‹ Traité complet d'ophthalmologieChapitre 223 sur 327 · CHAPITRE XV AMAUROSES DANS LES EMBARRAS GASTRIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV AMAUROSES DANS LES EMBARRAS GASTRIQUES

Nous devons une mention spéciale à des amauroses coïncidant avec des embarras gastriques et avec diverses affections des organes splanchniques. Les observations de ce genre sont peu nombreuses, et la pathogénie de ces affections est on ne peut plus obscure.

Un certain nombre d'amauroses ont cédé à un vomitif ou à un autre traitement dirigé contre Y embarras gastrique. Galezowski {Union médicale, 1876, p. 369) a publié des observations do ce genre; le champ visuel était intact, la vision centrale avait seule souffert. Il y avait coloration grise de la papille, à peu près comme dans le tahes dorsalis. Des cas du même genre ont été notés par Himly (Die Krankh. u. Missbild. d. menschl. Auges, t. II, p. 428, 1843), et par Leber {Handb, de Graefe et Saemisch, 1877, t. V, p. 969).

Il faudra attendre des observations ultérieures pour décider si l'affection de l'appareil nerveux visuel se trouve réellement sous la dépendance de l'affection gastrique.

Dans la pléthore hépatique il y a souvent parésie de l'accommodation. La défectuosité de la vision qui en résulte n'est donc pas de nature amblyopique.

Les amauroses brusques, liées à l'hystérie symptomatique d'une affection des organes génitaux, sont traitées à propos de l'amblyopie hystérique (voy. plus loin). De ce nombre est une amaurose brusque, avec conservation de la réaction pupillaire, observée par Mauthner {Œstr. Zeitschr. f. prakl. Heilk., 1875), et un cas analogue publié par Mayer {Bfiitr. d. Gesellsch. f. Geburtsh. in Berlin, 1875, p. 109).

Ici paraît devoir rentrer le cas d'Emmert (Arch. f, Aug. u. Ohrenheilk., t. V, p. 401) d'une amaurose ayant récidivé onze fois chez une fdle de onze ans. La réaction pupillaire était conservée. Il y avait des congestions vers la tête. Il faudrait ici, d'après Emmert, songer à une compression du chiasma par le recessus sus-chiasmatique du troisième ventricule distendu par un exsudât hypothétique.

PERTES SANGUINES

Page 1