FER
Sesoiïoxype de fer, Fe3*)3.
A l'état pur, le sesquioxyde do fer a une couleur rouge -brunâtre lorsqu'il est en poudre; le sesquioxyde de fer cristallisé naturel (fer micacé est gris et possède l'éclat métallique. Le sesquioxyde de fer, précipité de ses dissolutions, est très volumineux et rouge-brun ; mais son volume s'amoindrit d'une manière tout à fait extraordinaire par la dessiccation ; si on le calcine, il est presque noir: cependant il donne, comme le fer micacé, une poudre rouge. Le sesquioxyde de fer récemment précipité se dissout très bien dans les acides ; lorsqu'il a été calciné, la dissolution est bien plus difficile ; cependant elle est complète, et c'est avec l'acide chlorhydrique qu'elle s'opère le mieux. Il en est de même pour le fer micacé. Lorsqu'on calcine le sesquioxyde de fer précipité par l'ammoniaque, on peut quelquefois, mais pas toujours, obtenir un phénomène d'incandescence. L oxyde n'est pas modifié par la température rouge ; mais, à une très haute température, il perd de l'oxygène et se transforme en une combinaison de protoxyde et de sesquioxyde. L'oxyde de fer préparé artihciellement, aussi bien que le fer oxydé rouge naturel, n'est pas magnétique; mais le fer micacé cristallisé possède cette propriété, bien que ce ne soit pas à un très haut degré. — L'hydrate de sesquioxyde de fer naturel Brauneisenstein) est jaune, du moins lorsqu'il est en poudre.
I<e chlorure correspondant au sesquioxyde de fer est d'une couleur rouge foncô, souvent presque noire, et peut facilement se volatiliser dans une atmosphère de gaz chlore; il se sublime alors en paillettes lamelliformes irisées. Si on le chauffe au contact de l'air, il est transformé en acide chlorhydrique et en sesquioxyde de fer par la vapeur d'eau que l'air contient. Si on fait passer du chlore gazeux sur du sesquioxyde de fer porté au rouge, il se dégage de l'oxygène, et le sesquioxyde de fer est transformé en chlorure qui se sublime.
Les sels neutres de sesquioxyde de fer paraissent être, pour la plupart, d'une couleur blanche : quelques-uns cependant ont une couleur verte, comme les sels doubles formés par la combinaison de l'oxalate de sesquioxyde de fer avec les oxalates alcalins. Les dissolutions des sels de sesquioxyde de fer sont incolores ou jaunes, lorsqu'elles contiennent un acide libre et deviennent rouges lorsqu'on fait bouillir la dissolution. Les dissolutions des sels neutres de sesquioxyde de fer sont toujours colorées, et la coloration varie depuis le jaune jusqu'au brun-rouge et au rouge de sang; car elles sont décomposées par l'eau, et la dissolution contient un sel basique. Si, à une dissolution de cette espèce, on ajoute une quantité très faible d'ammoniaque ou d'un autre alcali, il se forme bien un précipité d'hydrate de sesquioxyde de fer, mais ce précipité disparaît par le temps surtout si oa agite. Il se forme alors un sel basique de sesquioxyde de fer qui est soluble et dont la dissolution paraît encore plus foncée que celle du sel neutre. Mais si on ajoute encore plus d'alcali, le sel de sesquioxyde
02 ANALYSE Ql ALITATIYE.
de 1er devient plus basique et se sépare; enfin, un excès d'alcali le transforme on hydrate do sesquioxyde do for.
Si on tait bouillir la dissolution d'un sol neutre ou d'un sel basique de sesquioxydede fer, la plus grande partie du sosquioxydo de fer se sôpare à l'état do sel très basique. La séparation est plus complète , si le sel est déjà un peu basique et si la dissolution est très étendue.
l ue dissolution d hydrate de potasse forme dans les dissolutions de sosquioxydo de for un précipité brun-rougoatre volumineux d'hydrate do sosquioxydo de fer qui est insoluble dans un excès de potasse. — Si on fait fondre le sosquioxydo de fer avec l'hydrate de potasse, l'eau de cotte dernière combinaison se sépare, et on obtient une combinaison de ]>otasse et de sesquioxyde de fer de couleur verdAtre qui, traitée par l'eau, se sépare en hydrate» de potasse qui se dissout et en sesquioxyde de fer qui reste à l'état insoluble.
