‹ Traité complet de chimie analytiqueChapitre 12 sur 102 · POTASSIUM · texte numérisé non relu

POTASSIUM

La plupart des sels de potasse qui se présentent le plus fréquemment , comme le sulfate et le nitrate de potasse, ne contiennent pas d'eau de cristallisation, et par suite ne s'cttîeurissent pas à l'air; du reste, les sels de potasse qui contiennent de l'eau de cristallisation ne s'ettleurissent pas non plus. Il est souvent facile de reconnaître de petites quantités d'un sel de potasse à la forme cristalline. Le chlorure de potassium cristallise en cubes, le nitrate de potasse en cristaux prismatiques; le sulfate de potasse cristallise ordinairement en prismes symétriques à six faces, terminés par «les pyramides hexaédriques. Le carbonate de potasse ne cristallise pas, ou plutôt cristallise seulement sous certaines conditions, et tombe en deliquium à l'air, dont il attire très vivement l'humidité.

La potasse forme, avec un très pelit nombre d'acides, des sels insolubles, ou peu solubles dans l'eau. Dans ces sels, la présence de la potasse est souvent difficile à observer; elle ne se laisse ordinairement découvrir alors avec quelque certitude que si l'on a séparé l'acide de la potasse. Du reste, ces combinaisons ne se présentent que rarement; elles ne sont généralement formées que par des acides très faibles, ou par des acides qui, à l'état pur, sont eux-mêmes insolubles ou peu solubles dans l'eau. Souvent alors ce ne sont que les sels acides qui sont insolubles ou peu solubles dans l'eau, les sels neutres ne l'étant pas.

Aux combinaisons de ce genre appartiennent les sels que la potasse forme avec l'oxyde d'urane, l'oxyde d'étain, l'acide antimonique, l'oxyde de tellure, l'acide titanique, l'acide tantalique, l'acide silicique, etc.

Les réactifs le plus généralement employés pour découvrir la présence de la potasse dans les dissolutions, sont le chlorure de platine et l'acide tartrique ; l'acide perchlorique n'est employé» (pie rarement , parce qu'il est assez ditticile de se le procurer. Le sulfate d'alumine et l'acide hydrottuosilieique servent bien moins sûrement à retrouver la potasse; ce dernier réactif d'autant moins que les sels de potasse ne peuvent pas, de cette manière, être distingués des sels de soude. Comme le chlorure de platine et It* sulfate d'alumine se comportent avec les sels ammoniacaux de la même manière que les sels de potasse , il faut, lorsqu'on emploie ces réactifs, s'assurer préalablement de l'absence de l'ammoniaque dans la substance à analyser.

Si la potasse ou ses sels en dissolution sont combinés avec des substances organiques , les dissolutions d'acide tartrique ou de chlorure de platine indiquent la présence de la potasse, même dans les dissolutions les plus colorées. Veut-on rechercher la potasse dans une substance organique qui a la consistance de la bouillie ou qui est solide, on peut l'étendre avec de l'eau, ou bien de l'acide chlorbydrique ou de 1 acide nitrique étendu. Si la quantité de substance que l'on possède n'est pas considérable, on peut la calciner dans un creuset de Hcssc, ou mieux dans un ereuset de platine, à un feu qui ne soit pas très intense, et arroser ensuite la niasse cal-

cinéc avec de l'eau ou de l'acide chlorhydrique. Dans la dissolution filtrée, on peut ensuite reconnaître la présence de la potasse au moyen des réactifs précédemment cités.

Pehoxyme i>e totassum, K203.

Le peroxyde de potassium est de couleur jaune, fond à une température plus basse que la chaleur rouge, et prend, en se solidifiant, un aspect cristallin. Mêlé avec les matières combustibles et exposé à l'action de la chaleur, il détone avec force. Si l'on verse de l'eau sur le peroxyde de potassium, il se produit un dégagement abondant d'oxygène, et le peroxyde se transforme en une dissolution d'hydrate de potasse.

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