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VERS INTESTINAUX

fondé de ces observations, surtout depuis que l'amblyopie réflexe, par suite de troubles dans les organes génitaux, est un fait bien établi. Les vers intestinaux, surtout s'ils sont en grand nombre, doivent produire une excitation des nerfs du tube digestif, qui en principe pourra donner lieu à une amblyopie réflexe. Nous connaissons d'ailleurs les réflexes cardiaques et les réflexes vaso-moteurs nombreux et étendus sur de larges territoires, provoqués par des excitations du tractus intestinal. L'existence d'une telle amblyopie réflexe devient d'autant plus probable, qu'une paralysie (et crampe) réflexe, également dans l'œil, signalée déjà par les anciens auteurs dans les cas de vers intestinaux, paraît devoir être admise. Nous voulons parler de la dilatation pupillaire.

Des relations souvent reproduites d'amblyopies dues à la présence de vers intestinaux sont celles de Pétrequin {Ascaris)^ Deval (Ascaris), Mackenzie (Ascaris) j Davaine (Ascaris), Wawruch (Taenia), etc.

Bibliographie de Vamblyopie par névralgie dentaire.

1830. Galezowski. Arch. gén. de mécL, p. 261.

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1868. Alexander. Arnaurose in Folge von Neuralgie der Zahnnerven [Arch.f. Ophth., XIV,

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dents, etc. (Arch. méd. belges, sept.).

1872, GiLL, Affections of the eye from dental disease (St- Louis med. and surg. Journ., p. 301).

1874. Lardier (P.). Amaurosis from a carious toth. (Amer. Journ. of med. Se, p. 567).

1875. Lardier. Arnaurose sympathique de lésions dentaires, etc. {Rec. d'Ophth., p. 87 j.

IliBLiOGRAPHiE dcs amauroscs par suite de cicatrices du sourcil et d'irritation des autres branches du trijumeau.

1741. Platner. De vulneribus superciliis illatis, cur caecitatem inferarrt ad locum Hippo-

cratis. Programma. Lipsiœ.

1749. Ghopart. Traité des maladies chirurgie, et des opérations, etc., Paris. 1772. Sauvages. Nosologie méthodique, t. V, p. 167. 1813. Beer (V.). Augenkrankh., t. [, p. 167.

NUEL. — AMBLYOPIES ET AMAUROSES.

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1863 Fischer. Arck. f. kltn. Cliir., t. V, et Aim. d'OcuL, t. LI, p. 270.

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eyeball, etc. {Ophth. Hosp. Rep., V, p. 33). 1867. MoGREN. Opkthalm. Beob., p. 270-272. 1872. VuLPiAN. Leçons sur l'appareil vaso-moteur, t. II, p. 493. 1874. Steffan. Jahresber. d. Klinik, p. 17.

1879. ScHiRMER (A.). Amaurosis nach Blepharospasmus [Klin. Monatsbl. f. Augenheilk., Sept. Amaurose dans le blépharospasme).

1879. Herzenstein. Centralbl. f. prakt. Augenheilk., p. 65.

1880. Leber (Ch.). Reflexamblyopie (sogen. Anaesthesia retinae) traumatischea Urprungs,

durch Reizzustand des Nervus supraorbitalis, etc. {Arch. f. Ophth., t. II, p. 249). — Le Même. Ibidem, p. 261 (amaurose passagère dans un blépharospasme phlycténulaire).

1881. Faucheron. De la névralgie sus-orbitaire, etc. {Rec d'Ophth., ]). iH).

Bibliographie de V amaurose due à des vers intestinaux.

1815. Revolet. Biblioth. méd., t. VII, p. 118 (Guérison de l'amaurose d'un canonnier en le débarrassant de ses ascaris).

— Petit (A.). Obs. clin., Lyon.

1820. Delarue. Cours complet de malad. des yeux. Paris, p. 378 (A l'autopsie d'un jeune homme qu'on avait cru hydropique, on trouva dans le tube digestif 160-180 Ascaris).

1832. Regnetta. Sur les causes et le siège de l'amaurose {Revue méd., p. 435).

1834. Bremser. Traité zool. et physiol. sur les vers intestinaux de lliomme, traduit par

Grundler. Paris, p. 270 (Cite des cas d'amaurose guéris par des anthelmin-

thiques).