\.' ammoniaque se comporte avec les dissolutions de sesquioxyde de for comme la potasse. Le précipité est tout à fait insoluble dans les dissolutions des sols ammoniacaux.
Lue dissolution de carbonate neutre de potasse ou de soude produit , dan;» les dissolutions de sesquioxyde de fer, un précipité rouge brun dont lu couleur est plus claire que celle du précipité formé par l'hydrate de potasse ou par l'ammoniaque dans les dissolutions de sesquioxyde do fer. Ce précipité est formé d'hydrate de sesquioxyde de fer qui contient ordinairement un peu d'acide carbonique. Cependant le carbonate alcalin ne précipite pas tout le sesquioxyde de fer. Si on filtre le précipité, la liqueur qui se sépare par tiltration se trouble d'elle-même, et il se dépose de nouveau un précipité brun-clair. Dans certains cas, tout le sesquioxyde de fer peut rester dissous dans un excès de carbonate alcalin, spécialement lorsque la dissolution de sesquioxyde de fer contient beaucoup d'acide libre. — Si on fait fondre le sesquioxyde de fer avec du carbonate de potasse ou de soude, l'acide carbonique est chassé et on obtient une combinaison de sosquioxydo de fer avec la potasse ou la soude qui est décomposée par l'eau et qui est transformée en hydrate alcalin et en sesquioxyde de fer.
I ne dissolution de bicarbonate de potasse ou de soude produit un précipité brun-clair; il se dégage en mémo temps du gaz acide carbonique. Par l'ébullition, le dégagement de gaz acide carbonique est encore plus abondant , et la couleur du précipité est plus foncée. Cependant une plus grande quantité de sesquioxyde de fer reste dissoute en présence de ce réactif , qu'en présence d'un carbonate alcalin neutre. La liqueur séparée par tiltration se trouble d'elle-même d'une manière considérable, et laisse déposer une grande quantité d'hydrate de sesquioxyde de fer. Le précipité finit par se dissoudre complètement dans un très grand excès du précipitant; la dissolution a une couleur rouge de sang foncé. Le meilleur moyen d'obtenir la dissolution , est de verser goutte à goutte la dissolution étendue do sesquioxyde de fer dans la dissolution de bicarbonate alcalin en agitant continuellement. Au bout de quelque temps, la disso-
FKIl. M lulion rou^ï de sang se (rouble et laisse déposer, presque tout le fer à l'état
ilïivdnili' de sesquioxyde.
I ne dissolution de cyanure de potassium produit, dans les dissolutions de sesquioxyde de fer un précipité rouge-brun qui est soluble dans un neès «lu précipitant. U dissolution a une couleur brun fonce; elle ne dôme pas de précipité de sulfure de fer avec le sulfure d'ammonium.
I ne dissolution de carbonate d'ammoniaque réagil sur les dissolutions de ^quin\yde de fer, comme le carbonate de potasse. Plus le carbonate d'ammoniaque contient d'acide carbonique, plus il reste de sesquioxyde fer ffissous dans la dissolution. Le sesquioxyde de fer se dissout totafeflKBl dans un grand excès du réactif. La dissolution a une couleur rouge plus foncée que la dissolution de sesquioxyde de fer dans Le bicarh nate (b- potasse ou de soude. Si on ajoute de l'ammoniaque pure à la olutii.n, il ne se forme pas immédiatement, mais seulement au bout ■ 1. quelque temps, un précipité de sesquioxyde de fer. Un mélange d'ammoniaque pure et de carbonate d'ammoniaque précipite complètement ]>■ * >quiox\<le de fer de ses dissolutions.
