‹ Traité complet d'ophthalmologie (volume 3)Chapitre 5 sur 135 · C. Ora serrata · texte numérisé non relu

C. Ora serrata

Près de Vora serrata la pars optica de la rétine se continue, perdant plus ou moins brusquement de son épaisseur, en la pars ciliarisretmm qui 'a plus que 40 à 60 d'épaisseur. A partir du fond de l'œil jusque vers

Vora serrata, la réduction d'épaisseur de la rétine s'opère insensiblement. Ainsi dans une zone de 18 millimètres de largeur, la réline se réduit lentement de 0™'",428 à 0"'"',U0 d'épaisseur; au contraire, près de Vora serrata cette réduction d'épaisseur et les changements dans sa fine structure s'opèrent rapidement dans une zone qui ne dépasse pas 1 millimètre de largeur.

Il a déjà été question plus haut que les couches des fibres nerveuses et des cellules ganglionnaires ont déjà disparu comme couches définissables avant d'arriver à Vora serrata. L'amincissement brusque près de Vora serrata est surtout dû à l'arrêt des deux couches réticulaires. Tout d'abord la couche réticulaire externe cesse, les soi-disant couches des grains externes et internes se confondant, alors disparaît la couche réticulaire interne. Déjà avant cela la couche des cellules visuelles se montre défectueuse ou a même complètement disparu. Pourtant les cônes isolément distribués persistent davantage que les bâtonnets, mais paraissent dépourvus de leurs membres externes. La couche qui s'étend le plus loin vers la pars ciliaris est la couche des grains (internes), qui se continue tout doucement dans la couche des cellules cylindriques interne de la pars ciliaris. A part la diminution décrite des éléments nerveux et épithéliaux, ce qui caractérise encore Vora serrata, c'est l'augmentation notable des fibres de support de Mûller comme épaisseur et comme nombre.

La région de Vora serrata est très ordinairement le siège de nombreuses altérations séniles qui paraissent être engendrées par des changements" de structure de la choroïde, particulièrement par l'oblitération de leur couche capillaire. Kuhnt différencie quatre formes diverses de changements séniles de la périphérie rétinienne : 1*" une atrophie simple des éléments nerveux avec conservation complète des cellules visuelles ; 2» une confluence des couches externes et internes des grains avec apparition de gros noyaux ovales et d'un tissu à grosses fibrilles avec disparition complète des cônes et des bâtonnets ; 3" une hypertrophie des fibres de Muller et par suite une atrophie des éléments nerveux avec disparition des cellules visuelles ; 4° le développement d'un tissu fibrillaire et enfeutré riche en noyaux avec disparition des éléments nerveux.

Une conséquence naturelle de ces changements séniles est l'apparition de lacunes dans les parties périphériques de la rétine (Blessig); celles-ci se rencontrent le plus fréquemment dans la couche des grains externes en les réduisant à des éléments semblables à des fibres de cônes (fibres en arcades de Merkel). 11 n'est pas rare de rencontrer pareilles lacunes aussi dans la couche des grains internes, lacunes qui peuvent confluer aussi avec les lacunes situées plus en dehors. D'après Kuhnt, on les rencontre même dans la couche réticulaire interne et davantage vers les parties centrales, même dans la couche des fibres nerveuses et la couche ganglionnaire. La localisation des kystes dépend essentiellement de l'état des changements séniles que présente la rétine. Jamais ils ne se développent dans un tissu rétinien normal (Kuhnt). Schultze et Iwanoff ont décrit ces altérations comme œdème de la rétine.

D. Terminaisons des couches rétiniennes près de l'entrée

Nous avons déjà fait ressortir plus haut qu'habituellement la rétine se trouve du côté maculaire du nerf optique, comme coupée et cela uniformément pour toutes ses couches, tandis qu'elle s'effile du côté médial de manière que les couches externes avan-

SCHWALBE. - ANATOMIE.

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