‹ Traité complet d'ophthalmologieChapitre 58 sur 327 · TZ O · texte numérisé non relu

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Si nous nous servons de l'œil réduit (p. 93), nous aurons à employer les mêmes formules. Seulement f et/"', de même que F' et F", se touclient sur la surface réfringente.

F" correspond à la longueur de l'œil réduit emmétrope = 20 millimètres; f" à celle de l'œil réduit amétrope.

F' est la distance focale antérieure de l'œil réduit = 15 millimètres; f la dislance du punctum rem.otum à la surface réfringente de l'œil réduit amétrope.

Si nous désignons encore par /' la distance focale du verre correcteur placé en <p', la valeur f est f = V -\- F' dans la myopie, /' — F' dans l'hypermétropie, c'est-à-dire de 15 millimètres plus longue que la distance focale du verre correcteur dans la myopie, de 15 millimètres plus courte dans l'hypermétropie.

Le produit F'. F" devient 15.20 = 300 millimètres, et la différence de longueur [l") entre un œil amétrope et l'œil emmétrope est obtenue par la division de 300 par la distance

focale du verre correcteur, exprimée en millimètres : = — p- (voy. p. 20 et suiv.).

Le calcul devient ainsi tellement simple qu'on l'exécute facilement de tête, sans que les résultats diffèrent beaucoup de celui de l'œil schématique. Ainsi, un œil myope corrigé par

le concave 5, dont la distance focale (/') est = 200 millimètres est de /" = = 1,5

plus long que l'œil emmétrope, ou plus exactement — — = 1,51""".

Pour un verre correcteur d'une dioptrie = 1000 millimètres) nous obtenons une différence de longueur de l'œil de

Inversement, nous pouvons demander : quel est le changement produit dans l'état de réfraction, par une variation d'un millimètre dans la longueur de l'œil? Nous disons : 0,321""°» de différence de longueur correspondent à 1 dioptrie, donc

1 millimètre correspond à = 3,1 dioptries. C'est-à-dire que chaque millimètre d'al-

longement de l'œil produit un surcroît de myopie corrigé par 3,1 dioptries, le verre étant placé en cp'; chaque millimètre de raccourcissement de l'œil emmétrope exige un verre convexe de 3,1 dioptries plus fort, en admettant que celui-ci soit placé dans le foyer antérieur t^' de l'œil devenu hypermétrope.

Lorsqu'il s'agit d'amétropie de courbure, sous laquelle il faut aussi ranger l'accommodation, comme nous verrons, le problème change.

La longueur de l'œil amétrope de courbure est la même que celle de l'œil emmétrope : f" = F" = 20 millimètres pour l'œil réduit. C'est le rayon de courbure p de sa surface réfringente qui varie, de façon à produire l'amétropie, c'est-à-dire la différence de f.

Nous nous servons dans ce cas de la formule pour ce rayon de courbure, que nous avons

donnée page 16; p = pour la myopie de courbure;

P ~ — Ji^ p~ pour l'hypermétropie de courbure.

Les variations du rayon de courbure nécessaires pour produire différents degrés d'amétropie de courbure sont contenues dans le tableau suivant, dû encore à l'ouvrage de Nagel(l).

{!) Nagel, loc.cit., p. 270.

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