Dm dissolution de phosphate de soude forme, dans les dissolutions neutres de sesquioxyde de fer, un précipité blanc de phosphate de sesquioxyde de fer qui est facilement soluble dans un excès de la dissolution de sesquioxyde de fer. Par l'addition de l'ammoniaque, le précipité blanc àevienl brun et se dissout complètement au bout de quelque temps, lorsqu'on ajoute un excès de phosphate de soude. La dissolution a une couleur muge-brun. Si la dissolution de sesquioxyde de fer est en excès, < t si on joota de l'ammoniaque , il se précipite un phosphate basique de sesquioxttfe de fer mélangé avec du sesquioxyde de fer dont l'ammoniaque fart bien un peu d'acide phosphorique, mais pas de sesquioxyde de fer. S'il y a une très faible quantité de phosphate de soude pour une forte proportion de dissolution de sesquioxyde de 1er, l'ammoniaque précipite tout le sesquioxyde de fer et tout l'acide phosphorique : dans ce précipité, un excès d'ammoniaque ne dissout pas d'acide phosphorique. — Le phosphate de sesquioxyde de fer est soluble dans une dissolution de car- |ï0na|r ^-ammoniaque. - l ue dissolution de carbonate de soude, ajoutée an précipité de phosphate de sesquioxyde de fer, ne modifie pas au premier abord la couleur blanche : ce n'est que par une longue agitalion, que le précipité devient rouge-brun ; il se dissout en partie, mais non complètement, dans un grand excès de carbonate de soude. - L'I.y- .Iratede potasse modifie immédiatement la couleur blanche du phosphate de sesquioxyde de fer qui devient rouge-brun comme le sesquioxyde de fer pur : il enlève au phosphate de sesquioxyde de fer une grande partie. Mb non la totalité, de l'acide phosphorique qu'il contient; mais il ne se i|j»out pas de sesquioxyde de fer.
I ne dissolution d'acide oxalique ne donne pas de précipite dans les dévolutions neutre, de sesquioxyde de fer; la liqueur prend une couleur jaunâtre.
94 ANAIASK QI AMTATIVF.
Le carbonate de banjto. précipite entièrement, même à froid, le sesquioxyde de fer de ses dissolutions.
Une dissolution de ferrocyanure de potassium produit immédiatement, dans les dissolutions de sesquioxyde de fer, un précipité bleu foncé de bleu de Prusse qui est insoluble dans l'acide chlorhydrique. Si la quantité de ferrocyanure ajoutée est faible, le précipité parait vert.
l ue dissolution de ferrocyanide de potassium ne donne pas de précipité dans les dissolutions de sesquioxyde de fer; la liqueur se colore souvent légèrement en brun foncé. Pour de très faibles traces de protoxyde de fer dans la dissolution de sesquioxyde, il se forme un précipité bleu.
1/ infusion de noix de galles trouble les dissolutions neutres de sesquioxyde de fer et les colore en bleu-noir foncé; elle indique , par une coinration violette , les plus petites traces d'oxyde de fer dissous; mais pour cela, il faut que la dissolution soit aussi neutre que possible. Le précipité est dissous par un acide libre; si on ajoute de l'ammoniaque libre, il se forme un précipité rouge-noirâtre foncé.
Une dissolution de rhodanure de potassium ; sulfocyanure de potassium ne produit pas de précipité dans une dissolution d'un sel de sesquioxyde de fer, mais la liqueur se colore en rouge de sang foncé, même pour les dissolutions les plus étendues de sesquioxyde de fer. Cette réaction caractérise si bien la présence du sesquioxyde de fer que, pour des quantités excessivement petites de sesquioxyde de fer dissous, lorsqu'on ne peut pas obtenir de précipité noir bien net de sulfure de 1er au moyen du sulfure d ammonium, le rbodanure de potassium donne encore une couleur rouge de sang; seulement elle est pâle. — Si on ajoute une petite quantité d'acide à 1 état libre, dans la plupart des cas, la couleur rouge de sang n'est pas modifiée ; une plus grande quantité d'acide rend la couleur plus claire. Une quantité suffisante d'acide nitrique fait disparaître totalement la coloration, mais seulement au bout de quelque temps', et elle ne reparaît pas si on ajoute de la dissolution de sesquioxyde de fer. Les acides oxalique , indique , pbospborique et arsénique détruisent aussi la coloration rouge de sang; niais elle reparaît lorsqu'on ajoute de la dissolution de sesquioxyde de fer. L'ammoniaque décolore immédiatement la liqueur rouge, et il se précipite de l'hydrate de sesquioxyde de fer. Le sulfure d'ammonium détermine dans la liqueur rouge la formation d'un précipite noir de sulfure de fer. — Les dissolutions des sels de protoxyde de 1er, lorsqu'elles sont entièrement pures de tout mélange1 de sesquioxyde, ne donnent pas de coloration rouge avec une dissolution de rhodanure de potassium. Mais, par le contact de l'air, la coloration se produit bientôt. La couleur rouge de la liqueur disparaît lorsqu'on lui ajoute un peu de limaille de fer et lorsqu'on laisse le contact se prolonger quelque temps. La couleur rouge disparait aussi rapidement par l'action de la dissolution de chlorure d etain et aussi par l'action de la dissolution d'hydrogène sulfuré; l'acide sulfureux ne la fait pas disparaître à froid; elle disparaît au contraire si on chauffe la liqueur.
