f «''f ''^ P'*"^„^' ^euse contre e„Vus grand nombre surtout dans la couche f «bres rveu es

2» Les éléments nerveux de la rétine comprennent les fibres n«ve"s«^ du nerf optique, les cellules ganglionnaires du ganglion optm,ams. que le ganglion retinœ (grains nerveux internes) avec leurs émanations.

3« Les élénmus épithéliaux de la rétine doivent être ranges comme une troisième formation à côté des deux précédentes. Nous avons a distinguer une couche externe qui est l'épithèle rétinien ProP;'""^"; J (éplhèle pigmentaire) d'une couche interne que forment les celMes msuMes épithéliales! (Il n'est pas connu que les cellules du pigmen eptthel.al se trouvent réunies à des fibres nerveuses, ainsi que Boll 1 admettait ) A peu près tous les auteurs sont actuellement d'accord que les cellules visuelles ont, comme cellules névro-épithéliales, ou cellules terminales des fibres nerveuses, le même rôle physiologique que les terminaisons des ner s du goût et de l'odorat qu'on désigne comme cellules du gout ou de 1 odorat Ce n'est que Krause, qui nie cette analogie et laisse les fibres nerveuses se terminer au voisinage de la limite externe de la couche des grains internes dans des cellules ganglionnaires, tandis que les cellules visuelles se trou-

Yeraienl réunies aux fibres de support de MûUer par l'intermédiaire de sa membrana fenestrata. Comme une preuve capitale de ia réunion des cellules visuelles avec les fibres nerveuses, on a cité que la section du nerf n'entraîne que la dégénération des fibres nerveuses et des cellules ganglionnaires du ganglion optici, laissant intactes toutes les autres couches (Lehmann, Krause). Aussi l'examen de la rétine de monstres anencéphaliques ne démontre que l'absence des fibres nerveuses et des cellules ganglionnaires adjacentes, tout le reste se trouvant bien conformé (de Wahl, Manz) ; mais, comme aussi les grains internes (cellules ganglionnaires du ganglion rétinien), que tous reconnaissent comme de nature nerveuse, se trouvent bien conservés , l'absence de dégénérescence des bâtonnets et des cônes ne plaide en rien contre leur union avec les fibres nerveuses.

Que ce sont eux qui sont les parties de la rétine perceptibles pour la lumière, ressort déjà du phénomène de Purkinje : l'apparition de l'arbre vasculaire, qui résulte de l'ombre que les vaisseaux rétiniens, pénétrant jusque dans la couche réticulaire externe, projettent sur la couche des éléments perceptibles pour la lumière. Car il ne reste en dehors de la couche réticulaire externe plus d'autre couche que celle des cellules visuelles. Si maintenant ces cellules sont en réalité les terminaisons du nerf optique, il n'est pour cela encore rien dit de précis sur le mode de leur réunion avec les fibres nerveuses, car deux genres de cellules ganglionnaires (celles du ganglion retinse et celles du ganglion optici) s'interposent entre les cellules visuelles et les fibres du nerf optique. Reste donc à décider comment ces deux genres de cellules ganglionnaires se comportent, tant les unes vis-à-vis des autres que par rapport au nerf optique même.

Que les cellules ganglionnaires du ganglion optici se continuent par leurs prolongements en cylindres-axes directement avec les fibres du nerf optique est déjà connu ; mais il est invraisemblable que les fibres du nerf optique ne naissent qu'exclusivement de ces cellules ganglionnaires, car indubitablement le nombre des fibres nerveuses dépasse celui des cellules ganglionnaires. Il existe donc un second mode d'origine, mais celui-ci non encore démontré jusqu'alors, c'est la réunion de fibres nerveuses qui, dans le neurospongium, naissent de la ramification des prolongements de protoplasma des cellules ganglionnaires. Une troisième source de fibres nerveuses émane très probablement des cellules ganglionnaires de la couche des grains internes (le ganglion retinx de W. Mûller) dont les prolongements centraux se laissent souvent poursuivre comme non divisés à travers la couche réticulaire interne jusqu'à la limite de la couche ganglionnaire. En faveur de cette manière de voir plaide aussi l'examen de la rétine du Petromyzon. Ici la couche des fibres nerveuses se trouve en dedans de la couche des grains internes; alors suit la couche réticulaire interne, et tout près de la margo limitans la couche ganglionnaire. La couche des fibres du nerf optique se trouve donc placée entre les deux

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couches de cellules ganglionnaires, et il paraît improbable, ainsi qu'on l'avait souvent admis, que les éléments nerveux de la couche des grains se réunissent tout d'abord avec les cellules du ganglion du nerf optique et ne se mettraient en rapport avec les fibres du nerf que par leur intermédiaire. Un pareil mode d'union n'est dans aucun cas bien démontré. Nous sommes donc, après tout ce qui précède, forcé de nous tenir à un mode d'union direct des grains nerveux (internes) avec les fibres du nerf optique, comme ce qui paraît le plus probable.

