L ^ JI
Le redoublement de la note sensible (à NB) est pleinement justifié par le mouvement contraire.
~zz.
cf.
~GZ.
ep?
*pSÖE§
ÄL
Si, en a, on ne veut pas laisser le ré au soprano afin d'éviter la répétition de la même note (comme dans la mesure précédente) on peut mettre le sol. L'alto et le soprano font alors un écart considérable (saut de quarte) mais ce défaut est atténué par le mouvement contraire de la basse.
En b, la note chromatique est d'un excellent effet; elle forme le second renversement de l'accord de septième du 2e degré, en mineur.
Les deux septièmes 'parallèles (en c) sont des plus défectueuses. On éviterait cette faute en faisant marcher le soprano
et l'alto sur la tierce ? prise par mouvement contraire par
rapport à la basse.
Autre exemple de contrepoint avec Cantus firmus dans une partie intermédiaire.
rrr^t^rrrt î r^11 M"
cf.
GL
-GL
ität
Pour a, voir l'observation faite à propos de la 5e mesure de l'ex. 81.
En ô, la broderie chromatique donne lieu à une remarque. L'harmonie, dans cette mesure, est basée sur l'accord àhit mineur non comme premier degré mais comme second degré de su majeur. La broderie devrait donc, rigoureusement, être la et non pas la\>\ mais, néanmoins, cette dernière est plus moderne et il n'y a aucune objection contre son emploi dans un cas favorable comme celui-ci. Les anciens ne se servaient jamais de cette forme et, en pareille occurence, ils prenaient la tierce au-dessus ou audessous:
au lieu de:
ainsi :
au lieu de
ainsi:
De nos jours il convient mieux à notre sens harmonique que certaines notes accessoires soient prises dans la tonalité de l'accord qui remplit une mesure, c'est à dire comme si l'accord était momentanément premier degré ou tonique. Supposons, par exemple, que les deux accords en a (ex. 94) donnent lieu, dans leur enchaînement, à la formule b ; il est évident que la marche diatonique de l'alto (marche tout à fait conforme au style ancien) nous paraîtrait étrange, dure même, tandis que la marche de cette partie, en c, nous semblera toute naturelle.
Nous avons déjà fait remarquer que la broderie inférieure de la quinte doit presque toujours se faire à distance de demiton seulement, tandis que pour la tierce la broderie peut très bien être à distance de ton entier. (Voir 94 d, e.) Mentionnons encore une habitude de J. S. Bach qui, particulièrement dans les cadences, employait toujours la broderie inférieure diatonique, comme:
En c (ex. 92) la disposition défavorable de l'accord permet à peine à l'alto de se mouvoir; il en est toujours plus ou moins ainsi lorsque la fondamentale est placée dans une partie qui reste inactive.
La neuvième prise par mouvement disjoint n'est admissible qu'avec l'accord parfait du 5e degré ou avec l'accord de septième de dominante. Le mouvement ne doit pas être descendant comme :
^fc
I=HË
mais, au contraire, toujours ascendant et, autant que possible, provenant de la tierce ou de la septième. Ce mouvement est moins bon venant de la quinte ou de la fondamentale. Ex.:
a. bon
b. bon
c. moins bon
d. encore moins bon
:Äfi.