FEH. . 05
l ue dissolution aqueuse d'acide sulfureux réduit complètement , à li.mil, en protoxyde le sesquioxyde de fer contenu dans une dissolution
W sulfure d'ammonium produit, dans les dissolutions neutres de sosquiosyde de fer, un précipité noir de sulfure de fer qui est insoluble dans un • Mes du précipitant : par le contact de l'air, le précipité s'oxyde et se colore en rouge-brun. Pour de très petites quantités do sesquioxyde de fer , le sulfure d'ammonium colore la liqueur en vert : et la petite quantité du sulfure de fer formé qui reste en suspension, ne se dépose que lentement. La production de la couleur verte par l'action du sulfure d'ammonium dans une dissolution qui contient de très petites traces de y^uioxyde de fer , caractérise bien mieux la présence du fer que le précipite de sesquioxyde de fer formé dans la dissolution par l'action de l'ammoniaque; car même lorsque cette dernière ne détermine pas de précipite, on peut , en ajoutant du sulfure d'ammonium , colorer la dissolution en vert.
U dissolution d'hydrogène sulfuré produit, dans les dissolutions neutres rt arides de sesquioxyde de fer, un précipité blanc laiteux de soufre qui se sépare. Lorsqu'on a chassé l'excès d'hydrogène sulfuré, la liqueur contient du protoxyde de fer. Dans une dissolution neutre ou basique d'acétate de ^•squioxyde de fer, l'hydrogène sulfuré donne un précipité noir de sulfure de fer ; cependant, si la dissolution contient de l'acide acétique libre, il se forme seulement un précipité blanc laiteux de soufre.
Les sels de sesquioxyde de fer solubles dans l'eau sont décomposés par la calcination au contact de l'air.
I>es dissolutions des sels neutres de sesquioxyde de fer rougissent le |»apier de tournesol, même quand elles sont très basiques.
Les sels de sesquioxyde de fer, insolubles dans l'eau , se dissolvent dans l aride chlorhydrique ou dans l'acide sulfurique étendu. Si on ajoute à la dissolution une dissolution de potasse ou de l'ammoniaque , et seulement un peu plus qu'il n'est nécessaire pour la saturation , la combinaison insoluble est précipitée avec sa couleur particulière qui, dans la plupart des cas, est blanche, comme pour le phosphate et Farséniate de sesquioxyde de '•t. par exemple. Mais plus on ajoute d'alcali et surtout de potasse , plus I'1 précipité est rouge-brun. Ce précipité est coloré en noir par le sulfure d'ammonium et transformé en sulfure de fer.
Le sesquioxyde de fer ne décoîhpose pas, même à chaud, la dissolution de chlorure d'ammonium et ne s'y dissout pas.
Chauffé avec l'acide phosphorique sirupeux , le sesquioxyde de fer s'y dissout et forme une masse incolore qui se dissout complètement dans l'eau.
Si on fond le sesquioxyde de fer avec le cyanure de potassium, le fer réduit en formant, une masse noire et spongieuse : si on traite par l'eau la masse fondue, et si on sépare la dissolution du fer métallique, elle ne initient pas de fer; mais si on laisse la dissolution longtemps en contact
OG A.NAn.Si; OlAUTATIXF..
avec If ft»r réduit, il se forme une quantité considérable de fcmicv.iimiT* «le potassium.
Au clmluuKau, 1rs sels de sesquioxyde <1«» fer se comportent comme les s««ls «!<• protoxyd<\
Les sols de spsquioxydc de fer se distinguent très nettement tirs dissolutions des autres bases par leur manière de se comporter en présence de la dissolution d'hydrogène sulfun'ylu sulfure d'ammonium, et d'une dissolution de ferrocyanure de potassium, et peuvent, par suite, être facilement reconnues.