1838. Pétrequin. Gaz. méd., p. 4 (feuilleton).

1840. Mackenzie. A treatise, etc., p. 883.

1841. Laprade. Soc. de méd. de Lyon, p. 328 (Amaurose d'un enfant guérie lorsqu'il fut

débarrassé d'un certain nombre d'Ascaris).

— CUNIER (Fl.). Amblyopie vermineusc {Ann. d'Ocul,, t. IV, p. 252. Chez un ouvrier

de vingt-quatre ans, affecté de diplopie et d'amblyopie avec état gastrique, guérison lorsque après l'administration du tartre stibié, 300 (?) Ascaris eurent été évacués).

— WAwaucH. Med. Jabrb. d. ôstr. Staates, p. 146. 1851. Deval. Traité de V amaurose, p. '^'i'i.

1853. Fallût. Bull, de Thérap., p. 520. 1857. DE\kL. Union médic.

1860. Davaine. Traité des entowaires et des maladies vermineuses. Paris, p. 57. Î869. Leeoom. a case of night-blindness from Worms in the intestinal canal (.4mer. Journ. of med. se).

Les troubles dans les organes génitaux, surtout internes, l'hystérie sous SCS diverses formes, qu'elle soit liée ou non à des altérations des organes génitaux, sont très fréquemment le point de départ d'amblyopies et même

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d'amauroses. Ces troubles visuels amblyopiques sont on ne peut plus polyiinorphes, et il conviendra de les ranger dans plusieurs rubriques; la plu- (part cependant doivent certainement être rangés dans la catégorie des amiblyopies réflexes.

Lorsque, il y a de cela une trentaine d'années, l'oplitlialmologie eut acquis ce caractère de science exacte que nous lui connaissons, on avait été amené, ■et cela pour de bonnes raisons, à faire plus ou moins table rase des vieilles listes étiologiques, d'après lesquelles les maladies oculaires les plus diverses étaient considérées comme dépendant d'une foule d'affections générales ou d'organes éloignés. Il en était résulté une extrême réserve, une hostilité marquée contre ces liens étiologiques éloignés, contre les ophthalmies (( utérines, hépatiques, etc. ». Aujourd'hui, à la suite des observations ■cliniques les plus consciencieuses, on voit reparaître, comme pouvant donner lieu à des aff'ections oculaires diverses, et notamment à l'ambiyopie et à l'amaurose, les accidents morbides les plus divers, soit de l'organisme dans son ensemble, soit des organes éloignés de l'appareil visuel, et n'ayant avec ce dernier que des liens très indirects, par l'intermédiaire de la circulation sanguine du système nerveux.

Chez la femme surtout, le système génital domine toute la pathologie de l'organisme entier, et les organes visuels ne font pas exception à la règle. Le fait qu'une foule d'altérations du sens visuel dépendent de l'une ou l'autre anomalie dans la sphère sexuelle, que ces altérations se montrent ou s'exaspèrent régulièrement avec la période cataméniale ou bien avec l'apparition de la puberté ou de la ménopause, ce fait est aujourd'hui un des mieux établis. D'autre part, des maladies oculaires qui à leur début sont indépendantes des organes sexuels se ressentent puissamment de toutes les évolutions dans ces organes, témoin les exacerbalions des granulations coïncidant avec les périodes menstruelles les plus normales, etc. Mooren recommande de ne pas opérer une cataracte aux approches des règles. Celte « sympathie » devient encore beaucoup plus manifeste dans les cas d'affections morbides de l'ovaire, de la matrice, du vagin, de la vulve^ etc., surtout si elles sont chroniques et plus ou moins douloureuses.

Rien n'est plus variable que les formes morbides qui, dans l'œil, sont la conséquence d'une affection des organes génitaux et auxquelles cependant tout le monde s'accorde à attribuer une relation d'un effet à sa cause avec les maladies des organes sexuels. A ce point de vue il est intéressant de consulter le tableau suivant, construit par Mooren d'après les règles suivantes. Des 5507 patients venus à la consultation pendant une année, Mooren retranche d'abord les enfants, ainsi que les sujets syphilitiques. 11 cherche ensuite comment les maladies oculaires qu'on sait ou qu'on ! soupçonne avoir quelque rapport avec la sphère sexuelle se répartissent «nlre les deux sexes. Le tableau indique aussi si le mal siège sur un œil on sur les deux.

NUEL. — AMBLYOPIES ET AMAUROSES.

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