Il reste encoreàdiscuter la question del'union des deuxgenresde cellules nerveuses avec les cellules visuelles. Une réunion directe des cellules ganglionnaires du ganglion optici n'a pas été vue. Par contre, tout plaide pour une union directe des grains nerveux (internes) avec les extrémités basâtes des cellules visuelles.

Des observations positives ont été faites à cet égard par Merkel, Gunn et Kuhnt (comparez aussi à ce sujet les données de W. Mûller; voy. plus haut, p. 25). S'il en est ainsi, la plus grande probabilité sera alors que la cellule visuelle en cône se réunit par l'intermédiaire des fibrilles qui s'échappent de son cône basai, avec plusieurs grains nerveux internes, tandis qu'un nombre de cellules visuelles en bâtonnets ne se mettent en rapport qu'avec une unique cellule du ganglion rétinien. Quelques rapports de chiffres restent pourtant inexplicables même dans ce schéma; ainsi par exemple le nombre des cônes par rapport aux fibres nerveuses. D'après Salzer, le nombre des cônes dans la rétine est à peu près de 3360000, celui des fibres du nerf optique de 438000. Krause pense même devoir admettre les chiffres énormes de 7 millions de cônes, de 130 millions de bâtonnets et de 1 million de fibres du nerf optique. En prenant pour base les chiffres de Salzer, il faudrait admettre, par suite de la prépondérance indéniable du chiffre des cônes sur celui des fibres du nerf optique, que plusieurs voies de conduction émanant des cônes confluent vers une même fibre du nerf; par conséquent le contraire de ce que nous avons, en nous basant sur des recherches anatomiques, déclaré comme ce qui paraissait le plus probable.

B. Para ciliaris retinse,

A partir de Vora serrata les deux feuillets de la vésicule oculaire secondaire se propagent intimement réunis sur toute la surface interne du corps ciliaire pour se continuer près du bord ciliaire de l'iris dans la pars iridica retinx.he feuillet externe de la pars ciliaris se compose de la continuation de la couche épithéliale pigmentaire. Le feuillet interne de la vésicule oculaire secondaire se trouve réduit dans la région de la pars ciliaris à une unique couche de cellules cylindriques libres de pigment, finement granulées et à striatiou longitudinale. Leur hauteur mesure chez l'homme de 40 à 50 [A, sur le sommet des procès ciliaires encore 14 [a. Sur les côtés latéraux

ces cellules sont souvent garnies d'aspérités et de fines dentelures qui s'implantent dans les dépressions des cellules voisines. On les a souvent envisagées comme des continuations modifiées des fibres radiales de la pars optica retins; mais ce n'est que grâce à l'embryologie que peut être démontrée la manière d'envisager les cellules cylindriques de la pars ciliaris comme des cellules de formation de la rétine à caractère indifférent.

Vers l'intérieur de l'œil les cellules cylindriques sont délimitées par une

FiG. 20. — Coupe à travers un procès ciliaire verticalement à son axe longitudinal.

fl. tissu conjonctif partant près de b, de la couche interne du tissu conjonctif du corps ciliaire -

; 7f î ,T t ^^IT ''^'T'' '"'î^''*' - ^' '^"""^''^ Pignienlaire de la pars ciliaris retins. e e renflement de lep.thele incolore qu'on doit en partie, d'après des vues de face, rapporter à des parties découpées de leur base. i i^itt-i u uci.

membrane diaphane qui se trouve en partie entièrement unie à la zonula ciliaris, membrane qui envoie entre les bases des cellules cylindriques très diversement configurées, en partie divisées, de nombreuses rainures formant réseau entre elles. On doit l'envisager comme une membrane cuticulaire produite parles cellules de la pars ciliaris, comme une véritable membrane limitante,' par conséquent on ne saurait envisager les dentelures et les ramures qu'elle envoie entre les cellules de la pars ciliaris comme homologues des fibres de support de Mùller, avec lesquelles elles s'identifient comme qualités chimiques (Berger), caries fibres radiales de Mûller résultent de la transformation de cellules dirigées en sens radiaire, et ne sont pas le produit d'une excrétion cuticulaire.

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