Toutes les substances organiques non volatiles empêchent complètement la précipitation du sesquioxyde de fer par les alcalis, lorsqu'il n'y en a pas une trop faible quantité. Néanmoins, il peut encore se produire un précipité par l'action de la dissolution de ferrocyanure de potassium; lorsque la dissolution a été préalablement sursaturée par l'ammoniaque, sans (pie la liqueur soit troublée, le sulfure d'ammonium y forme un précipite* noir de sulfure de fer.
Dans les liqueurs qui contiennent certaines substances organiques , comme par exemple le blanc d'iruf , le sulfure de fer précipité se sépare ditlicilement, et souvent même ne se sépare pas, mais reste longtemps en suspension et donne à la liqueur une coloration verte.
L'hydrate de sesquioxyde de fer est soluhle dans l'acide acétique : la dissolution a une couleur rouge de sang intense qui est caractéristique ; cette couleur est analogue à celle du sesquirhodanure de fer, mais n'est pas aussi forte. Cette même dissolution rouge de sang se forme , lorsqu'on mêle la dissolution d'un sel neutre de sesquioxyde de fer avec celle d'un acétate neutre. Les acides libres, à l'exception de l'acide acétique, détruisent la couleur rouge sang et font reparaître la couleur jaune de la dissolution de sesquioxyde de fer. Si on sature par l'ammoniaque ou par un alcali , la couleur rouge de sang reparait ; mais s'il y a un excès d'alcali, le sesquioxyde de fer est complètement précipité de la dissolution ; la dissolution d'acétate de sesquioxyde de fer, si elle ne contient pas d'autres sels, peut être évaporée à sic< ité à une basse température ; la niasse évaporée se dissout dans l'eau avec une couleur rouge de sang.
La dissolution «l'acétate de sesquioxyde de fer se distingue «le celles de certains sels basiques de sesquioxyde de fer, en ce qu'elle n'est pas aussi facilement détruite par la chaleur; elle se distingue de la dissolution de sesquirhodanure de fer, en ce qu'elle disparaît par l'action «l'une <juantité d'acide rhlorhydriipic bien plus faible que celle <jui est iiiVcssaire pour annuler la couleur du sesquirhodanure de 1er.
L'acide formique et les formiates se comportent avec les dissolutions de si'squioxyde de fer entièrement <!«' la même manière que l'aoulo acétitpio «'t les acétates. L'aridi» meconique s«« comporte avec l«'s dissolutions «le sesquioxyde de ter «l'une manière analogue à relie «le l'a« i«le rhodaiihydrique.
FER. i)7 Mu rencontre très fréquemment dans la nature des combinaisons de protoxyde de fer et de sesquioxyde de fer que Ton connaît sous le nom de pierres d'aimant (FeO + VeKP; . Il s'en forme aussi, lorsqu'on calcine le fer au contact de l'air (battitures de fer). La pierre d'aimant est toujours de la même composition, tandis qu'il n'en est pas de même pour les baltitures. — Toutes ces combinaisons sont de eouleur noire et fortement magnétiques.
Pour y reconnaître la présence des deux oxydes, on les dissout dans l'acide ehlorhydrique concentré en ayant soin d'opérer dans un flacon fermé, et l'on ajoute à une portion de la dissolution un excès d'une dissolution aqueuse saturée d'hydrogène sulfuré ; s'il se forme un précipité blanc laiteux de soufre, cela indique la présence du sesquioxyde de fer. On étend d'eau l'autre portion de la dissolution et on lui ajoute une dissolution de ferrocyanide de potassium; s'il se produit un précipité bleu foncé, cela indique la présence du protoxyde de fer. La combinaison de protoxyde et de sesquioxyde de fer se dissout complètement , mais lentement, dans l'acide ehlorhydrique. Si on lui ajoute , dans un flacon fermé, moins d'acide ehlorhydrique qu'il n'en faut pour que la dissolution soit complète, le protoxyde se dissout et le sesquioxyde reste à l'état insoluble. L'ammoniaque et les carbonates alcalins précipitent les deux oxydes de leur dissolution à l'état d'hydrate de couleur brun-noiràtre : si cependant ou opère avec précaution, et si l'on n'ajoute qu'une faible quantité du préc ipitant, de manière qu'il n'y en ait pas assez pour précipiter toute la rombiuaison des deux oxydes, et si l'on agite bien le tout, on obtient d'abord un précipité d'hydrate de sesquioxyde de fer d'une couleur rougebrunâtre pure , mais qui devient brun-noiràtre lorsqu'on ajoute une plus forte quantité du précipitant. L'hydrate, formé par la combinaison des deux oxydes, est magnétique même à l'état humide et sous l'eau. A l'état humide, il s'oxyde et se transforme en sesquioxyde, mais bien plus lentement que l'hydrate de protoxyde de fer humide , parce qu'il se rassemble rapidement au fond sous forme de poudre lourde et se soustrait ainsi à l'influence de l'air atmosphérique ; tandis que l'hydrate de protoxyde, qui est un précipité volumineux, reste longtemps en suspension et peut par suite s'oxyder facilement. A l'état sec, il ne se modifie pas à l'air.
