‹ Traité complet d'ophthalmologieChapitre 33 sur 327 · PARTIE PHYSIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE PHYSIQUE

Ils convergent toujours vers N; mais ce point est éloigné de B, non plus de la distance F' seulement, mais de F' — e.

La convergence des rayons est exprimée, non par -p mais par y, ^ ■. A'A^ étant placé à une certaine distance e de B'B', c'est donc comme si à la lentille B'B' nous en avions ajouté une autre d'une force réfringente

Y' — combinaison des deux donne par conséquent la somme :

Supposons F' encore égal à 333 millimètres, F'' à 250 millimètres; mais, au lieu d'appliquer les deux verres l'un contre l'autre, mettons-les à une distance e de 133 millimètres, nous obtiendrons, pour la lentille résultante :

X ~ 333 — 133 250 ~ 200 2'5Ô ~ iTT '

c'est-à-dire que les deux lentilles, combinées ensemble avec un écartement de 133 millimètres, ont la même action qu'une lentille unique de 111 millimètres de distance focale.

FiG. 38.

Quelque chose d'analogue se produit dans la combinaison d'une lentille convexe avec une lentille concave.

Soit A'A' (fig. 38) une lentille convexe, avec une distance focale -|- F', B'B' une lentille concave avec une distance focale — F".

Elles sont séparées par l'espace e.

Les rayons parallèles sont réfractés vers le foyer N par la lentille A'A'.

Leur convergence, considérée à partir de A' A', est = p ; mais, une fois arrivés à la lentille B'B', leur convergence est = frzr^'

68 LANDOLT. - RÉFRACTION ET ACCOxVlMODATION.

Nous avons donc combiné, pour ainsi dire, une lentille convexe pT^r"^ avec une concave prr, et le résultat est :

Soit:

nous aurons :

c'est-à-dire que la combinaison des deux lentilles équivaut à une lentille concave unique, qui aurait une distance focale négative de 142 millimètres. En d'autres termes, les rayons, parallèles avant de rencontrer la lentille A'A', quittent la lentille B'B', comme s'ils provenaient d'un point situé à 142 millimètres en arrière d'elle.

On conçoit immédiatement qu'avec deux lentilles de ce genre on peut faire varier à volonté la direction des rayons émanés du système ainsi formé; il n'y a qu'à varier la distance réciproque des deux lentilles.

Ce principe a trouvé une application très étendue dans la lunette de • Galilée, qui se compose d'un oculaire concave fort et d'un objectif convexe faible.

Beaucoup d'optomètres sont également basés sur la variation que fait subir à la direction des rayons lumineux l'écartement plus ou moins considérable entre deux lentilles de signes différents.

Combinons, par exemple, une lentille convexe de F' = 100 millimètres de distance focale avec une concave de — F" 50 millimètres de distance focale. Lorsqu'elles sont appliquées l'une sur l'autre, nous avons une lentille . concave de ±-L = - -L,

Lorsqu'elles sont éloignées de e = 50 millimètres, nous avons

lOU — 50 50 50 50

c'est-à-dire qu'elles se neutralisent.

Lorsqu'elles sont à 80 millimètres l'une de l'autre, nous avons :

iOO — 80 50 ~ 20 50 ^ 33 '

et ainsi de suite, pour les rayons qui arrivent du côté du verre convexe.

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