Acide ferwgie, FeO3.
L'acide ferrique, à cause de sa stabilité très faible, n'a pas encore été obtenu à l'état pur : on ne le connaît qu'en combinaison avec les bases, et particulièrement avec la potasse.
Les ferrâtes ont, à l'état solide, une couleur rouge-cerise qui est si intense pour le sel de potasse, qu'elle parait presque noire, de la même manière que pour l'hypermanganate de potasse. Les dissolutions des ferrâtes, et spécialement du ferrafe de potasse, sont aussi de couleur rouge foncé, comme les
hypcrinanganatcs. Ces dissolutions sont d'une très {fraude instabilité : elles laissent déposer bientôt du sesquioxyde de fer en même temps qu'il se dégage de l'oxygène. La dissolution de ferrate de potasse ne peut rester longtemps sans se décomposer que lorsqu'elle est en contact avec un excès considérable d'hydrate de potasse libre, et lorsque la dissolution est aussi concentrée que possible. Si on étend la dissolution d'une dissolution saline quelconque , il se produit bientôt une séparation de sesquioxyde de fer. Si on l'étend d'eau, la couleur rouge de la dissolution de ferrate de potasse disparaît très rapidement ; il se sépare du sesquioxyde de fer qui reste très longtemps en suspension et qui ne se dépose qu'au bout de quelque temps. La décomposition du ferrate de potasse a lieu bien plus lentement si on l'étend avec des dissolutions concentrées de chlorure de potassium, de sulfate de potasse et de soude, de carbonate neutre et de bicarbonate de potasse et de soude, de nitrate dépotasse et de soude. La décomposition est un peu plus rapide avec une dissolution de chlorure de sodium qu'avec une dissolution de chlorure de potassium.
I^a dissolution de ferrate de potasse avec un excès de potasse , lorsqu'elle est très concentrée, peut être bouillie, sans perdre sa couleur. Mais lorsqu'elle a été bouillie, le sesquioxyde de fer se sépare bien plus rapidement que lorsque la dissolution n'a pas été chauffée. Mais si on l'étend d'une quantité même très faible d'eau, elle est décomposée immédiatement par l'ébullition, et il s'en sépare du sesquioxyde de fer.
L'ammoniaque y aussi bien que les dissolutions de chlorure d'ammonium et des autres sels ammoniacaux, produit dans la dissolution de ferrate de potasse une décoloration instantanée et un dépôt de sesquioxyde de fer, le chlorure d'ammonium par l'action de l'ammoniaque qui a été rendue libre par la potasse en excès contenue dans la dissolution.
Si l'on sursature par un acide la dissolution de ferrate de potasse, l'acide ferrique se décompose immédiatement. Cette réaction a lieu même par l'action des acides qui ne détruisent pas la couleur rouge de l'hypermanganate de potasse, comme l'acide nitrique, l'acide sulfurique, etc. page 82).
Lorsqu'on fait passer un courant de gaz sulfureux dans une dissolution de ferrate de potasse , l'acide ferrique est immédiatement réduit et transformé en sesnuioxvde de fer.
Lorsqu'on fait passer un courant de gaz hydrogène sulfuré dans une dissolution concentrée de ferrate de potasse contenant un excès de potasse, on obtient une masse noire qui, vraisemblablement, est un sulfosel formé par la combinaison du sulfide de fer avec le sulfure de potassium. Si l'on en étend une petite quantité d'une grande quantité d'eau, on obtient une liqueur colorée en vert foncé qui paraît encore plus nettement verte lorsqu'on l'étend beaucoup. Cette dissolution verte peut se conserver très longtemps, même au contact de l'air, sans se décomposer. Quand la dissolution verte est concentrée, elle est décomposée par une ébullition longtemps soutenue et laisse déposer du sulfure de fer. Si au contraire elle est étendue, sa couleur verte ne se modifie pas par l'ébullition ; la couleur verte se transforme bien
FER. uu d 'abord en une couleur brune ; mais lorsque la dissolution est complètement refroidie, elle redevient verte connue auparavant.
De tous les ferrâtes, le ferrate de baryte est bien le plus stable ; il fonue une poudre de couleur rouge-cerise, qui est complètement insoluble dans 1 eau. Ou peut le laver, le dessécher et, lorsqu'il est sec , le chauffer jusqu'à 140 degrés et même plus haut sans le décomposer. Il ne se décompose que lorsqu'on le chauffe jusqu'à 200 degrés , et encore sa décomposition est lente ; il se transforme alors en sesquioxyde de fer et en baryte qui passe, la plupart du temps, à l'état de carbonate de baryte. Si on le fait bouillir à l'état humide avec de l'eau , il ne se moditie pas ; si on le traite u la température ordinaire par une dissolution de carbonate de potasse, il ne se modifie pas; ce n'est qu'après plusieurs jours que la dissolution devient rouge et qu'il se forme du carbonate de baryte sur lequel il se produit un dépôt de sesquioxyde de fer «lu genre de l'ocre, ce qui décolore la liqueur. Si on fait bouillir pendant longtemps, cela n'accélère que très peu la dissolution. Les dissolutions de bicarbonate de potasse et de soude ne déterminent la décomposition qu'après un espace de temps incomparablement plus long: à la température ordinaire, on peut conserver le tout pendant plusieurs semaines sans qu'il y ait décomposition. Une dissolution de sulfate de potasse a encore moins d'action qu'une dissolution de carbonate alcalin ; la décomposition n'est du reste que faiblement accélérée par la chaleur et n'a lieu qu'au bout de quelque temps; dans le dernier cas, elle n'est que partielle. Tue dissolution de phosphate de soude est, même au bout de quelque temps et à chaud, sans action sur le ferra te de baryte: il en est de même des dissolutions des chlorures alcalins et du chlorure d'ammonium. L'acide chlorhydrique le décompose rapidement avec dégagement de chlore gazeux. La dissolution contient du chlorure de baryum et du sesquichlorure de fer. L'acide nitrique étendu décolore assez vite le ferrât»' de baryte et le dissout; l'acide phosphorique concentré agit lentement ; l'acide sulfurique « tendu est bien moins actif : il n'a pas d'action notable, même à chaud, sur le ferrate de baryte, et ce n'est qu'avec une lenteur extraordinaire qu'il le transforme en sulfate de baryte qui conserve pendant longtemps, avec persistance, une coloration rouge-cerise.
\jy ferrate de baryte, même à l'état humide, n'est pas soluble dans l'acide acétique même concentre. Cet acide ne le moditie (rancune manière, même à chaud, et peut par conséquent être employé pour purifier le fer* rat<« de baryte de l'hydrate et du carbonate de baryte.
La plupart des substances organiques décomposent l'acide ferrique contenu dans la dissolution de ferrate de potasse. Les dissolutions des sels forme> par les acides organiques agissent (rime manière variable : quelques-unes, connue les dissolutions des tartrates, des paratrates et des malates alcalins, décomposent l'acide ferrique très rapidement; cependant il ne se dépose pas de sesquioxyde de fer parce qu'il reste dissous ; d'autre- <li»olutions, comme celles des citrates, des oxalates, des acétates, des
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succinates, des benzoates et même des formiatcs alcalins, ne déterminent que peu à peu la décomposition de l'acide ferrique, et il se dépose du sesquioxyde de fer. Le sucre et le blanc d'œuf déterminent une décomposition rapide, mais sans qu'il se dépose du sesquioxyde de fer ; avec l'alcool , la décomposition est aussi rapide, mais il se dépose du sesquioxyde de fer.